Le quotidien des enjeux du développement durable au Luxembourg !

Green is the new Gold !

"Quelqu’un s’assoit à l’ombre aujourd’hui parce que quelqu’un d’autre a planté un arbre il y a longtemps." (Warren Buffet)

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Publié le dimanche 28 juin 2020
Finance & banque
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Warren Buffet ne peut être suspecté de ne pas s’y connaître en « bons plans » financiers. En plus, ce véritable gourou de l’investissement a toujours eu le sens de la formule. « Quelqu’un s’assoit à l’ombre aujourd’hui parce que quelqu’un d’autre a planté un arbre il y a longtemps » : cela pourrait résumer la notion de transmission de patrimoine et, tout autant, celle de finance verte, responsable ou durable.

Si Vespasien et ses toilettes publiques ont popularisé l’idée que « l’argent n’a pas d’odeur », l’empire de la finance, plusieurs fois secoué et plus trop en odeur de sainteté, s’est réinventé. L’argent, nerf de la guerre, s’est paré de couleurs naturelles. Car pour imaginer un monde meilleur, plus durable et socialement mieux équilibré, il faut le bâtir. Et il faut mobiliser des fonds.

Les besoins sont énormes. Y pourvoir, c’est le métier des collecteurs de fonds, états ou institutions, ONG, entreprises porteuses de projets, gestionnaires professionnels. L’investisseur, privé ou public, a un rôle indéniable à jouer. En conscience, en cohérence et en connaissance de cause.

Cela donne des tendances financières et sociétales de plus en plus marquées. La finance responsable, l’investissement d’impact, la finance éthique, l’investissement durable… autant de concepts qui, encore marginaux avant les grandes crises aux yeux des faiseurs d’or et de rendement, poussent désormais, de plus en plus facilement, dans l’environnement économico-financier.

Les investissements ne sont pas uniquement durables dans le temps, mais aussi dans les objectifs qu’ils poursuivent, les projets qu’ils contribuent à développer, les idées qu’ils promeuvent ou les politiques qu’ils rejettent. C’est une autre façon de voir le monde, au travers de critères environnementaux, sociétaux, de bonne gouvernance.

C’est une approche qui voit les investisseurs s’investir. Et cela leur donne une lisibilité, un risque mesuré sur le long terme, jusqu’au retour sur investissement. Alors, l’arbre de Buffet ne cache plus la forêt : il devient le symbole d’un patrimoine qui croît, d’une croissance réelle et durable dans laquelle on peut croire.

Dans le concert international, et alors que l’Europe encourage au développement d’investissements à la fois régulés et utiles, la Place de Luxembourg s’est intelligemment positionnée. La mouvance est ici devenue tendance de fond et porteuse de fonds. Green is the new Gold ! La place financière internationale fait pousser les initiatives vertueuses, placées dans l’intérêt général : Bourse spécialisée en obligations vertes, transmission et gestion d’actifs, assurances, fonds d’investissement, placements bancaires dédiés, labellisation de produits financiers, conseil aux investisseurs et/ou aux actionnaires… Tous tissent la toile de l’investissement qui rend au patrimoine son humanité.

S’il n’est pas toujours facile de s’y retrouver pour le commun des épargnants, la transparence est une norme et les professionnels méritent d’être écoutés. Le bon placement se fait d’abord entre de bonnes mains. Warren Buffet aurait pu ajouter une autre de ses petites phrases : « Si vous ne connaissez pas les bijoux, connaissez le bijoutier ».

Alain Ducat

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Verte et vertueuse

Verte et vertueuse

Verte et vertueuse

Le Luxembourg a développé tout un écosystème autour de la finance dite « green », éthique ou responsable.

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Publié le dimanche 28 juin 2020
Finance & banque
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2016 : naissance de LGX, Luxembourg Green Exchange, la première plateforme de cotation au monde dédiée exclusivement aux obligations durables, enfantée par la Bourse de Luxembourg. Le « spot vert » est braqué sur la Place.

2007 : la Bourse de Luxembourg lance la cotation officielle de la première obligation verte (« green bond »), émise par la BEI (Banque européenne d’Investissement).

En quelques années, le Luxembourg et sa place financière internationale ont su développer un écosystème autour la finance verte. Des acteurs publics, des partenariats public-privé, des mobilisations de fonds spectaculaires, une labellisation indépendante… : le Grand-Duché vire en tête du peloton et entend conserver le leadership.

Place forte

Aux obligations vertes des débuts, souvent issues d’agences gouvernementales et destinées au financement de projets, se sont ajoutés quantités de produits financiers et de fonds, même des prêts (green loans et saustainability-linked loans), à finalité sociale ou à impact sociétal, au-delà de l’effet climat mais toujours suivant une ligne durable, fidèle aux ODD des Nations Unies ou/et dans le respect des critères ESG – environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance.

Le marché s’est diversifié, la demande a augmenté, l’offre se démultiplie. Entre 2007 et 2016, le démarrage avait pourtant été lent, très progressif, pour atteindre un cap, celui des 100 obligations cotées au Luxembourg Stock Exchange, après 9 années donc. On y trouve aujourd’hui (fin 2019) 5 fois plus de « bonds » cotés.
Le Luxembourg est le plus important émetteur européen - presque 200 milliards d’euros affichés sur LGX -, se classant, en montants obligataires émis, loin devant Paris, Londres ou Francfort.

Les compétences de la Place font mouche, avec l’encadrement et la volonté politiques, qui vont dans le sens des orientations mondiales et européennes. Et le succès est présent : les investisseurs affluent sur un marché « tendance », vertueux, éthique et estampillé au chevet de l’environnement voire sauveur de la planète… mais qui s’avère aussi rentable. Les rendements d’obligations vertes séduisent, par leur stabilité à long terme notamment, par leur pourcentage de réussite aussi.

Place nette

Il y a donc à la fois un mouvement sociétal et un intérêt financier, des qualités auxquelles doivent s’accoler les notions de transparence, de traçabilité, de labellisation voire de contrôle des fonds (et de leurs objectifs), de gestion responsable et de risques mesurés.

Exemple évident d’une Place nette, rassembleuse de forces vives, l’agence LuxFLAG (Luxembourg Finance Labelling Agency) est une asbl indépendante et internationale créée au Luxembourg en juillet 2006 par sept partenaires fondateurs, le gouvernement luxembourgeois (via trois ministères, les Finances, les Affaires étrangères et européennes, et le Développement durable), ALFI (fonds d’investissement), ABBL (banques), ADA (micro-finance), la Banque européenne d’investissement, la Bourse de Luxembourg et Luxembourg for Finance. http://video.luxembourgforfinance.c...

LuxFLAG a pour objectif de favoriser la levée de capitaux pour le secteur de l’Investissement responsable en attribuant un label reconnaissable aux véhicules d’investissement éligibles en Microfinance, Environnement, ESG, Finance Climat et Green bonds. L’objectif est de rassurer et de certifier que les véhicules labellisés investissent de manière responsable dans les secteurs et activités respectifs.

Greenwashing pour la finance ? Dans un monde financier où le risque de réputation est probablement plus tenace que le risque d’investissement, le Luxembourg sait qu’il n’y a pas de place pour les fausses bonnes idées et les intentions masquées.

Alain Ducat

Une combinaison de stratégies ESG

Une combinaison de stratégies ESG

Une combinaison de stratégies ESG

L’agence indépendante de labellisation Luxembourg Finance Labeling Agency (LuxFLAG) nous parle de l’intégration des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans l’analyse d’investissement.

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Publié le dimanche 28 juin 2020
Finance & banque
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Les investissements responsables remontent aux groupes religieux du XVIIIe siècle, comme les Quakers ou les Méthodistes, qui établissaient déjà des lignes directrices pour les types d’entreprises dans lesquelles leurs adeptes pouvaient investir.

Les pratiques éthiques et responsables ont connu une croissance depuis le lancement en 2006 des principes d’investissement responsable des Nations Unis et, surtout, après l’Accord de Paris de 2015. La demande des investisseurs, les réglementations, les initiatives en matière de reporting RSE sont quelques-uns des facteurs qui ont contribué au développement rapide de l’intégration des critères ESG (facteurs environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance) dans les décisions d’investissement au cours des dernières années.

Exclusion sectorielle, intégration ESG et engagement

Dans le passé, la stratégie la plus utilisée par les gestionnaires d’actifs était l’exclusion sectorielle (tabac, armement, etc), car il s’agissait de l’approche la plus simple et la plus rapide à mettre en place, vu aussi le manque d’informations sur les données de durabilité.

Aujourd’hui, les fonds « responsables » utilisent une combinaison de stratégies ESG dont les plus utilisées sont l’exclusion sectorielle, l’intégration ESG et l’engagement. Le marché s’est rapidement développé et amélioré. Mais il ne suffit plus d’exclure certains secteurs de votre univers d’investissement pour qualifier votre fonds de « responsable ». En effet, si un gestionnaire d’actifs fait une forte promotion de son fonds en disant « mon fonds exclut tel ou tel autre secteur », c’est une alerte de greenwashing !

L’intégration ESG consiste à donner une préférence aux facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance dans vos décisions d’investissement. En plus de l’analyse conventionnelle réalisée sur un investissement (valorisation, prospectives financières, etc…), le gestionnaire aurait également besoin d’une analyse ESG.

Identifier les risques et présenter un avantage concurrentiel

Cela consiste à identifier les risques ESG des investissements - qui vont varier en fonction du secteur et/ou des pays où l’entreprise est implantée. Les aspects de durabilité ont un impact sur les opérations et/ou les finances d’une entreprise.

Lorsqu’une entreprise comprend ses aspects de matérialité, les aligne au cœur de sa stratégie et les intègre dans ses activités quotidiennes, elle a un avantage concurrentiel par rapport à ses pairs et cela se traduira très probablement par une diminution ou une meilleure gestion des dépenses de fonctionnement.

La mise en œuvre efficace d’une stratégie RSE et son suivi se traduiront par une meilleure note ESG qui, aux yeux d’un investisseur, est un signe de maîtrise des risques, ce qui signifie des valorisations moins volatiles et mieux résistantes à la récession économique.

Dans la réalité, les entreprises bénéficiant d’une bonne note ESG ont mieux performé pendant la crise COVID-19 que celles ayant une note ESG inférieure.

Cependant, les investisseurs préfèrent que les données ESG soient intégrées le plus possible aux informations des états financiers afin de pouvoir être facilement interprétées. La méthodologie de référence est la « SASB Materiality Map », un cadre qui identifie les risques ESG clés par secteur.

Malgré les améliorations apportées à l’intégration des facteurs ESG, cette dernière n’est malheureusement pas parfaite. Cette méthode présente encore quelques défauts car les informations ESG ne représentent pas la situation réelle. Les notes ESG restent à certains égards subjectives car elles peuvent différer d’un analyste à l’autre. Néanmoins, de nouveaux développements de produits, de nouvelles réglementations ainsi que des méthodologies d’analyse plus détaillées devraient à terme combler cette lacune.

LuxFLAG

The role of education in sustainable finance

The role of education in sustainable finance

The role of education in sustainable finance

Sustainable finance has come to the fore over the past years. In 2019, new green bond issuance increased by more than 50% compared to the year before. Surveys conducted by Climate Bond Initiative suggest that investors want to see more green bonds from a broader range of issuers, and that a large majority of existing green bond issuers are planning to issue other green bonds, mentioning increased visibility, a larger investment base, stakeholder engagement and catalysing new business as the main drivers.

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Luxembourg Stock Exchange
Publié le dimanche 28 juin 2020
Finance & banque
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When the COVID-19 pandemic hit, the “S” of ESG was brought centre stage and we saw an uptick in social bond issuance. Social bonds are financial instruments used to fund projects linked to healthcare, food security, social housing and education, all areas heavily impacted by the ongoing crisis. In April and May alone, COVID-19 response bonds totalling USD 20 billion were listed on our exchange.

This goes to show that the rise of sustainable finance is real. Nevertheless, a significant number of market players lack the crucial knowledge they need to be part of the change. This is where exchanges can play an important role.

Boosting financial literacy

In May 2020, the Luxembourg Stock Exchange launched the LGX Academy. Through this new initiative, our sustainable finance experts provide tailor-made trainings on a broad range of topics linked to sustainable finance to industry professionals, students and other groups. The LGX Academy has also worked with institutions such as the International Finance Corporation and the University of Luxembourg to provide sustainable finance trainings on a national and international level.

In a first phase, the LGX Academy offers three courses covering the fundamentals of sustainable finance, the main instruments and relevant standards as well as taxonomies, reporting requirements and the process of external reviews. These core topics are flavoured with insights into current market practices and recent industry developments affecting sustainable finance. We have also made available an in-depth glossary and a resource section with relevant reports to help those interested in the field to get an initial overview of the terminology and the basic concepts.

Making finance sustainable by default

Stock exchanges play a key role in promoting and facilitating the sustainable finance agenda. One of the missions of an exchange is to ensure investor protection and this starts with raising awareness and education.

We established the LGX Academy, because more education will be needed for the sustainable finance market to grow. The LGX Academy allows participants to enrich their knowledge in this field and gain a deeper understanding of sustainable finance market practices. The overall goal is to promote inclusive investment products and help direct future capital flows towards sustainable investment projects.

Financial literacy is key to making finance sustainable by default. To borrow a quote from Nelson Mandela "Education is the most powerful weapon which you can use to change the world."

By Julie Becker, Deputy CEO of the Luxembourg Stock Exchange and Founder of LGX / Photos : Luxembourg Stock Exchange

LuxFLAG : 2e édition pour Sustainable Investment Week (#LSIW20)

LuxFLAG : 2e édition pour Sustainable Investment Week (#LSIW20)

LuxFLAG : 2e édition pour Sustainable Investment Week (#LSIW20)

Après le succès de la première édition, LuxFLAG a le plaisir d’annoncer la deuxième édition de la LuxFLAG Sustainable Investment Week (# LSIW20), qui se déroulera mi-octobre. #LSIW20 est une série de 21 événements uniques, qui couvriront un large éventail de sujets tels que le financement climatique, l’ESG, l’investissement d’impact, les objectifs de développement durable et bien plus encore.

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LuxFLAG – Luxembourg Finance Labelling Agency
Publié le dimanche 28 juin 2020
Finance & banque
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Compte tenu des circonstances et de l’incertitude auxquelles nous sommes tous confrontés en raison de la pandémie, LuxFLAG a pris en compte tous les différents facteurs de risque liés à l’accueil dans le cadre de plusieurs événements physiques. Compte tenu de la situation, des discussions avec nos membres et partenaires sont en cours sur la manière d’assurer des séances variées, en formats digitaux et physiques de haute qualité, tout en garantissant la santé et la sécurité de chacun. LuxFLAG organisera un large éventail d’événements avec différents formats, y compris la livraison de l’expertise technique, des ateliers, des créations de produits, l’éducation et beaucoup plus.

Organisations participantes

Au total, 23 organisations ont confirmé leur participation et organiseront un événement dans le cadre de #LSIW20 - The Luxembourg Bankers’ Association (ABBL), Aberdeen Standard Investments, Arendt, Banque de Luxembourg, BNP Paribas Securities Services, Candriam, Danske Invest, Degroof Petercam Asset Management, EY, Fidelity International, Green Ethica by FIA Asset Management, HSBC, ING, Linklaters, Luxembourg Institute of Science and Technology (LIST), Luxembourg Private Equity and Venture Capital Association (LPEA), Luxembourg Stock Exchange, PwC Luxembourg, RAEX Expert, Seqvoia, Société Générale, State Street, Union Investment.

Partners

5 partenaires institutionnels ont également confirmé leur participation à #LSIW20 – the Association of the Luxembourg Fund Industry (ALFI), Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat, Luxembourg (Spuerkeess), DWS, Nordea Asset Management, Quintet Private Bank.

Promotion de la finance durable

Sachin Vankalas, le directeur général de LuxFLAG, souligne l’importance de la création de cette série d’événements : « L’industrie financière fait constamment l’objet de contrôles relatifs à sa responsabilité, sa transparence et ses actions en faveur de l’amélioration de notre planète et de notre société. LuxFLAG, en tant qu’acteur européen clé dans la promotion de la finance durable, a lancé l’idée de #LSIW en 2019 pour fournir une plateforme à nos membres afin qu’ils montrent leur engagement et leurs actions concrètes dans l’avancement de la finance durable ».

Il ajoute : « Au regard de la sensibilisation croissante aux questions de durabilité (en particulier dans le contexte de COVID-19) et des récents développements politiques au niveau européen, la finance durable n’a jamais été autant d’actualité. LuxFLAG profite de cette opportunité pour continuer à créer une dynamique et partager son expertise via LSIW sur ce sujet. »

#LSIW19

L’édition de l’année dernière a accueilli plus de 475 participants et plus de 35 conférenciers lors de 16 événements différents sur 3 jours. Les professionnels de la finance présents à l’événement ont non seulement pu présenter leurs actions dans le domaine de la finance durable, mais ont également acquis des connaissances importantes au sujet des autres pratiques du marché et de l’évolution récente au niveau des politiques.

Informations pratiques sur #LSIW20

Tous les événements du #LSIW20, digitaux ou physiques, seront gratuits et principalement ouverts aux participants de l’industrie financière et au grand public. Cependant, l’inscription est obligatoire pour tous les participants.

Plus de détails sur #LSIW20 en ligne sur https://lsiw20.luxflagevents.lu/.

LuxFLAG, partenaire Infogreen

Investissement durable et responsable : quels impacts suite à la crise COVID-19 ?

Investissement durable et responsable : quels impacts suite à la crise COVID-19 ?

Investissement durable et responsable : quels impacts suite à la crise COVID-19 ?

Jusqu’à présent, l’investissement durable et responsable semblait porter principalement sur la protection de l’environnement. En témoigne la réglementation européenne sur la finance durable qui, dans un premier temps, privilégie l’aspect environnemental. Mais cette crise sanitaire a mis en lumière d’autres facteurs et a renforcé le lien entre les problématiques de durabilité, l’économie et la performance financière des entreprises.

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Publié le dimanche 28 juin 2020
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E : Quelles conséquences sur l’environnement ?

L’impact est mitigé. À court terme, le confinement a eu des effets positifs sur l’environnement : diminution des émissions de CO², amélioration de la qualité de l’air et des eaux, … Le ‘jour du dépassement’ de la terre, date à laquelle notre empreinte écologique dépasse la biocapacité de la planète, a d’ailleurs été retardé de trois semaines à la suite de la baisse de l’activité économique. Toutefois, l’impact environnemental à plus long terme dépendra de la relance économique à venir :
sera-t-elle verte ? L’Europe semble confirmer ses ambitions climatiques notamment via le « Green Deal ». Certains gouvernements européens conditionnent d’ailleurs leur aide aux entreprises à la réduction d’émissions de CO², comme l’État français qui soutient Air France, en contrepartie d’engagements sur l’amélioration de sa rentabilité et sur la réduction de ses émissions de CO². A contrario, les États-Unis pourraient quant à eux, revoir à la baisse leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

S : Vers une crise sociale ?

Cette crise a mis en exergue d’importantes problématiques sociales : l’importance de la santé des travailleurs, la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement et la valeur du facteur humain. Les sociétés qui se sont distinguées par la protection de leurs travailleurs et le dialogue social ont pu plus facilement assurer la continuité de leurs activités. Certaines entreprises ont même été au-delà. Citons par exemple Danone, société détenue dans le fonds BL Sustainable Horizon de la Banque de Luxembourg, qui tout en garantissant l’emploi de ses salariés, a également raccourci ses délais de paiement à ses fournisseurs. Le soutien fourni à ses derniers témoigne d’une approche intégrée qui prend en compte l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise. Aujourd’hui, il semblerait que les investisseurs considèrent de plus en plus les entreprises d’un point de vue social, selon une enquête de JP Morgan sur les implications de la crise du COVID 19 sur l’ESG[1].

G : Quelles incidences sur les aspects relatifs à la gouvernance ?

La gouvernance n’est pas en reste ! En témoignent les débats sur la rémunération des dirigeants ou la distribution de dividendes en période de récession. Les autorités dans différents pays ont d’ailleurs recommandé la suspension des dividendes pendant la crise. Certains estiment que cette crise pourrait modifier durablement la façon dont les entreprises allouent leur flux de trésorerie, prenant en compte leur responsabilité envers les employés et la société au sens large, actionnaires y compris.
En tout état de cause, l’effet ‘bénéfique’ de la crise du Covid-19 sur l’investissement durable et responsable pourrait être un meilleur équilibre entre les facteurs Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance. Néanmoins, avec plusieurs millions d’emplois qui pourraient disparaître, une augmentation significative des inégalités sociales est très probable.

Les fonds durables et responsables ont-ils particulièrement souffert pendant cette période ?

Cette crise constitue le premier ‘stress test’ du secteur de l’investissement durable et responsable dont la croissance est forte depuis quelques années. Il est intéressant de constater que les indices des actions mondiales se distinguant par leur rating ESG élevé (MSCI World AC SRI) ont montré une forme de résilience depuis le début de l’année. Ainsi, à fin mai, l’indice MSCI WORLD AC SRI surperforme l’indice des actions mondiales l’indice MSCI WORLD AC (sans prendre en compte le rating ESG), de 2.5%, confirmant la tendance des dernières années. Certes, l’horizon considéré est court et il faut rester prudent. Toutefois, dans une phase de crise aigüe, l’application des critères ESG semble être favorable en termes de performance boursière. Ceci peut s’expliquer par un biais vers les sociétés de croissance de qualité mais également par la prise en compte de facteurs de risque dans l’analyse des sociétés, permettant de les rendre plus solides par rapport à des chocs exogènes.

Les investisseurs européens ont continué à plébisciter l’approche ESG durant cette période tourmentée. En effet, si les fonds ‘classiques’ ont connu des sorties importantes durant les mois de février et mars, les fonds ayant une approche ESG ont enregistré des flux positifs durant le 1er trimestre 2020[2].

[1]JP Morgan Cazenove, ‘Stay safe and think long term’, Europe Equity Research, 30 Mars 2020.
[2]Morningstar Manager Research, European Sustainable Funds Prove Resilient Amid Covid 19 Sell-Off, Avril 2020.

Pour en savoir plus :

Découvrez en vidéo notre approche sur WWW.BANQUEDELUXEMBOURG.COM rubrique « Clientèle Privée – Investissement responsable » par Mélanie Mortier, Senior Portfolio Manager

Keytrade : l’investissement durable, tendance de fond

Keytrade : l’investissement durable, tendance de fond

Keytrade : l’investissement durable, tendance de fond

Pour Keytrade Bank Luxembourg, l’investissement durable devient la nouvelle norme. En ligne, l’épargnant responsable peut, via la sélection de fonds « Keyplan Durable », miser à la fois sur un rendement potentiel et en tenant compte de facteurs non financiers. Notamment sur des entreprises ou des fonds dédiés qui garantissent des critères de durabilité environnementaux, sociaux ou/et de bonne gouvernance.

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Publié le dimanche 28 juin 2020
Finance & banque
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« C’est une tendance très marquée, long terme, qui pense aux générations futures tout en agissant dès aujourd’hui ». L’impact investing est devenu la nouvelle norme et Fabien Vrignon, CEO de Keytrade Bank Luxembourg, en est convaincu, par son expérience personnelle – au sein du groupe BNP Paribas où l’on mettait déjà l’accent sur les fonds verts, puis à la direction de la banque en ligne au Luxembourg – et l’observation du marché. « Depuis 2-3 ans, il y a une très forte demande de la part de la clientèle, particuliers comme institutionnels. Et l’offre de fonds s’est développée, sur base d’un engagement et d’une conscientisation générale de la société : le développement durable et l’éthique dans la gestion ne sont plus des options. Nous n’avons plus le choix, c’est la voie à suivre ». Comme la lutte contre le réchauffement climatique, l’aide aux pays défavorisés ou le soutien au développement dans une optique durable, sociale et éthique nécessitent de gros moyens, les investissements dans ce type de produits connaissent une croissance aussi exponentielle que salutaire.

Keytrade Bank Luxembourg fournit des services de courtage boursier à prix réduit, exclusivement en ligne, aux investisseurs résidents et internationaux. Sans l’intermédiation de services et conseils type « banque privée », mais avec la sécurité, l’information et les outils nécessaires à la pratique de l’investissement en ligne, Keytrade Bank Luxembourg offre un accès en temps réel aux principales places boursières dans le monde. « On propose d’investir sur 18 marchés, en Europe, aux États-Unis, au Canada ».

Contribuer à un monde meilleur

Depuis quelques mois, la banque propose une sélection de fonds liés à cette thématique. « Keyplan Durable permet au client de pratiquer, directement et selon son choix ou son profil, l’investissement responsable, durable ». Le client qui souhaitait exclure de son portefeuille des entreprises, des secteurs ou des gouvernements qui ont mauvaise réputation peut investir uniquement sur des produits financiers qui tiennent compte de critères de durabilité environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance. « L’investissement responsable a pour but de contribuer activement à un monde meilleur. Il permet d’opter pour des entreprises qui respectent l’humain et l’environnement ainsi que pour des placements qui font progresser la société. »

Il ne faut pas être un gourou de la finance pour cela. Les gestionnaires triés sur le volet font le job, une fois les choix du client opérés. L’investissement se fait à partir de 25 euros par an, sans droit d’entrée, en pratiquant un mix qui peut limiter la notion de risque – sans l’enlever, bien sûr, puisqu’on parle d’actions en majorité et de risques de marché - sur un portefeuille de fonds bien cotés par des gestionnaires ayant pignon sur rue (comme Allianz, Pictet, Blackrock…)
Le candidat investisseur peut lui-même effectuer une simulation sur le site.

Il peut ensuite suivre son portefeuille, lequel participe au « positive impact » sur le climat, à l’essor d’entreprises exerçant leur activité dans des secteurs dédiés (alimentation, recherche médicale, approvisionnement en eau, etc…), à des fonds d’investissement pour le financement de projets durables (infrastructures de mobilité douce, habitat passif, parcs éoliens ou solaires…), des obligations vertes (green bonds, une spécialité luxembourgeoise)…

Porté par le groupe Crédit Mutuel Arkéa depuis juin 2016, Keytrade Bank Luxembourg a inclus dans ses missions celle de faire passer le message, de conscientiser et d’inviter chacun à agir, « pour mettre en évidence l’engagement collectif, qui passe aussi par l’engagement individuel. Chacun peut apporter sa pierre à l’édifice ».

Keytrade Bank Luxembourg essaie donc aussi d’avoir son propre impact. « L’an passé encore, nous avons poursuivi les efforts ‘green’ au sein de la société. Nous avions pris de l’avance sur la dématérialisation par exemple. Nous nous en sommes d’ailleurs félicités au cœur de la pandémie, car cela a aussi facilité le télétravail et la poursuite de notre mission de banque en ligne, virtuelle mais au côté de nos clients », poursuit Fabien Vrignon. « Les produits financiers que l’on propose vont aussi dans cette logique. C’est une vraie tendance sur le marché, et elle apporte des opportunités, pour les émetteurs, pour les investisseurs, et ce avec une grande lisibilité ».

Propos recueillis par Alain Ducat

Durables, comme les relations qu’entretient Raiffeisen avec ses membres et clients

Durables, comme les relations qu’entretient Raiffeisen avec ses membres et clients

Durables, comme les relations qu’entretient Raiffeisen avec ses membres et clients

Raiffeisen est une banque coopérative luxembourgeoise. Et ça change tout ! Avec le respect et l’estime au service de relations durables qu’elle revendique et entretient, l’institution à l’approche responsable propose l’offre la plus complète en matière de placements durables. En se basant sur des certifications reconnues à l’échelle internationale, Banque Raiffeisen propose dès lors une formule adaptée à chaque client souhaitant investir de manière responsable.v

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Banque Raiffeisen
Publié le dimanche 28 juin 2020
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« En tant que banque coopérative luxembourgeoise, nous nous engageons, depuis plus de 90 ans, à vous soutenir et à travailler dans votre seul intérêt. Parce que pour nous, c’est naturel de faire confiance à ceux qui nous font confiance. Nos ambitions sont d’offrir des produits et un service de qualité tout en construisant des relations fortes et durables avec l’ensemble de nos clients, partenaires et membres » : la Banque Raiffeisen le souligne sur son site internet.

Et être responsable fait partie de l’ADN de Banque Raiffeisen. Depuis ses tout débuts, elle ne vise pas la maximisation des profits mais œuvre avant tout et surtout dans l’intérêt de ses clients et de ses membres. C’est une stratégie durable revendiquée et mise en pratique, « pour construire l’avenir et ne pas contribuer à sa détérioration », comme l’explique Guy Hoffmann, Président du Comité de Direction de Banque Raiffeisen et par ailleurs président de l’ABBL.

Une offre complète en matière de solutions de placements durables

En signant les « Principles for Responsible Banking » des Nations Unies, Banque Raiffeisen a confirmé son engagement et rejoint ainsi l’initiative mondiale supportée par plus de 170 instituts financiers. Ces principes fournissent au secteur bancaire un cadre unique qui intègre la durabilité dans tous les domaines d’activité. Ils permettent aux banques signataires de s’aligner sur les objectifs de la société tels qu’ils sont exprimés dans les Objectifs de Développement Durable (ODD) et dans l’Accord de Paris sur le climat.

Le conseil est clair : « investir durable, c’est bien investir ». Banque Raiffeisen offre à ses clients des solutions qui s’inscrivent dans une approche ESG (Environment & Social & Governance). « L’investissement durable s’adresse à des personnes qui souhaitent se constituer un patrimoine, tout en construisant un avenir plus responsable, écologique et social ». Conformément à son approche responsable, Banque Raiffeisen a donc intensifié ses efforts afin d’élargir sa gamme de produits. Aujourd’hui, elle propose l’offre la plus complète en matière de placements durables. En se basant sur des certifications reconnues à l’échelle internationale, Raiffeisen propose dès lors une formule adaptée à chaque client souhaitant investir de manière responsable. Les diverses solutions vont d’un plan d’épargne par fonds durables jusqu’à une directive de gestion discrétionnaire « sustainable », en passant par des fonds d’investissement gérés activement et certifiés LuxFLAG ESG, des Exchange Traded Funds (ETFs) SRI, des produits structurés certifiés « Act ESG », de l’or « Fairtrade » ou des Green Bonds. Le succès de ces offres fortement attendues et appréciées par la clientèle est au rendez-vous.

Financer son projet écologique

Banque Raiffeisen complète son offre durable avec, notamment, le prêt personnel R-Eco « C’est une formule intéressante pour financer votre projet écologique. Le prêt personnel R-Eco est destiné par exemple au financement d’une voiture neuve écologique ou d’une rénovation énergétique de votre maison. Avec quelques avantages comme un taux fixe encore plus compétitif, des mensualités constantes ou déduction fiscale des intérêts débiteurs annuels de votre revenu imposable ».

La Banque qui appartient à ses membres

La devise « La Banque qui appartient à ses membres » reste plus vraie que jamais. Toujours fidèle à sa dimension humaine et à sa politique commerciale prudente inhérente à sa structure coopérative, Raiffeisen a continué à élargir son fonds de commerce tant auprès de la clientèle privée que de la clientèle professionnelle.
En 2019, la Banque a pu augmenter le nombre de ses membres de +9.5%. Un chiffre en hausse significative qui prouve une nouvelle fois l’importance du soutien de la clientèle au projet coopératif.

Banque Raiffeisen

« Les plus vertueux ont plus d’avenir »

« Les plus vertueux ont plus d’avenir »

« Les plus vertueux ont plus d’avenir »

Le Groupe Foyer et sa branche CapitalatWork spécialisée dans le Wealth Management s’impliquent pour offrir des produits d’assurance et de gestion de patrimoine clairement orientés développement durable. Renaud Durand, Chief Investment Officer du Groupe Foyer et Jérôme Bricart, gestionnaire de fonds chez CapitalatWork, constatent l’engouement grandissant des nouveaux investisseurs et promeuvent des solutions adaptées à la fois aux aspirations éthiques et au rendement financier.

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Groupe Foyer S.A
Publié le dimanche 28 juin 2020
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« Les questions environnementales et climatiques, ainsi que la sensibilité aux enjeux sociétaux, ce ne sont plus des options », observe Renaud Durand, CIO du Groupe Foyer. « Il y a encore quelques années, c’était assez marginal. Après la crise financière, la donne a changé, sur le plan des fonds éthiques et des investissements responsables, sur le plan réglementaire aussi. L’offre s’est développée mais la demande restait un peu timide. Désormais, la machine est lancée et nous rencontrons une nouvelle génération d’investisseurs ». L’environnement de Place et la politique européenne notamment, avec la taxonomie européenne qui se met progressivement en place (NDLR : un langage et des concepts communs, une modélisation pour aider les investisseurs https://ec.europa.eu/info/sites/inf... – lire aussi https://www.infogreen.lu/financemen... et par ailleurs dans ce dossier https://www.infogreen.lu/ecrire/exe...) font aussi la différence, en assurant la promotion d’une nouvelle manière de penser les produits d’assurance patrimoniale pour compte propre ou la gestion d’actifs pour compte de tiers, de plus en plus exigeants.

Le Groupe Foyer se réjouit de l’évolution du cadre et a anticipé les adaptations, non seulement au marché, mais aux attentes d’une clientèle sensibilisée. « En tant qu’entreprise, nous essayons de participer au mouvement, via notre politique RSE, la participation à des initiatives locales, en faveur de la reforestation par exemple. Et en tant que prestataire de services financiers, nous allons aussi dans le sens de l’action concrète, ce qui est valable pour les conseils en matière de produits durables adaptés aux aspirations et besoins de nos clients. »

Nouvelles stratégies d’investissement


« En gestion d’actifs, les choses ont beaucoup évolué et de nouvelles stratégies d’investissement se sont mises en place depuis quelques années », commente Jérôme Bricart, gestionnaire de fonds chez CapitalatWork, société du Groupe Foyer spécialisée dans la gestion de patrimoine. « La clientèle privée a d’abord opté pour une stratégie de refus, en excluant du portefeuille d’actifs certaines activités controversées, puis de plus en plus en intégrant des critères non financiers dans le processus de sélection, en se concentrant sur des thèmes spécifiques de durabilité, d’impact mesurable ou en participant au mouvement d’actionnaires responsables qui veulent exercer des droits de vote. Ce sont des enjeux que l’offre de grands acteurs sur le marché a intégrés. L’industrie des fonds a développé des stratégies cohérentes, durables et intéressantes ».

Le Luxembourg en particulier a su se positionner idéalement, avec ses qualités et capacités de Place internationale, « une Place intelligente, flexible et aux compétences solides », souligne Renaud Durand, avec notamment une Bourse pionnière en mode « Green Exchange » et les green bonds, la labellisation adéquate (via LuxFlag), et aussi un encouragement manifeste, non seulement des autorités politiques, mais aussi d’institutions comme l’ABBL (banques), l’ALFI (fonds d’investissement) ou l’ACA (compagnies d’assurances).

Des produits et des messages

Le Groupe Foyer s’est investi et a développé les produits ad hoc, en proposant notamment la première assurance vie du Luxembourg au sous-jacent 100% ESG. Ce sous-jacent « Sustainable Equities at Work » de CapitalatWork, détient le label ESG de Luxflag et a été intégré au produit flexivie de Foyer. Afin de compléter la gamme de CapitalatWork, un fonds obligataire dédié devrait aussi être annoncé à la rentrée.
« La finance est de plus en plus durable et on s’attend à des flux de capitaux massifs incluant des critères ESG et de véritables possibilités d’impact investing. Il est important que les grands acteurs du marché montrent l’exemple et donnent les capacités à leurs clients d’investir au plus juste », note le gestionnaire de fonds.

Le CIO du Groupe Foyer conclut : « Il y a un vrai message à cette génération d’investisseurs qui a pris conscience des enjeux, et de réelles possibilités, notamment dans le cadre de transmission de patrimoine. Tout cela fait partie d’une approche responsable et d’un investissement durable, et rentable. L’objet mise sur le long terme, pour la planète notamment. Il y a un impact réel. Et il y aura du rendement intéressant, car les sociétés changent : les plus vertueux ont le plus d’avenir ».

Alain Ducat, avec Groupe Foyer

Des indicateurs pour des investissements durables

Des indicateurs pour des investissements durables

Des indicateurs pour des investissements durables

Derrière le langage et les effets du marché financier, une unité du LIST cherche à modéliser les aspects qualitatifs et quantitatifs, pour les volets environnemental, économique, social et de gouvernance. Objectif : un outil d’évaluation, voire de prévision, pour la durabilité des investissements.

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Luxembourg Institute of Science and Technology (LIST)
Publié le dimanche 28 juin 2020
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« Luxembourg est une place importante, où l’on est réactif et flexible, en parallèle de la volonté politique d’aller de l’avant en matière de finance responsable, durable et éthique. En tant que chercheurs, c’est pour nous à la fois une opportunité, une obligation, une évidence et une belle mise en valeur », résume Enrico Benetto, chercheur du LIST. À la tête de l’unité Environmental Sustainability Assessment and Circularity, il a été sollicité en tant qu’expert au sein du groupe technique qui conseille la Commission européenne dans son plan d’action sur le financement de la croissance durable.

Le LIST participe ainsi à la mise en place par l’Union européenne d’un système de classification commun pour encourager les investissements privés et contribuer à une économie neutre sur le plan climatique. « L’environnement, le développement durable, les choix économiques et éthiques, l’utilisation rationnelle des ressources, la bonne gouvernance, l’impact social et sociétal… ce sont des problématiques multicritères, partagées par différents secteurs. On a donc besoin d’une base commune pour cette approche commune, et cela commence par le fait de comprendre les concepts, pour les partager ».

Une taxonomie pour la lisibilité

D’où la « taxonomie » qui se construit. Et qui ne se limite pas à une sorte de lexique. Car il s’agit aussi de transparence et de lisibilité, dans un marché global où le « green washing » ne peut être écarté d’emblée. Il faut donc coordonner les approches méthodologiques, entre une multitude d’acteurs, de référentiels ou indicateurs d’impact, d’objectifs dans les produits. « L’idée est que les investisseurs puissent comparer les différentes propositions, en connaître les tenants et aboutissants, pour y adhérer », et permettre de recentrer les investissements sur des technologies ou des entreprises réellement durables.

Cette « durabilité » doit pouvoir se « mesurer », selon une méthodologie fiable. Le groupe d’experts dont Enrico Benetto fait partie élabore des seuils et des critères techniques. « On met l’accent sur le cycle de vie complet, en prenant notamment en compte les ressources utilisées, sur toute la chaine de production, la logistique, le recyclage… On ne peut considérer comme durable une activité économique ayant des effets négatifs au cours de ses étapes en amont ou en aval. On essaie donc de baser les seuils d’atténuation du climat sur une empreinte carbone évaluée sur un cycle de vie complet ».

La taxonomie n’est qu’une première étape. « Pour l’instant, on prend l’instrument financier à l’instant T. C’est une photo que l’on observe. Sur base des modèles, on devrait aller vers un outil qui apporte aussi de la sécurité à long terme, de la prévisibilité, en tenant compte des effets que peuvent avoir, par exemple, un afflux de capitaux sur un projet ou un type de produit, un changement de paradigme dans une région… Pour changer le comportement d’investissement, on doit pouvoir développer un outil de prospective et montrer comment on peut arriver à un changement donné à l’horizon 2030 par exemple ».

C’est le travail du LIST, notamment dans le projet REFUND, qui, pour modéliser le cycle de vie environnemental des activités découlant des obligations et des fonds verts, passe par développer une base de données des activités de référence pouvant être financées. Le niveau de difficulté est évident, notamment dans le cas de fonds d’investissement, plus complexes selon leurs portefeuilles, composés aussi d’actions de sociétés cotées en bourse. Les modèles ACV (analyse du cycle de vie) pourront ensuite quantifier les impacts et les bénéfices environnementaux mais aussi sociétaux des activités liées aux instruments financiers.

Renforcer la finance éthique et responsable

« Une des difficultés est la disponibilité de données », précise Claudia Hitaj, en charge du volet « sustainable finance » dans l’unité du LIST. « Pour le volet économique et environnemental, c’est assez objectif. Cela devient plus compliqué quand il s’agit de tenir compte d’éléments de gouvernance ou de critères de développement social ». Une proposition de projet vient d’être soumise, en collaboration avec une unité de recherche de l’ETH Zürich, visant la mesure de l’évolution sociale d’une activité soutenue par une obligation ou un fond vert.

In fine, la finance éthique et responsable s’en trouvera renforcée, et sa promotion facilitée, par des outils ciblés : labellisation, aide à la décision politique, guide pour l’investisseur, mesure du risque sociétal en regard de la rentabilité économique… « Les besoins sont énormes. Et on ne peut qu’insister sur l’urgence d’apporter des solutions », souligne Claudia Hitaj.

« Au Luxembourg, nous avons la chance de travailler dans un environnement de Place compétent et sensibilisé, avec le soutien des autorités politiques », prolonge Enrico Benetto. « Nous pouvons aussi appeler à une collaboration accrue entre tous les acteurs, afin de faire avancer la recherche et d’aboutir à des modèles pour un investissement vertueux ».

Alain Ducat avec le LIST, partenaire Infogreen
Photos : Enrico Benetto (LIST)
Green Finance/EuropaResearch/IStock

Forethix : le conseil indépendant pour (s’) investir

Forethix : le conseil indépendant pour (s’) investir

Forethix : le conseil indépendant pour (s’) investir

Forethix est un cabinet de conseil indépendant dédié à la croissance responsable et à la création de valeur à long terme. L’équipe apporte notamment des réponses concrètes à des questions comme la mesure des risques et opportunités ESG des portefeuilles d’investissements.

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Pour accompagner ses ambitions, CCD Partners change de nom et devient Forethix
Publié le dimanche 28 juin 2020
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Forethix est un cabinet de conseil indépendant dédié à l’investissement responsable, la responsabilité d’entreprise et l’engagement social. « Notre ambition est de soutenir la transformation ESG des organisations de toutes tailles et de tous secteurs pour des économies plus pérennes et responsables. Nous accompagnons nos clients dans l’élaboration de solutions responsables créatrices de valeur à long terme pour les investisseurs, les organisations et la société », souligne Stéphanie Deltenre, Managing Director de la société établie à Luxembourg. « Travailler dans l’univers croissant de la gestion responsable signifie que nous offrons des solutions différentes, en accompagnant des entreprises ou des organisations, sur le mode du partenariat ou par le biais de formations dédiées » (Forethix est également organe de formation certifié). https://www.infogreen.lu/integrer-l...

Investissement responsable : réponses et solutions

L’investissement responsable se centre sur l’intégration des impacts et opportunités des modèles ESG (environnemental, social et de bonne gouvernance) dans les analyses de risques, les processus d’investissement et les décisions stratégiques pour participer à la création de valeur.

Forethix offre ainsi une aide pour répondre à des questions essentielles. Mesurez-vous les risques et les opportunités ESG de vos portefeuilles d’investissements ? Comment intégrer des critères ESG dans vos décisions d’investissement et de gouvernance ? Quelles mesures sont à prendre pour être en conformité avec les exigences de transparence extra-financière ? Comment améliorer et valoriser la performance ESG ? Quels sont les indicateurs de performance à mettre en place pour mesurer la performance extra-financière ? Où et comment référencer la performance RSE pour cibler et attirer de nouveaux investisseurs ?

Par son Cluster « Banque, Asset Management et Assurances », les solutions proposées permettent de répondre aux enjeux à venir du secteur de la finance :

  • Sensibilisation et formation à l’ESG : Séminaires, session de travail et programmes de formation adaptés à l’organisation.
  • Analyse ESG : Analyse de portefeuilles sur les risques ESG et impacts négatifs, Analyse de conformité ESG de portefeuilles, Application de la taxonomie européenne aux portefeuilles, Analyse comparative sectorielle ou spécifique.
  • Développement de Stratégie ESG : Diligence raisonnable, Politique et procédures d’investissement responsable.
  • Intégration ESG : Sélection d’indicateurs de performance ESG, Cartographie des risques ESG, Processus d’évaluation et d’audit.
  • Rapport ESG : Rapport d’investissement responsable conforme aux standards internationaux et réglementations en vigueur (UNPRI, Règlement (UE) 2019/2088 sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers)
  • Notation ESG : Évaluation et recommandations pour accroître le score de performance de votre évaluation ESG.
  • Label ESG & Certifications.

Forethix est membre de LuxFLAG, de l’ABBL, signataire en tant que prestataire de services des Principes pour l’Investissement Responsable (UNPRI) et des Principes pour la Banque Responsable (UNPRB). « Nos consultants sont membres actifs de groupes de travail ESG et finance durable à Luxembourg. Dans le contexte de notre partenariat avec l’ABBL, nos consultants ont animé des ateliers de co-réflexion de mise en œuvre d’une stratégie responsable pour une banque implémentée à Luxembourg ».

Impact social et sociétal positif

Forethix travaille aussi, en amont, sur la RSE (Responsabilité sociétale des Entreprises), pour intégrer les dimensions économiques, sociales et environnementales du développement durable dans les modèles économiques, les stratégies d’entreprises et les activités opérationnelles. « Notre mission est d’identifier, développer et valoriser l’impact social positif sur l’organisation et ses écosystèmes. Nous travaillons avec les organisations du secteur privé comme public pour intégrer des enjeux sociaux et sociétaux dans leurs stratégies, système de management et offre de services. Nous développons des solutions sur mesure adaptées aux priorités, attentes et exigences de durabilité des investisseurs, parties prenantes et législateurs. Nous nous mettons ainsi au service de tout type d’organisations, de secteurs d’activité et pour tous les profils, pour livrer nos connaissances innovantes et pratiques, basées sur notre expérience de terrain depuis plus de 10 ans ».

L’équipe Forethix est accessible pour toute information complémentaire ainsi que toute demande de personnalisation de programmes et parcours de formation : contact@forethix.com ou www.forethix.com

Forethix, partenaire Infogreen

LITA.co : donner du sens à l’épargne

LITA.co : donner du sens à l’épargne

LITA.co : donner du sens à l’épargne

Née en France, implantée en Belgique et en Italie, et en voie d’installation au Luxembourg, la plateforme de financement participatif LITA.co dispose d’un large portefeuille composé exclusivement d’entreprises tournées vers l’économie responsable et réelle.

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LITA.co
Publié le dimanche 28 juin 2020
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« À l’origine de LITA.co, il y a la volonté de réconcilier les citoyens avec le monde de la finance » Cofondée par Eva Sadoun et Julien Benayoun en 2014, cette plateforme de financement participatif dispose d’un large portefeuille composé d’entreprises tournées vers l’économie responsable et réelle. « Nous avons fait le constat que les citoyens souhaitent reprendre confiance en l’investissement en y donnant du sens.

Plus qu’une simple mission, notre engagement est de participer activement et efficacement à réduire les inégalités sociales et environnementales dans le monde afin de construire un avenir meilleur, durable et inclusif. » L’investisseur, qu’il soit millenial en quête d’actions d’impact, gestionnaire d’actifs avisé, épargnant souhaitant améliorer ou transmettre un patrimoine, ou entrepreneur business angel, est aussi responsabilisé « Qui sait par exemple que 40% de notre empreinte carbone individuelle provient de notre argent et de ce qu’on en fait ? »

LITA.co (pour Live Impact Trust Act) est née en France. La plateforme a déjà essaimé en Belgique et en Italie. Et l’entreprise prépare son arrivée au Luxembourg. Une société est en cours de constitution et les entrepreneurs collaborent avec les autorités pour coller à tous les critères réglementaires. La société prépare une nouvelle levée de fonds cette année, pour lancer une application mobile, élargir sa gamme de produits et, donc, se renforcer à l’international. « Nous allons ouvrir un bureau au Luxembourg et notre filiale de Bruxelles envisage l’opportunité de s’installer aux Pays-Bas », confirme Eva Sadoun, présidente de LITA.co.

Financer l’économie réelle

Au fond, le modèle est simple et transparent : permettre, via sa sélection d’initiatives auxquelles on peut souscrire en ligne, d’investir dans des entreprises à impact positif. « Nous tenons beaucoup à la notion de développement durable qui implique un développement économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable. C’est pourquoi nous sélectionnons des structures répondant à un ou plusieurs des 17 objectifs de développement durable (ODD) fixés par l’ONU. Notre solution veut donner à chacun les moyens d’agir et permettre de donner du sens à son argent en ligne ».

Sur LITA.co, on peut ainsi investir dans des entreprises durables, obtenir un avantage financier et contribuer au monde de demain. « La finance durable, pour atteindre l’impact positif, doit impérativement financer l’économie réelle, en développant des projets d’innovation et de transformation créateurs d’emploi. Pendant la crise, nous avons d’ailleurs constaté une augmentation des encours sur notre plateforme » (lire le rapport ci-joint PDF), expliquent les fondateurs. « La crise a démontré qu’il était possible d’avoir une empreinte écologique plus modérée, et elle a révélé aussi une fracture sociale. C’est pourquoi une réindustrialisation verte et sociale doit avoir lieu. Il faut engager les citoyens dans ces changements si nous voulons que l’économie se reconstruise sur de bonnes bases. En outre, le partage de la valeur et du pouvoir au sein de l’entreprise reste un sujet majeur. Pour aller dans le sens de l’intérêt général, la prise de décision doit être partagée avec l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise, pas seulement par — et pour — les actionnaires ».

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45 000 personnes dans la communauté

Les analystes de LITA.co sélectionnent rigoureusement les initiatives à financer, tout en les aidant à structurer leur plan de financement. L’investisseur peut « miser » à partir de 100 euros sur le « portefeuille » électronique, en choisissant parmi différents types de structures, de la start-up en phase d’amorçage à la PME active dans des domaines comme la réinsertion sociale, l’immobilier écologique ou les énergies renouvelables, en passant par les associations ou les sociétés locales.

L’initiative revendique à ce jour plus de 35,7 millions collectés, près de 13 000 investissements réalisés dans des entreprises nouvelles, en développement ou transmises ainsi que plus de 4 300 emplois créés ou consolidés grâce aux leviers financiers. La communauté des particuliers investisseurs chez LITA s’élève aujourd’hui à 45 000 personnes, sur la France, la Belgique et l’Italie.

Alain Ducat avec Lita.co, partenaire Infogreen
Photos : LITA.co

GreenEthica : unité de ton, diversité de fonds

GreenEthica : unité de ton, diversité de fonds

GreenEthica : unité de ton, diversité de fonds

La pandémie Covid-19 a confirmé l’importance de la finance durable pour l’avenir. Acteur incontournable du secteur financier, la société FIA AM a regroupé ses activités relatives à la finance durable et éthique au sein d’une unité opérationnelle, GreenEthica.

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GreenEthica by FIA Asset Management S.A.
Publié le dimanche 28 juin 2020
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GreenEthica, c’est une unité opérationnelle dédiée, au sein de la société FIA AM, aux activités relatives à la finance durable et éthique. Sous cette bannière sont donc repris les produits et services développés dans des domaines comme la gestion de fortune, en mandat discrétionnaire ou conseil, et les fonds d’investissement, mais tous centrés autour du même objectif : agir en précurseur dans une véritable démarche alliant responsabilité et performance.

Depuis sa création, FIA AM, faisant partie de FARAD Group, a développé une approche des affaires innovante. « L’éthique, le respect et la recherche constante de l’excellence sont des valeurs sur la base desquelles se sont construits, jour après jour, notre groupe, nos sociétés et nos produits. Nous croyons fermement qu’au-delà d’être une démarche professionnelle responsable, une approche durable et réfléchie des affaires peut également se révéler être un élément différenciant et un avantage considérable dans un monde en pleine mutation. Aussi, nous cultivons précieusement cette différence qui nous démarque, assure notre pérennité ainsi que celle de nos clients. En accord avec les principes de transparence et de responsabilité qui nous caractérisent, nous avons mis l’accent très tôt, sur les questions ISR et les critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG). Ils sont ainsi activement et parfaitement intégrés dans nos processus, nos produits et nos services », y explique-t-on.

Une crise qui montre ce qui doit changer

Charles Lamoulen, Conducting Officer - Head of Portfolio Management, chez FIA Asset Management (société spécialisée dans la gestion discrétionnaire de portefeuilles, le conseil financier indépendant et la gestion de fonds), et responsable de la gestion de GreenEthica, analyse l’impact de la crise COVID-19. « Avant le verrouillage mondial, 51 pays étaient censés mener et soumettre, pour le mois de mai 2020, leurs examens nationaux volontaires, évaluant et présentant tout progrès réalisé dans la réalisation des 17 objectifs de développement durable (ODDs). La pandémie a stoppé ce processus ». Pour l’analyste, il ne fait aucun doute que la pandémie bouleversera aussi les processus impliqués pour atteindre ces objectifs. « Les effets directs sont évidents avec la détérioration des conditions de santé, l’augmentation du chômage et du nombre de personnes souffrant de la faim. D’autres dommages collatéraux apparaîtront et des ODD vont plus particulièrement souffrir : pauvreté (ODD1), qualité de l’éducation (ODD4), eau et assainissement (ODD6), réduction des inégalités (ODD10), paix, justice et institutions solides (ODD16)… Beaucoup seront également affectés négativement. L’examen post-pandémique montrera que le virus a non seulement dévasté l’économie, mais aussi anéanti de nombreux gains des ODDs ».

Pour Charles Lamoulen, la « pause pandémique » forcée a néanmoins permis d’évaluer ce qui doit changer. « Quelques cibles des ODDs doivent désormais avoir une plus grande priorité. L’aspect santé (ODD3) devrait être la priorité numéro un. Ce qui s’est passé pendant le lock-down suggère que la chaîne d’approvisionnement alimentaire devrait être réorganisée. En outre, il est urgent de collaborer entre secteur privé et société civile pour prévenir toute autre catastrophe potentielle ».

Double effet

Et la finance dans tout cela ?

« L’attention particulière portée à la réalisation des ODDs et l’intérêt politique des gouvernements au niveau international restent solides. Les ODDs consacrent les principales formes de capital pour la santé économique à long terme d’un pays - capital humain (pauvreté, faim, santé, éducation, eau et assainissement) ; capital social (genre, égalité, paix et justice, partenariats mondiaux) ; capital physique (croissance économique, industrie, villes durables) et capital naturel (biodiversité terrestre, océans, climat, énergie propre, consommation et production responsables). Ces facteurs sont impératifs pour opérationnaliser les entreprises, attirer les investissements étrangers et, surtout, accroître l’efficacité des processus économiques nationaux. Le secteur financier a déjà joué son rôle de support, notamment aux sociétés pharmaceutiques ou aux objectifs climatiques, au côté d’entreprises engagées dans la transition durable.

Et comme les investissements ESG ont mieux performé que les investissements non ESG, cela a eu un double effet positif. Effet qui doit être maintenu structurellement. C’est une bonne réponse aux préoccupations croissantes des investisseurs ».

Sous la bannière GreenEthica, se retrouvent des services et produits tels que PureSRI database, GreenEthica Benchmarks, le fonds SELECTRA Best of SRI Balanced ayant le label Luxflag ESG.

L’offre Green Finance se retrouve sur http://www.farad-group.com/fr/finan... ou sur www.fia.lu

À noter encore, le « Green Event » proposé le 17 septembre prochain à Luxembourg. Infos ici https://www.faradfinanceforum.com/

Alain Ducat, avec Charles Lamoulen, FIA Asset Management
Photos/illustrations : FIA AM

Le fonds de réserve des pensions au rapport

Le fonds de réserve des pensions au rapport

Le fonds de réserve des pensions au rapport

Le Fonds de compensation (FDC) a pour mission légale de gérer la réserve du régime général de pension et d’en tirer un rendement effectif tout en diversifiant les risques. Il est aussi doté de mesures pour rendre les investissements plus durables en matière environnementale et sociétale.

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Publié le dimanche 28 juin 2020
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Suite à une motion déposée par le groupe parlementaire Déi Lénk, le ministre de la Sécurité sociale, Romain Schneider, et le président du Fonds de compensation commun au régime général de pension (FDC), Fernand Lepage, ont présenté aux membres de la Commission parlementaire du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale la politique d’investissement du FDC. Et plus précisément les mesures entreprises pour rendre les investissements plus durables en matière environnementale et sociétale.

Le FDC a pour mission légale « de gérer en toute sécurité la réserve du régime général de pension et d’en tirer un rendement effectif tout en diversifiant les risques ». Il est tenu d’assurer, conformément à la loi, un portefeuille largement diversifié avec des caractéristiques de rendement et de risque optimales afin de contribuer à la pérennité du régime général de pension. La réserve à gérer s’élève aujourd’hui à quelque 22 milliards d’euros !

Investisseur institutionnel responsable

Investisseur institutionnel, le FDC se dit « conscient de sa responsabilité écologique, sociale et de bonne gouvernance », un critère retenu lors de la définition de sa stratégie d’investissement et dans ses décisions de placement. Ainsi, « la politique d’investisseur responsable actuelle assure que l’implémentation de processus de développement durable et la gestion de risques climatiques font partie intégrante du processus d’investissement du FDC », explique le ministère de tutelle.

La stratégie du FDC, parfois controversée dans certains choix, a été modifiée en 2017 pour intégrer diverses mesures allant dans le sens des investissements plus responsables et plus durables, en cohérence avec les engagements du Luxembourg au niveau de l’accord de Paris et des 17 objectifs de développement durable à l’Agenda 2030 des Nations Unies.

Exemples mis en avant, deux nouveaux compartiments spécifiquement dédiés à générer un impact positif au niveau environnemental : le premier est exclusivement composé d’obligations vertes (green bonds) et le second investit purement dans des sociétés cotées qui ont l’intention de générer un impact social ou environnemental à travers des projets spécifiques, en plus d’un rendement financier, ou l’obligation pour chaque société répondant aux appels d’offres de mettre en œuvre une stratégie d’investissement basée sur les critères ESG.

Certifiés et conformes

Le FDC a obtenu à ce jour 9 certifications par l’agence LuxFLAG et une large partie des actifs du FDC est donc actuellement certifiée « ESG » ou « Environnement » par cette agence.

Le FDC assure également que ses placements à travers sa SICAV sont conformes aux conventions et normes internationales telles qu’entérinées dans les 10 principes du Pacte mondial des Nations Unies couvrant les droits de l’homme, l’environnement, les normes internationales de travail ainsi que la lutte contre la corruption ou impliquées dans des activités liées aux armes controversées. La liste d’exclusion actuellement en vigueur peut être consultée ici https://www.fdc.lu/investissement-s....

Dans la ligne des efforts déjà réalisés, un « rapport de durabilité » est en cours d’élaboration. Il inclut trois volets : l’empreinte carbone, la trajectoire énergétique issue de la COP 21 et l’exposition aux risques financiers liés au changement climatique. Ce rapport, selon le FDC, est censé « devenir un outil de travail du FDC afin d’adapter éventuellement certains compartiments de sa stratégie d’investisseur pour les années à venir ».

Alain Ducat
Photo : FDC.lu/Bloomberg