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Dossier du mois
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Santé-Environnement : les vases communicants

« Nous sommes appelés à être les architectes de l’avenir, pas ses victimes. » Richard Buckminster Fuller architecte, designer, inventeur, écrivain et futuriste américain.

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Santé-Environnement : les vases communicants

« Nous sommes appelés à être les architectes de l’avenir, pas ses victimes. » Richard Buckminster Fuller architecte, designer, inventeur, écrivain et futuriste américain.

La théorie des vases communicants, ça vous parle ?

Pour Antoine de Saint-Exupéry « Nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants » et lorsque la planète tousse, c’est toute la vie -faune, flore, et l’humanité entière qui s’enrhume.

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Publié le mercredi 23 mai 2018
Santé-Environnement
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Selon la définition de l’OMS – Conférence d’Helsinki – 1994 : « La santé environnementale comprend les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, qui sont déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de notre environnement. »
La rédaction d’infogreen veut mesurer l’impact de notre société sur l’environnement, dresser un constat, un état des lieux et souhaite montrer les conséquences de cela sur notre propre santé tout en apportant un embryon de réponse.
Qu’elle soit sonore, lumineuse, des sols, de l’eau, radioactive, gazeuse… il n’y a pas une, mais une kyrielle de pollutions. Alors, quelles sont les conséquences de l’activité humaine sur la planète ? Quelles sont les différentes pollutions ? Et quelles réponses ou solutions seraient envisageables ?
Il faut changer de paradigme, nos gouvernements doivent prendre position rapidement et mettre en place une réglementation stricte.
Aujourd’hui, l’évolution de la recherche est telle qu’une nouvelle génération de solutions voit le jour. Les bio technologies nous permettent d’espérer des réponses « eco friendly » à base de probiotiques et d’enzymes semblables au microbiote intestinal. Les métiers évoluent, le secteur de la construction, véritable moteur d’innovations appliquées, pousse toujours plus loin le curseur technologique.
Car, comme l’a écrit Richard Buckminster Fuller architecte, designer, inventeur, écrivain et futuriste américain « Nous sommes appelés à être les architectes de l’avenir, pas ses victimes. »

Frédéric Liégeois

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Qualité de l’air, application gouvernementale,

Qualité de l'air au Luxembourg : savoir pour agir

Qualité de l'air au Luxembourg : savoir pour agir

Au cours d’une conférence de presse, la ministre de l’Environnement Carole Dieschbourg, ensemble avec l’Administration de l’environnement, a présenté plusieurs mesures concrètes afin de sensibiliser et d’informer le grand public sur la problématique de la qualité de l’air au Luxembourg.

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Publié le mercredi 23 mai 2018
Santé-Environnement
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Les mesures se situent dans le cadre du programme national de qualité de l’air, adopté par le gouvernement. Il identifie les enjeux majeurs de la qualité de l’air au Grand-Duché de Luxembourg, propose des mesures d’amélioration et constitue un cadre d’orientation complémentaire et élargi au plan de qualité de l’air élaboré pour la Ville de Luxembourg.

L’appli "Meng Loft" : l’information sur la qualité de l’air extérieure en temps réel, à l’endroit où vous vous trouvez

L’Appli mobile "Meng Loft", téléchargeable sur Apple et Android, est une appli gouvernementale qui permet aux citoyens de s’informer sur la qualité de l’air, à n’importe quel endroit au Luxembourg et donne des informations et des conseils adaptés sur la santé humaine et les activités sportives.
Elle modélise les concentrations en ozone (O3), en dioxyde d’azote (NO2) et en particules fines (PM10) à partir des données de stations de mesure de l’air et génère un indice qui est adapté à l’environnement dans lequel l’utilisateur de l’appli se trouve (indice géolocalisé).
L’indice est calculé à partir des concentrations de trois polluants atmosphériques mesurées par différentes stations de mesure automatiques réparties sur le territoire national du Luxembourg.
C’est toujours le polluant qui dégrade l’air le plus qui tire l’indice.
L’Indice Qualité Air (IQA) qui s’affiche sur l’écran principal informe le citoyen sur un niveau de qualité de l’air allant de 1 (excellent) à 10 (exécrable).

  • à partir du niveau 4 (assez bon), les personnes plus sensibles pourraient sentir les premiers effets sur leur santé ;
  • à partir du niveau 7 (très médiocre), même la population en bonne santé est susceptible de sentir les effets de la mauvaise qualité de l’air.

En fonction de l’indice, des conseils et informations adaptés sont donnés concernant la santé humaine pour personnes sensibles et pour personnes en bonne santé.

Coopération avec MétéoLux pour diffuser les alertes ozone et particules fines

En cas de risque de dépassement des seuils définis par la législation européenne, l’Administration de l’environnement émet des avis d’alerte qui sont désormais diffusés par MétéoLux. Les alertes actives sont visibles en dessous de la carte de vigilance située dans l’en-tête du site.
Davantage d’informations sur les définitions des seuils ainsi que sur les précautions à prendre et les conseils de comportement sont consultables sur la page "Dangers météorologiques et risques atmosphériques".
Un lien vers le bulletin de qualité de l’air complet, mis en ligne sur www.emwelt.lu est également à disposition. En plus d’être affichés sur meteolux.lu, les avis d’alerte en cas de pics de pollution aux PM10 sont intégrés au bulletin de prévisions grand public.

Rappel du service abonnement pour bulletins qualité de l’air

L’Administration de l’environnement met à disposition un service d’abonnement, qui permet aux inscrits de recevoir les bulletins de la qualité de l’air ambiant ainsi que les communiqués envoyés en cas de dépassement du seuil européen d’information (180 µg/m3) ou d’alerte (240 µg/m3) en cas de pic d’ozone.
Inscription sur :
http://environnement.public.lu/fr/loft/air/mesures/abonnements.html
http://environnement.public.lu/fr/loft/air/plans-air/PNQA.html
Informations complémentaires
Programme national de qualite de l’air

Communiqué du Gouvernement Luxembourgeois

pollution, sol pollué, sols pollués, santé, environnement

Projet de loi sur la protection des sols et la gestion des sites pollués

Projet de loi sur la protection des sols et la gestion des sites pollués

« Vers une meilleure protection du sol, plus de transparence et vers une sécurité juridique pour les citoyens »

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Publié le mercredi 23 mai 2018
Santé-Environnement
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De g. à dr. : Joëlle Welfring, directrice adjointe Administration de l’environnement ; Carole Dieschbourg, ministre de l’Environment ; Olaf Munichsdorfer © MDDI
De g. à dr. : Joëlle Welfring, directrice adjointe Administration de l’environnement ; Carole Dieschbourg, ministre de l’Environment ; Olaf Munichsdorfer © MDDI

Le contexte politique

Le sol est une ressource précieuse essentiellement non renouvelable qui remplit de nombreuses fonctions et joue un rôle crucial pour les activités humaines ainsi que la survie des écosystèmes :

  • Support de vie : les sols contiennent environ 25 % de la biodiversité terrestre
  • Production de denrées alimentaires et produits destinés à d’autres finalités
  • Régulation : les sols contribuent aux cycles de nutriments, de l’eau et du carbone
  • Support de civilisation : les sols constituent la base pour le développement des activités humaines et de l’environnement bâti
  • Matières premières : les sols nous fournissent directement ou indirectement la plupart de nos matières premières (p.ex. sable et minerais)
  • Archive : les sols gardent la mémoire de l’évolution de la terre et l’humanité

À l’échelle européenne, il ressort des informations disponibles à l’Agence européenne de l’environnement que la dégradation des sols est en hausse depuis les dernières décennies, et que le phénomène va se poursuivre si rien n’est fait.

Vide juridique européen et approches nationales

La proposition de directive européenne concernant les sols a été retirée en 2014 parce qu’elle ne trouvait pas d’accord au sein du Conseil. Face au besoin de protéger les sols et de définir un cadre pour la gestion de sites pollués, beaucoup de pays membres de l’Union européenne ont adopté des approches nationales.

Vaste concertation avec les acteurs concernés au Luxembourg

Le Programme gouvernemental prévoit que « le gouvernement entamera des démarches en vue de mieux protéger les sols, par une loi prévoyant aussi bien des mesures de prévention contre la dégradation de la qualité des sols que des mesures de réhabilitation des sols détériorés. »

Après 3 années de concertation avec les acteurs concernés, le gouvernement a adopté un texte de projet au Conseil du gouvernement du 13 décembre 2017. Dans le cadre de l’élaboration de l’avant-projet de loi une vaste concertation avec les acteurs concernés a eu lieu.

Voici la liste des acteurs :

  • ITM
  • Agriculture (ministère et ASTA)
  • Ministère de la Santé
  • Cellule de facilitation urbanisme-environnement (MFPRA)
  • Ministère de l’Intérieur
  • Ministère de l’Économie
  • Ministère du Logement
  • Commission nationale de la protection des données
  • FORSED (Fédération des bureaux spécialisés en gestion de sites pollués)
  • Agora
  • Fonds du Logement
  • Syvicol
  • Chambre des Notaires
  • Chambre immobilière
  • Emweltberodung Lëtzebuerg (EBL)
  • Association luxembourgeoise pour le droit de l’environnement (ALDE)
  • Ville de Luxembourg

Les objectifs du projet de loi

Le texte final contient deux volets principaux : un volet préventif axé sur la protection des sols au sens stricte et un volet curatif qui décrit les principes de gestion des sites potentiellement pollués ou pollués. Les objectifs et mesures apportent des améliorations à plusieurs niveaux :

Une meilleure protection du sol

  • Monitoring et surveillance de la qualité des sols
  • Élaboration d’un plan national de protection des sols
    • Protection pour le sol au même titre que l’air et l’eau
    • Promouvoir le maintien de la qualité des sols à longue durée
  • Se donner les moyens de prendre en compte la composante « sol » en tant que ressource naturelle non-renouvelable dans les décisions

Plus de transparence pour les citoyens

  • Mise en place d’un registre d’informations sur les terrains : Obligation d’information au moment du transfert de propriété
    • Définition de la façon de gérer les quelque 12.000 sites actuellement repris dans le cadastre des sites potentiellement pollués (CASIPO)
    • Introduction d’une procédure de vérification de la pertinence des enregistrements par rapport à la liste des établissements à risque de polluer le sol
    • CASIPO évoluera vers le registre d’information sur les terrains en fonction des données rassemblées et reprendra que les sites pertinents.
  • Mise à disposition des informations du registre au public (geoportail.lu , www.emwelt.lu)
  • Information et sensibilisation globale sur l’état et la qualité des sols

Le respect du principe Pollueur-payeur

  • Renforcement du principe de pollueur-payeur pour les pollutions nouvelles

Une sécurité juridique et procédures claires pour la gestion des sites pollués

  • Clarification des responsabilités des différents acteurs
  • Création d’une base légale pour le transfert des responsabilités en matière de gestion de sites pollués
  • Introduction d’un certificat de contrôle du sol, un document ministériel à double fonctionnalité délivré en cas d’absence de risque lié à l’usage destiné du site :
    • il permet l’application d’une approche basée sur les risques pour les pollutions historiques
    • il documente la fin des obligations du titulaire d’obligations
  • Gestion des pollutions existantes de façon flexible, basée sur une approche scientifique :
    • Possibilité d’adapter le projet (de construction) selon la situation de pollution
    • Possibilité d’adapter l’assainissement au futur projet
  • Établissement d’une liste des établissements à risque de polluer le sol sur base des retours d’expérience de l’implémentation de lois pour la gestion des sites potentiellement pollués dans d’autres pays
  • Introduction d’un cadre pour stimuler le recyclage de terrains (potentiellement) pollués.

Source : www.gouvernement.lu

Le sol fertile, épuisement, agriculture biologique, fertilité du sol

Le sol fertile – Nous utilisons les sols du monde comme s’ils étaient inépuisables

Le sol fertile – Nous utilisons les sols du monde comme s’ils étaient inépuisables

Faire de l’agriculture sans sol, cela s’avère difficile. Et faire de l’agriculture biologique sans sol, c’est inconcevable ! Car le sol est bien plus qu’un facteur de production. Depuis la sédentarisation de l’Homme, le bien général qu’il constitue est progressivement devenu une ressource que l’on s’appropriait et dont on se servait jusqu’à, par endroits, complètement appauvrir les sols et désertifier les terres.

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Publié le mercredi 23 mai 2018
Santé-Environnement
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Depuis, nous constatons que ce sol est épuisable et nécessite de longues périodes de régénération. Car, tous les ans, plus de 24 milliards de tonnes de sol sont perdues partout dans le monde à cause de l’érosion. Cela représente plus de 3 tonnes de sol par habitant de la planète par an !* Nous nous devons de prendre soin du sol, de le préserver et de le fertiliser davantage si nous ne voulons pas mettre en péril notre base d’existence. Pour cette raison, c’est une préoccupation particulière, surtout pour les agriculteurs biologiques, de rappeler toujours et encore l’importance du sol en tant que base de notre existence quotidienne.
Dans l’Atlas du sol, publié en 2015 par la fondation Heinrich Böll, on trouve des informations détaillées au sujet du sol : « Nous utilisons les sols de notre planète comme s’ils étaient inépuisables, comme si ceux-ci étaient un puits sans fond, prélevant sans cesse, ne compensant presque jamais. Du point de vue de l’être humain, les sols sont une ressource non-renouvelable ».

Le sol a de nombreuses fonctions qui sont indispensables à notre existence

Il permet aux plantes de pousser, de filtrer l’eau et il a également de l’importance pour notre évolution climatique. Le maintien de la fertilité du sol fait partie des tâches essentielles des agriculteurs qu’il convient de remplir de manière responsable. Rien que la variété et le nombre d’organismes vivants dans le sol sont étonnants, et pourtant la vie du sol détient encore des secrets.

Cette parfaite synergie du sol basée sur les organismes vivants, les communautés végétales, le cycle des éléments nutritifs, les influences climatiques, etc., rend notre survie possible et, bien que les capacités du sol soient énormes, nous ne devons pas trop le solliciter, mais nous devons aussi lui donner quelque chose en retour.

Une production adaptée au terroir, tout en évitant une surexploitation unilatérale.

L’agriculture biologique offre des solutions potentielles à travers la rotation des cultures, des cultures mixtes, des engrais organiques, etc., pour flatter le ver de terre, son collaborateur favori, et pour maintenir durablement la teneur en humus du sol, et, si possible, l’augmenter, ce qui aide également à faire baisser le CO2. Un système complexe et fascinant.

Mais comment allons-nous nourrir la population mondiale à l’avenir ?

Les révélations de 160 études se résument comme suit : l’agriculture biologique atteint, par rapport aux systèmes de cultures des pays industrialisés, des rendements à hauteur de 92 % de l’agriculture conventionnelle. Suite à l’évolution de 133 études, elle atteindrait même, dans les régions tropicales, un surplus de 74 % par rapport à l’agriculture conventionnelle – et ceci sans détruire la fertilité du sol à long terme. L’agriculture biologique fait beaucoup d’efforts pour que les sols puissent être cultivés durablement, dans les deux sens du mot. Elle aussi se doit de se développer continuellement, en liant étroitement la science moderne et la pratique.

Les avantages de l’agriculture biologique quant à l’amélioration du sol sont évidents. **
Le sol fertile – Nous lui devons le respect qu’il mérite !
* Institute for Advanced Sustainability Studies (IASS) in Potsdam 2015
**Dr Andrea Beste, Bodenatlas 2015

Daniela Noesen, Bio-Lëtzebuerg -Vereenegung fir Bio-Landwirtschaft Lëtzebuerg asbl.

Greenpeace, radioactivité, danger, santé, risques

« Il n’y a pas de radiation qui ne soit pas nocive »

« Il n’y a pas de radiation qui ne soit pas nocive »

Le corps humain est soumis à la radioactivité naturelle, mais aussi à la radioactivité artificielle. Au-delà d’une certaine dose, ces radiations entraînent des mutations génétiques qui peuvent déclencher des cancers, entre autres. Interview de Roger Spautz, chargé de campagne nucléaire chez Greenpeace.

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Publié le mercredi 23 mai 2018
Santé-Environnement
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En quoi les centrales nucléaires constituent-elles un risque pour la santé humaine ?

Les centrales nucléaires produisent en permanence de faibles émissions radioactives gazeuses ou liquides, et il n’y a pas de radiation qui ne soit pas nocive. Mais c’est surtout en cas d’accidents qu’il y a un risque : on l’a vu avec Tchernobyl il y a 32 ans et avec Fukushima en 2011. Il arrive aussi occasionnellement que des employés soient contaminés par une fuite mineure. Ils sont équipés d’un dosimètre qui leur permet de savoir à quel moment et à quel niveau de radiation ils sont exposés. Les niveaux de radiation sont plus élevés pour les travailleurs que pour les personnes qui habitent autour des centrales.

De quel type de risques s’agit-il ?

Il y a des victimes directes. À Tchernobyl, on les appelait les liquidateurs. Ils étaient des milliers à travailler sur place pour tenter d’éteindre le feu et de couvrir le réacteur. Plusieurs sont morts directement ou suite à la radiation ; les chiffres varient selon les sources. Les risques se traduisent aussi par l’apparition de cancers, ainsi que par des malformations chez les enfants nés dans les années qui ont suivi l’accident.
Quelle incidence les centrales ont-elles pour les gens qui vivent dans leur voisinage ?
Des études réalisées en Allemagne et aux États Unis ont démontré que le taux de cancer est plus élevé chez les gens qui habitent à proximité des centrales mais, dans le cadre d’un fonctionnement normal, ce chiffre est très minime.

Que peut-on faire contre cela en tant que citoyen lambda ?

Greenpeace milite depuis longtemps pour la fermeture des centrales. Il y a eu quelques victoires : après Fukushima, l’Allemagne a décidé d’arrêter ses centrales, seules deux sont encore opérationnelles, et en Belgique, la décision politique a récemment été prise de sortir du nucléaire d’ici 2024. Le travail que nous faisons est relativement complexe : pression sur responsables politiques des pays qui ont des centrales nucléaires, motivation des responsables politiques des pays voisins pour augmenter la pression sur des pays comme la France et la Belgique, études scientifiques pour démontrer le risque. La dernière date d’octobre dernier et porte sur les bâtiments qui contiennent des combustibles usagés. En parallèle avec la présentation de cette étude, nous avons fait une action à Cattenom et à Cruas et nous avons adressé une pétition à EDF pour l’arrêt des centrales.

Quelles sont les alternatives à ce mode production d’énergie ? Et quelle est leur incidence sur la santé ?

Des alternatives existent. Plusieurs scénarios démontrent que l’on pourrait sortir en réduisant la consommation d’énergie et en investissant dans les énergies renouvelables qui ne posent aucun problème au niveau de la santé. L’Allemagne a déjà pris la décision politique d’investir massivement dans les énergies renouvelables (solaire, éolienne, biogaz).

Mélanie Trélat

bruit, nuisance, pollution sonore, environnementale, stress, pathologies, impact

Le bruit environnemental

Le bruit environnemental

« Je no Art vu Liewensraum an Dageszäit ginn et Kaméidisgrenzwäerter op Basis vun deenen Aktiounspläng fir Stroossen-, Zuch- a Fluchkaméidi ausgeschafft goufen. Esou kann den Ëmgang mat dëse Geräischer geréiert an säin Impakt beim Bierger reduzéiert ginn. »

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Publié le mercredi 23 mai 2018
Santé-Environnement
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Le bruit environnemental est une nuisance pour l’homme et les animaux qui peut avoir un impact négatif sur la vie quotidienne à l’école ou au travail, à domicile ou pendant le temps de récréation.
Au Grand-Duché, le bruit environnemental est causé principalement par le trafic routier, ferroviaire et aérien, mais aussi par les chantiers de construction, les industries ou l’utilisation de machines du voisinage.
Face à la grande panoplie des sources d’émissions, il est important de surveiller la propagation du bruit et d’adopter des mesures de prévention et de protection du bruit environnemental.
L’impact du bruit varie selon l’endroit où l’on se trouve par rapport à la/aux sources (extérieur, intérieur de bâtiments), la proximité des différentes sources (par exemple, routes, aéroports, stations de train) et la présence de mesures antibruit y compris l’isolation acoustique des habitations. Les mesures de prévention et de limitation doivent donc s’adapter en fonction de ces critères.

État des lieux du bruit

Les effets du bruit environnemental sur l’être humain peuvent être de nature physique et/ou psychique. Ils peuvent aller d’une simple nuisance à une réduction de la performance au travail jusqu’à la perturbation du sommeil, l’augmentation du risque de maladies cardio-vasculaires et le déficit auditif.
La perception du bruit varie en fonction du moment de la journée, du lieu où l’on se trouve et aussi de la personne même. Ainsi, les effets du bruit varient selon les mêmes facteurs. On distingue, dans la législation nationale, le jour qui dure 12 heures (de 7 à 19 heures), la soirée qui dure 4 heures (de 19 à 23 heures) et la nuit qui dure 8 heures (de 23 à 7 heures).
Des valeurs limites sont établies au Luxembourg, adaptées à l’endroit et au moment de la journée où le bruit est aperçu.

Les mesures principales contre le bruit environnemental au Luxembourg

L’Administration de l’environnement mesure le niveau sonore provenant des différentes sources de bruit, elle établit la cartographie stratégique du bruit et des plans d’action contre le bruit. Elle évalue les incidences de projets planifiés sur l’environnement et assure la gestion des plaintes et des autorisations en matière de bruit environnemental pour le trafic routier, ferroviaire et aérien.
Afin de déterminer la classe de l’établissement classé, l’Administration de l’environnement doit pouvoir évaluer les incidences sur l’environnement (EIE), dont aussi les émissions de bruit. À titre exemplaire, pour des bureaux, il faut indiquer toute source de bruit fixe des installations de ventilation rayonnant vers l’extérieur ainsi que la puissance, les caractéristiques, les spécifications des intermittences et les conditions de ce bruit.
De plus, les communes ont généralement fixé plusieurs dispositions concernant le bruit dans leurs règlements communaux. Ces règlements peuvent contenir des dispositions plus strictes que celles de la réglementation nationale.
Un isolement acoustique des façades, l’installation de fenêtres à triple vitrage ou l’isolation des toitures et plafonds peuvent garantir une réduction sensible des nuisances sonores à l’intérieur des bâtiments.
Toutes ces mesures visent à éviter ou à prévenir les nuisances sonores ou encore à limiter l’impact du bruit environnemental sur le citoyen.

Source : emwelt.lu Portail de l’environnement

CONTACT - ADMINISTRATION DE L’ENVIRONNEMENT
Administration de l’environnement
1, avenue du Rock’n’Roll L-4361 Esch-sur-Alzette
relations-publiques@aev.etat.lu www.emwelt.lu

Dark-Sky, pollution lumineuse, communes luxembourgeoises, émission lumière

La lumière, source de pollution ?

La lumière, source de pollution ?

La genèse de toute vie réside dans la lumière. Ce phénomène contraste avec les ténèbres et nous permet de voir. Perçue comme une source bienfaisante, il nous faut distinguer la lumière naturelle émise par les rayons du soleil ou de la lune, de la lumière artificielle ou éclairage créé par l’Homme. Entretien avec le Dr. en sciences naturelles Lukas Schuler, de l’association Dark-Sky Switzerland.

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Publié le mercredi 23 mai 2018
Santé-Environnement
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Ces dernières années, le terme de pollution lumineuse est employé pour définir le surplus d’émission de lumière qui engendre des perturbations environnementales avérées et un gaspillage énergétique certain.
Pour Lukas Schuler, « on entend aussi de plus en plus parler de lumière bleue ou froide des écrans. On sait maintenant qu’elle corrige la perception, joue sur les réflexes pupillaires et modifie l’horloge biologique. Il ne nous viendrait donc pas à l’idée d’éclairer les intérieurs pendant la nuit avec ce genre de lumière ! Pourtant, c’est trop souvent le cas en matière d’éclairage urbain ».

Des études ont prouvé que la lumière artificielle est mal gérée et qu’elle éclaire plus de surface que nécessaire ; elle met ainsi en danger la biodiversité – les oiseaux, les chauves-souris et les grenouilles, par exemple — et les écosystèmes, plus rayonnante qu’un soir de pleine lune, cette lumière artificielle joue sur le cycle nycthéméral et impacte à long terme la santé.
Le constat qu’une augmentation significative des sources de lumière nuit à la qualité de vie des êtres vivants est réel. La pollution lumineuse a augmenté dans tous les pays d’Europe et le Luxembourg n’est pas épargné.

La pollution lumineuse… au Luxembourg ?

Une étude mandatée par le ministère de l’Environnement, menée par Lukas Schuler de l’association Dark-Sky Switzerland sur les 105 communes luxembourgeoises, a révélé un besoin de rationaliser les éclairages et de garantir ainsi une qualité de vie aux citoyens et à leur environnement.
L’association Dark-Sky Switzerland n’a pas été choisie au hasard pour mener à bien cette étude. Voilà 20 ans qu’elle œuvre pour l’utilisation raisonnable de la lumière dans l’espace public et se base sur des mesures scientifiques. Les informations collectées indiquent aux autorités compétentes les priorités en matière de lutte contre la pollution lumineuse.
Comme le précise Lukas Schuler :« Des résultats satellitaires prouvent que la lumière artificielle émise par 20 % des communes Luxembourgeoises pollue et rayonne plus fortement que la lumière de pleine lune ». Il faut savoir que la quantité et la qualité des luminaires impactent directement le rayonnement lumineux et conduisent immanquablement à une surexposition.

Le Parc naturel de l’Our sous les projecteurs

En mars 2017, une délégation de 18 représentants internationaux s’est arrêtée sur le cas du Parc naturel de l’Our afin d’en améliorer l’éclairage. Un projet interrégional Interreg Europe Night Light concerne 8 régions européennes dont le Parc de l’Our, le but étant de lutter contre la pollution lumineuse et de valoriser l’obscurité naturelle du ciel nocturne jusqu’en 2021.
Le Parc naturel de l’Our et les régions qui participent à l’expérience collaborent avec un groupe de travail baptisé Night Light. Les pratiques actuelles en matière d’éclairage artificiel sont décortiquées et permettent la mise en place de mesures spécifiques comme l’utilisation de lumière chaude, agréable et moins problématique que les couleurs froides, le réglage individuel des éclairages extérieurs, des actions contre les sources de lumière excessive, superflue, et le gaspillage énergétique.

La lumière au bout du tunnel ?

De nombreuses technologies sont aujourd’hui utilisées pour diminuer la consommation d’énergie mais, à l’inverse de ce que l’on pourrait croire, certains systèmes LED multiplient l’illumination par 3.
Des solutions intelligentes existent, elles favorisent une meilleure gestion des éclairages extérieurs pour que la lumière soit optimale ! Le ministère du Développement durable et des Infrastructures a annoncé la préparation d’un guide de recommandations pour un éclairage extérieur durable.
Rendez-vous pris fin juin avec Lukas Schuler pour poursuivre sur ce chemin et tenter d’y voir encore plus clair.

Sara Liégeois

Pour en savoir plus :

http://www.darksky.ch/dss/fr/

Commentaire photo d’illustration :

Zone logistique industrielle, l’éclairage garantit la sécurité du site mais montre des lampadaires mal réglés qui éblouissent les hommes et la faune et rayonnent vers l’atmosphère.

Copyright Photo  : Lukas Schuler, Dark-Sky Switzerland,

Radon, exposition, métrologie, protection sanitaire, IRSN

Améliorer la métrologie du radon

Améliorer la métrologie du radon

MetroRadon est un projet européen de recherche pour améliorer la métrologie du radon

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Publié le mercredi 23 mai 2018
Santé-Environnement
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Le projet mené par quinze partenaires européens dont l’IRSN, ou Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, s’inscrit dans l’évolution des normes de base en matière de radioprotection, notamment la protection vis-à-vis du risque radon.

Facteur de risque de cancer du poumon, la présence de radon dans les habitations ou autres locaux suscite la vigilance des pouvoirs publics. La gestion du risque lié à ce gaz radioactif d’origine naturel repose notamment sur une mesure précise et standardisée de la concentration en radon dans l’air.

Dans le cadre du Programme européen de métrologie pour l’innovation et la recherche EMPIR, une quinzaine d’acteurs européens dont l’IRSN a lancé MetroRadon. L’objectif général de ce projet de recherche est d’améliorer la métrologie des basses concentrations en radon dans l’air et d’étudier l’influence du thoron (ou radon 220) sur la mesure du radon ainsi que les moyens d’y remédier.

Deuxième objectif, MetroRadon vise à comparer les méthodes de mesure du radon sur le terrain afin d’engager une réflexion sur la possibilité d’harmoniser les pratiques et d’étudier différentes approches permettant de mieux identifier les zones prioritaires pour la gestion du risque induit par sa présence dans les bâtiments.

MetroRadon s’inscrit en cohérence avec les exigences nouvelles concernant la protection sanitaire contre le risque radon. La directive 2013/59/Euratom du 5 décembre 2013 qui fixe les normes de base en matière de radioprotection, devrait conduire à ajuster le niveau d’action actuel en droit français de 400 Bq/m3 à 300 Bq/m3.

Source : Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN)

informations, sécurité, substances, ECHA, REACH

Les autorités se concentrent sur l'identification des substances potentiellement préoccupantes

Les autorités se concentrent sur l'identification des substances potentiellement préoccupantes

L'ECHA (European Chemicals Agency) et les États membres se concentrent sur les substances pour lesquelles les préoccupations n'ont pas encore été clarifiées. Actuellement, de nouvelles données sont générées ou évaluées sur 750 substances. Les substances sont de plus en plus traitées en groupes en fonction de leur similarité structurelle.

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Publié le mercredi 23 mai 2018
Santé-Environnement
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L’ECHA a publié son rapport annuel décrivant les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la feuille de route sur les substances extrêmement préoccupantes (SVHC). Depuis plusieurs années, les États membres et l’ECHA examinent les substances préoccupantes en filtrant systématiquement les informations disponibles dans les dossiers d’enregistrement REACH et dans d’autres bases de données. L’objectif de ce dépistage s’est déplacé vers l’examen de groupes de substances ayant des propriétés dangereuses similaires.

Cela renforcera la cohérence de l’action réglementaire de substances similaires et contribuera à éviter la substitution regrettable de SVHC. Cela permettra également de prendre des décisions bien informées sur un plus grand nombre de substances sur une période plus courte que si elles étaient examinées une à une.
Les processus de vérification de conformité et d’évaluation des substances génèrent des informations supplémentaires et portent principalement sur les propriétés les plus dangereuses pour la santé humaine et l’environnement : cancérogénicité, mutagénicité, reprotoxicité, perturbation du système endocrinien et propriétés persistantes, bioaccumulables ou toxiques.

Actuellement, de nouvelles données sont générées ou sont en cours d’évaluation sur 750 substances. Le rapport fournit de plus amples détails sur le nombre et le type de substances sur lesquelles les autorités travaillent pour clarifier leur priorité pour la production d’informations supplémentaires et pour d’autres mesures réglementaires. Les données générées permettront aux autorités de confirmer ou de réfuter les préoccupations identifiées et de commencer une gestion réglementaire des risques si nécessaire. Le rapport donne également un aperçu de la situation actuelle en matière de classification harmonisée, des différentes étapes du processus d’autorisation et des restrictions.

Le rapport contient également une analyse du statut réglementaire de toutes les SVHC actuellement connues. Les SVHC sont constituées de substances persistantes (ou très persistantes), bioaccumulables (ou très bioaccumulables) et toxiques (PBT / vPvB), perturbateurs endocriniens (DE) et / ou cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR). Le rapport conclut que toutes ces substances ont été ou sont examinées et soumises aux processus de gestion des risques réglementaires pertinents, tels que l’inclusion dans la liste des substances candidates, l’autorisation, la restriction et la classification et l’étiquetage harmonisés. Alternativement, les préoccupations concernant une substance ont été ou sont traitées dans d’autres législations de l’UE. Certaines substances sont également considérées comme ne nécessitant pas d’autres mesures réglementaires de gestion des risques à l’heure actuelle.

L’ECHA, avec les États membres et la Commission européenne, se concentrera désormais sur toutes les substances restantes qui ont été enregistrées au-dessus de 100 tonnes par an et s’efforcera de déterminer si elles sont préoccupantes ou non. Ce travail sera réalisé en intégrant les processus REACH et CLP dans la stratégie de réglementation intégrée, qui poursuivra le travail commencé par la feuille de route SVHC.

La stratégie de réglementation intégrée vise à sélectionner efficacement les substances susceptibles de susciter des inquiétudes en générant les informations nécessaires pour évaluer leur sécurité afin de les traiter ultérieurement par l’instrument réglementaire de gestion des risques le plus approprié, à assurer une intervention appropriée et opportune de tous les acteurs, et à renforcer la confiance des parties prenantes et du public envers le fait que les déclarants répondent aux exigences d’information REACH. La communication sur l’utilisation sûre dans la chaîne d’approvisionnement sera ensuite améliorée.

Communiqué ECHA - European Chemicals Agency

Uption, micro-organismes, bonnes bactéries, produits d’hygiène, produits ménagers, écologie, traitement eaux usées

Une poudre qui prend vie ?

Une poudre qui prend vie ?

Les substances toxiques présentes dans notre quotidien sont de plus en plus nombreuses. Des substances à risque, irritantes, allergènes, des perturbateurs endocriniens présents dans le produit et l’emballage, se retrouvent dans les produits d’hygiène et de beauté mais aussi dans de nombreux produits ménagers.

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Publié le mercredi 23 mai 2018
Santé-Environnement
Santé-Environnement

La liste des produits d’hygiène contenant une ou plusieurs matières indésirables pour la santé et l’environnement s’allonge au fil des années et inquiète les associations de consommateurs. Toutes ces solutions aqueuses contiennent obligatoirement des conservateurs censés enrayer la prolifération de bactéries. À force d’usage, notre peau devient perméable aux agents pathogènes et notre organisme tout entier se fragilise. En France, 1 personne sur 3 connaît des problèmes de peau et la multirésistance des bactéries aux antibiotiques laisse présager un fléau mondial en matière de santé publique.

Une démarche éco-dermo-friendly

Uption SARL est une société luxembourgeoise créée en 2015, par Vincent Bourgeteau chercheur, biologiste, ethnobotaniste, cosmétologue et Dominique Delarche, porteur de projets innovants “biotechnologie” cosmétiques. D’après les fondateurs d’Uption, l’alternative à cette problématique santé-environnement est l’utilisation des probiotiques et enzymes semblables au microbiote intestinal.
Proposés sous forme de poudre, les produits sont ainsi enrichis en probiotiques et permettent de garder l’équilibre de la flore commensale tout en assurant plus de protection. Conçue par biomimétisme et s’inspirant du fonctionnement même de la peau, la gamme de produits de cette société est 100 % écoresponsable, avec 100 % d’ingrédients d’origine naturelle. Vegan, non-polluants, sans sulfates, sans allergènes, ils continuent à être actifs après utilisation et contribuent même à l’épuration des eaux usées.

L’innovation cosmétique durable.

Le consommateur n’a pas l’habitude d’utiliser des produits sous forme de poudre au quotidien. La publicité faite autour du packaging, de la texture, du parfum des produits d’hygiène déclenche l’achat et pousse à la consommation. D’où la nécessité de faire comprendre, connaître le fonctionnement de cette gamme, son intérêt pour la peau et l’environnement. Dans la pratique, pour passer à l’étape de lavage, il faut d’abord se mouiller, se saupoudrer et faire mousser, ceci est valable pour la douche, le shampoing, le dentifrice, les produits mains-pieds proposés par Uption.
En ce qui concerne les produits ménagers, des probiotiques et enzymes positives pour la nature sont utilisés. Cela va des pastilles pour lave-vaisselle et lave-linge aux produits antitartre.
En plus d’être écologique, l’entreprise réduit son empreinte carbone puisqu’un camion de poudre équivaut à 7 camions de produits classiques et son stockage est sept fois moins important. 50 g de poudre équivalent à 350 ml de produit et le rapport qualité prix est très accessible. Les produits seront commercialisés et distribués à partir de mai-juin en Europe, en pharmacie, dans des magasins biologiques, les maternités avec sa gamme maman-bébé, les hôpitaux…
Uption travaille déjà sur les cosmétiques de demain avec des crèmes sous forme de pastilles à mélanger à l’eau, des masques, laits corporels, huiles, dans le respect de la peau et de l’environnement. Elle s’intéresse au domaine du micro-organisme sous toutes ses formes, boisson, médicament, mais aussi au traitement de pathologies comme le diabète, maladies digestives, acné…

À suivre !

Article rédigé par Sara Liégeois

Ingénieur-conseil, qualité de l’eau, L.S.C. Engineering Group S.A. , expertise, environnement

Ingénieur-conseil : un métier, un acteur

Ingénieur-conseil : un métier, un acteur

Les bureaux d’ingénieurs-conseils dans le domaine de la construction et de l’aménagement du territoire sont empreints de grandes responsabilités. Exerçant un métier réglementé, leurs domaines d’expertise impactent de manière significative leur environnement (humain, social, culturel, naturel). On leur attribue ainsi des critères d’intérêt public. Faire évoluer leur offre pour répondre aux enjeux de la construction durable leur permet d’être des acteurs engagés.

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L.S.C. Engineering Group
Publié le mercredi 23 mai 2018
Santé-Environnement
Santé-Environnement

Bien que des services relatifs à la réglementation sur la protection de l’environnement et au développement des infrastructures (intégrant des aspects sociaux et sociétaux) soient proposés, il est possible d’aller au-delà. Chaque projet est unique, c’est pour cette raison que des solutions sur mesure peuvent être envisagées afin de couvrir les thématiques relatives à la construction et la rénovation durable telles que :

  • L’énergie : sources d’énergie renouvelables et efficacité énergétique ;
  • Le choix des matériaux de construction écologiques ou à faible impact environnemental ;
  • La gestion durable de l’eau : traitement des eaux usées, gestion des eaux pluviales ;
  • Le bien-être et la santé : confort thermique, visuel, acoustique et respiratoire ;
  • L’environnement humain : mutualisation des espaces communs et amélioration de l’accessibilité ;
  • L’environnement physique : dispositifs favorisant l’utilisation des sols et actions sur les paysages urbains ;
  • L’environnement naturel : respect des éléments naturels et préservation de la biodiversité ;
  • La mobilité : développement d’infrastructures et de concepts urbains durables ;
  • La gestion de projet : gestion responsable des chantiers, anticipation de l’exploitation et de la fin de vie du bâtiment.

Chez L.S.C., des domaines d’activité tels que les études environnementales et forestières, l’hydrologie, la géologie et l’hydrogéologie, la géotechnique, l’urbanisme, l’énergie, la santé et la sécurité sur chantier (etc.) intègrent, directement ou indirectement, des critères de durabilité. Il est également possible d’agir et de conseiller des solutions adaptées lors de l’élaboration du cahier des charges d’un projet car il amène généralement à des réflexions sur le choix des matériaux et des stratégies de mise en œuvre. Des projets durables peuvent ainsi être menés.

Par exemple, Géoconseils (filiale du groupe L.S.C.) a été impliquée dans le projet pilote « du bio pour la qualité de l’eau » :
La sauvegarde et l’amélioration de la qualité de l’eau potable est un enjeu important. En qualité de coordinateur et négociateur entre les producteurs / distributeurs d’eau potable (SES), les propriétaires (Comte d’Ansembourg) et les exploitations agricoles, la Chambre d’Agriculture et l’institut IBLA ont mis en place un nouveau projet pilote sur le plateau d’Ansembourg. Ce dernier permet d’étudier les impacts qualitatifs et quantitatifs sur les cultures d’une agriculture qui n’emploie ni fertilisants azotés chimiques, ni produits phytopharmaceutiques. La rotation culturale sera la seule possibilité d’apporter de l’azote et de contrôler les maladies dans les cultures. Le suivi qualitatif de la source d’eau potable captée « Ansembourg 2 » ainsi que celui des sources non captées environnantes permettra de mesurer l’impact d’une agriculture biologique sur la qualité des eaux souterraines. Le projet se déroule sur une période de 7 ans. Les 2 premières années ont été utilisées comme années de transition de l’agriculture conventionnelle vers l’agriculture biologique. Les impacts de l’agriculture biologique sur la qualité de l’eau potable des sources au pied du plateau ne seront visibles qu’à long terme.

Khouloud Fortas Responsable RSE chez L.S.C. Engineering Group S.A.

Plateau-Schlassbierg-Ansembourg
Photo : Plateau-Schlassbierg-Ansembourg

eaux pluviales, dépollution, développement durable, gestion, urbanisation

Construction durable : la dépollution des eaux pluviales

Construction durable : la dépollution des eaux pluviales

L’eau douce est une denrée rare à l’échelle de la planète. De sa bonne gestion découle un bien précieux et primordial : l’eau potable. La gestion des eaux pluviales, parfois source de difficultés et sujette à critique ou incompréhension dans les projets d’urbanisation et de construction au Luxembourg, est une thématique pourtant récurrente et fortement liée au développement durable.

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Publié le mercredi 23 mai 2018
Santé-Environnement
Santé-Environnement

La loi relative à l’eau du 19 décembre 2008 a profondément modifié l’approche de la gestion des eaux pluviales au Luxembourg.
Les maîtres d’ouvrage sont contraints de prendre en compte cette question et de mettre en œuvre des infrastructures permettant de maintenir ou d’améliorer la situation existante. Se cantonnant majoritairement à une gestion quantitative, l’aspect qualitatif n’est cependant pas à omettre car les eaux pluviales ne sont pas « propres ». En effet, lors de leur ruissellement sur les surfaces urbanisées, elles se chargent de matières pouvant être polluantes (matières organiques ou minérales, hydrocarbures, métaux lourds, certaines substances toxiques).

Des nombreuses études scientifiques ont démontré qu’une très grande part de cette pollution n’est pas dissoute, mais fixée à des particules minérales ou organiques (sables, limons, fines…).
C’est grâce à la synergie entre un maître d’ouvrage soucieux de l’environnement, un bureau d’étude averti dans le domaine de la gestion des eaux et une administration attentive aux efforts réalisés pour la protection du milieu naturel qu’il peut être possible de réaliser une gestion intégrée de ces eaux pluviales en prenant en compte à la fois les aspects quantitatif, qualitatif et paysager.

Vu les quantités à gérer, les solutions pour l’abattement des matières en suspension doivent rester simples, gravitaires et passives. L’ingénieur fait alors appel à des techniques de « décantation » et/ou de « filtration ».

Comment les eaux pluviales peuvent-être dépolluées ?

La conception d’un projet intégré de gestion et de dépollution des eaux pluviales doit prendre en compte :

  • le recours à des infrastructures adaptées (à ciel ouvert par exemple)
  • la gestion quantitative et qualitative des eaux pluviales
  • l’aménagement paysager
  • l’utilisation rationnelle des terrassements

La réalisation à ciel ouvert des infrastructures de rétention et de traitement est à privilégier. En plus de réduire les coûts (par rapport à des infrastructures enterrées), elles offrent un rendu paysager intéressant.

La gestion des eaux pluviales à ciel ouvert débute par la collecte via des fossés enherbés.
Il faut néanmoins noter qu’il n’est pas toujours possible de remplacer totalement les canalisations par des fossés. Les deux solutions peuvent être envisagées en parallèle. Les eaux transitent ensuite dans des « débourbeurs » puis dans un « filtre à sable » (constitué d’une succession de couches de sables et graviers dont les caractéristiques sont définies par l’Ingénieur).
Ce dernier est planté de roseaux qui jouent des rôles multiples : amélioration de l’aspect paysager, refuge pour la faune, décolmatage. En sortie de filtre, l’eau peut alimenter un étang. Celui-ci bénéficie d’une source d’eau assainie et offre ainsi au projet une plus-value paysagère, faunistique et floristique.

Thomas Biendel Directeur du département Hydrologie chez L.S.C. Engineering Group S.A.

BioOrg, écosystème, bactéries, microorganismes, Campus Contern, Bâtiment sain

Vivre dans un bâtiment sain

Vivre dans un bâtiment sain

En matière de pollution de l’air, il est souvent question de qualité de l’air extérieur en négligeant le fait que de nombreuses études ont prouvé que l’air intérieur est cinq fois plus pollué que l’air extérieur. Nous restons confinés, nos habitations sont de plus en plus isolées et de moins en moins aérées ce qui empêche la circulation de l’air et la dispersion des polluants présents.

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CAMPUS CONTERN
Publié le mercredi 23 mai 2018
Santé-Environnement
Santé-Environnement

En matière de pollution de l’air, il est souvent question de qualité de l’air extérieur en négligeant le fait que de nombreuses études ont prouvé que l’air intérieur est cinq fois plus pollué que l’air extérieur. Nous restons confinés, nos habitations sont de plus en plus isolées et de moins en moins aérées ce qui empêche la circulation de l’air et la dispersion des polluants présents.

Purification de l’air intérieur

L’écosystème BioOrg utilise des bactéries présentes dans la nature, sélectionnées pour leur capacité à digérer les solvants, ainsi que les particules fines et autres polluants nocifs pour l’organisme. Cet écosystème forme des communautés vivantes qui assurent en permanence un nettoyage et une purification de l’air. Ils se nourrissent de molécules dites sales comme les poussières fines, COV ou composés organiques volatils, allergènes, HAP ou hydrocarbures aromatiques polycycliques et les convertissent en biomasse.

Nettoyage de surface

Il existe une gamme de nettoyeurs BioOrg qui activent l’écosystème en nébulisant des organismes positifs sur tous les matériaux, surfaces et installations dans le bâtiment. L’eau et les détergents ne sont plus nécessaires pour réduire la pollution, la poussière et l’encrassement, éliminer les odeurs et maintenir le lieu propre, hygiénique et sain.

Fonctionnement

BioOrg dissémine des organismes positifs qui éliminent d’eux-mêmes la pollution visible et invisible. Les organismes produisent leur action de nettoyage également dans 80 % des autres endroits d’un bâtiment ou d’une installation, c’est-à-dire dans les zones les moins accessibles.
Ce traitement ultramoderne rétablit l’équilibre, sans utiliser de produits chimiques agressifs, il a un effet curatif et préventif.
BioOrg remplit aussi bien l’air que l’eau et tous les matériaux et surfaces avec des organismes positifs appelés Tectobiotics®, que ce soit par vaporisation ou nébulisation, ce qui équivaut environ à 20 millions de micro-organismes par m2 qui atteignent même les endroits les plus difficiles. Ainsi, un équilibre biologique positif se crée lentement au service de la qualité naturelle de l’air et de l’eau.

BioOrg travaille aussi sur d’autres applications comme les cosmétiques. Ce concept est présent en Europe, notamment en Belgique, en Hollande, e, France (La Défense), au Portugal et bientôt en Bulgarie. http://www.bioorg.be

Pour plus d’informations : Campus Contern : https://www.campuscontern.lu/

Sara Liégeois

AKUT, label SAMI, projet pilote, association, air intérieur, air extérieur

Un caméléon qui guide le consommateur

Un caméléon qui guide le consommateur

Le label SAMI est un projet pilote créé par l'association AKUT a.s.b.l. Luxembourg. Il est destiné à guider les consommateurs dans le choix et l'achat de matériaux ou produits qui ne nuisent pas à leur santé.

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Publié le mercredi 23 mai 2018
Santé-Environnement
Santé-Environnement

L’acronyme SAMI existe depuis 2013 et signifie santé en milieu intérieur, il se décline en plusieurs coloris suivant la nocivité du produit. Il identifie les matériaux ou produits exempts de substances nocives. Le label SAMI se focalise essentiellement sur les critères de santé car un environnement pollué a forcément un impact sur la santé. En matière de protection de l’environnement, il existe de nombreux labels, SAMI est complémentaire à ces labels mais est indépendant des critères écologiques. Un produit jugé écologique peut ne pas être sain et donc ne pas obtenir le label SAMI. Les paramètres pris en compte varient en fonction des catégories de matériaux ou des produits examinés tels que les substances chimiques, les champs électromagnétiques, la radioactivité, les fibres minérales, les métaux lourds…

L’a.s.b.l. AKUT existe depuis 1991 et s’engage contre la pollution intérieure.

À la base, l’association s’est constituée avec des membres atteints de pathologies liées à leur environnement. AKUT a pour objectif de consulter et sensibiliser ses membres, ainsi que le grand public, sur notamment des services disponibles au Grand-Duché de Luxembourg en matière de santé environnementale. Jean Huss, président d’AKUT et ancien député, et son équipe, ont su faire reconnaître d’un point de vue scientifique et politique, les maladies liées à la pollution environnementale. Il s’agit pour l’association de lutter pour de meilleures réglementations en matière de substances polluantes. La directive REACH concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques ainsi que la classification, l’étiquetage et l’emballage des substances et mélanges chimiques va dans cette direction.

Une corrélation existe entre un environnement pollué et des pathologies chroniques ou émergentes. On trouve en tête de liste les cancers, les maladies respiratoires, cardiovasculaires, les maladies du système immunitaire, les pathologies neurologiques et neurodégénératives, les perturbations du système hormonal et du système de reproduction… Ces enjeux de santé publique sont intimement liés au mode de production et au mode de consommation dans lesquels nous évoluons. Il est urgent d’agir en menant une politique de sensibilisation et de prévention face aux risques environnementaux qui impactent directement le capital santé des citoyens.

Une étude américaine récente publiée dans la revue Science met l’accent sur le lien entre la pollution atmosphérique et l’air intérieur et désigne ce dernier comme étant pour une grande partie responsable de la qualité de l’air extérieur. D’après l’étude, les produits du quotidien tels que les cosmétiques, colles, peintures, agents nettoyants, revêtement, matériaux de construction… dégagent des COV ou composés organiques volatils et viennent engorger la pollution de l’air urbain. Désormais, Il est impératif de réduire nos émissions domestiques afin de réduire l’effet vase communicant entre l’air intérieur et extérieur.
Pour plus d’onformations : http://akut.lu/

Sara Liégeois