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« Un petit bonheur du quotidien »

Économie circulaire

Publié le
mardi 8 mai 2018 à 10:13

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Vous êtes intéressés par un mode de vie zéro déchet, mais vous ne savez pas par où commencer ? Carine Dieudonné, fondatrice de Zero Waste Luxembourg, est là pour vous aider !

Carine Dieudonné baigne dans l’écologie depuis l’enfance grâce aux valeurs qui lui ont été transmises par ses parents, mais c’est la naissance de ses enfants qui l’a amenée à faire de ses convictions un métier. Après l’arrivée du premier, en 2011, elle commence à fabriquer ses produits d’entretien elle-même pour limiter les produits chimiques dans son environnement. La naissance du second, quatre ans plus tard, marque une étape supplémentaire dans sa réflexion : elle a d’abord l’idée de monter une boutique de produits en vrac, puis elle s’oriente vers le coaching sur la thématique zéro déchet et lance Zero Waste Luxembourg.

Elle intervient depuis à domicile, dans les entreprises, dans des boutiques ou encore dans les écoles. « Je propose des animations qui permettent à ceux qui ne connaissent pas l’approche de la découvrir et à ceux qui l’ont déjà adoptée de trouver des pistes de progression. Autour d’un atelier où l’on apprend par exemple à fabriquer un produit d’entretien ou cosmétique, on échange sur la démarche zéro déchet, les difficultés qu’on rencontre, les objectifs qu’on s’est fixés », explique-t-elle. L’intérêt grandissant pour le sujet montre que les citoyens ont bel et bien la volonté d’aller dans ce sens : « Ça décolle vraiment ces deux dernières années ! », s’exclame-t-elle.

Selon la cheffe d’entreprise, le zéro déchet est une démarche globale : « Il ne s’agit pas seulement de ne plus produire de déchets, mais aussi de se poser des questions sur sa consommation, sur l’origine de ce qu’on achète, sur les personnes que l’on rémunère en le faisant ». Au rayon des petits trucs qu’on peut facilement adopter au quotidien : au travail, on évite la machine à café et ses capsules jetables, on apporte sa tasse ou sa gourde au lieu d’utiliser des gobelets en plastique, on préfère manger les restes de son repas de la veille transportés dans des bocaux que commander une salade dont l’emballage finira à la poubelle sitôt le déjeuner terminé, on n’imprime que si c’est nécessaire, on le fait en recto verso et, lorsqu’il reste une face blanche, on s’en sert comme brouillon. À la maison, on privilégie l’achat en vrac, les produits bruts non emballés et on cuisine soi-même.

Chronophage, direz-vous. Pas forcément ! « La plupart de ceux qui ont choisi de vivre selon une approche zéro déchet sont des familles où les deux adultes travaillent. Cela prouve que c’est tout à fait faisable. Et puis, je ne pense pas que faire ses courses chez les artisans du coin en apportant ses contenants prenne plus de temps que tourner de longues minutes sur un parking pour trouver une place de stationnement et arpenter ensuite les rayons d’un immense supermarché. Il s’agit simplement de repenser son mode de vie et une fois qu’on l’a fait, c’est très gratifiant, on se sent bien, même si c’est minime. C’est un petit bonheur du quotidien », indique-t-elle.

Si Carine n’avait qu’un conseil à donner à ceux qui veulent tenter l’expérience, et qu’elle soit couronnée de succès, ce serait de « ne pas vouloir tout changer d’un coup. On analyse son sac-poubelle, on choisit un déchet à éliminer et, une fois seulement que cette habitude est bien ancrée, on reproduit l’opération avec un second déchet. Il faut y aller progressivement, sinon cela peut être décourageant ».

Crédit photo : Zero Waste Luxembourg

Mélanie Trélat

Publié le
mardi 8 mai 2018


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