Serge Wilmes, le rééquilibriste

Serge Wilmes, le rééquilibriste

Infogreen.lu republie une série de « Grands Entretiens » tirés des archives du magazine 4x3, jusqu’ici disponibles uniquement en version papier ou en liseuse. Une occasion de (re)découvrir ces témoignages, un par un. Pour le 4x3 #34 de juin 2026, Sébastien Yernaux est allé à la rencontre de Serge Wilmes, ministre de l’Environnement.

Par Sébastien Yernaux
Photos de Fanny Krackenberger

Entre la rue passante de Merl et le jardin familial, entre ses dossiers ministériels et ses enfants qu’il conduit à l’école, Serge Wilmes cherche l’équilibre. Rencontre avec l’actuel ministre de l’Environnement qui se définit comme un réaliste optimiste et dévoile, en toute transparence, l’homme derrière la fonction.

- © Fanny Krackenberger /Picto

De l’histoire à la nature, il n’y a qu’un pas

Le vent souffle sur le quartier de Mühlenbach, à la lisière nord de Luxembourg-ville. D’un côté s’étendent les 1.055 hectares du Bambesh. De l’autre, quelques terres agricoles. Entre les deux, nous avons rendez-vous au lieu-dit Eicherfeld devant un long rectangle clôturé où de jeunes arbres étiquetés sortent de terre. Un feuillu ici, un résineux plus loin. « On l’a baptisée la forêt du futur », explique Serge Wilmes. Près de 3.500 arbres, répartis en quatre catégories, y seront plantés progressivement. « Le but est d’étudier et de comparer plusieurs types de forêts mixtes. » Il a porté cette idée alors qu’il était encore premier échevin de la capitale, en charge des espaces verts et des bois. Avec le chef du service forêt, il avait arpenté ces champs et décidé de rendre une parcelle communale à la forêt, pour montrer son développement à la population.

Quelques mois plus tard, en novembre 2023, il devenait ministre de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité. Entre-temps, la parcelle a pris racine. Les enfants de la Bëschspillschoul, l’école dans les bois qui se trouve au pied du plateau, y ont planté, en février 2026, une partie des jeunes arbres. « Ce sont eux qui verront vraiment les bienfaits écologiques de cette forêt dans 30 ou 40 ans. » À l’autre extrémité de ce lopin de terre, la Ville laisse pousser un second carré sans intervention humaine. Les deux moitiés sont suivies par les chercheurs du Luxembourg Institute of Science and Technology (LIST), dans le cadre du projet Forlux, pour observer comment les essences locales s’adaptent au changement climatique. Le reflet, d’une certaine manière, de la façon dont il dit aborder son métier. « Je préfère accompagner plutôt qu’imposer, replanter sans brusquer. » Le mot d’ordre de la conversation qui s’engage tient en un mot qu’il répète souvent : « rééquilibrage ».

- © Fanny Krackenberger /Picto

Merl, entre la rue et le jardin

Serge Wilmes a grandi à Merl, dans une maison située le long de la route de Longwy, l’un des axes qui mènent au centre-ville. Devant l’habitation, les voitures. Derrière, un terrain donnant sur un grand champ. Deux mondes à une seule adresse. « Lorsqu’on était dans le jardin, on avait l’impression d’être à la campagne. Mais en sortant de la maison, on se trouvait sur une route très fréquentée », se souvient-il. Cette configuration, il la retrouve aujourd’hui à Mühlenbach (le trafic en moins), où il vit avec son épouse Véronique et leurs trois enfants. La ville d’un côté, la lisière forestière de l’autre. Ce n’est plus une coïncidence, c’est un choix.

Enfant, il n’aimait pas rester entre quatre murs. Pendant les beaux jours, l’extérieur était son territoire, bien accompagné par ses amis du quartier. Les moissons étaient synonymes de joie et d’aventures. « On construisait des petits châteaux avec les bottes de foin rectangulaires », raconte-t-il en souriant. Plus tard viendront les vacances en Bretagne, dans le sud de la France, et surtout en Suisse. Ce sont ces séjours helvétiques qui aiguisent son regard. À Merl, la Pétrusse coulait alors dans un lit bétonné. « À l’époque, elle ne sentait pas très bon. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui grâce aux aménagements. » En Suisse, il découvrait des rivières à l’eau claire et limpide. « C’est une différence qui m’a frappé enfant déjà. Je sais que la comparaison était déloyale car l’eau suisse vient des montagnes et est donc déjà filtrée. Mais l’image est restée. »

Son éducation se joue aussi à la table familiale, où ses parents discutent de tout avec leurs enfants, y compris de l’actualité. De ces conversations, il a retenu cinq mots : moien, äddi, merci, wann ech gelift et pardon. « Le respect commence par des petits gestes », insiste-t-il. Ne jamais jeter un papier par la fenêtre de la voiture. Déguster sa pâte à tartiner jusqu’à ce que le pot soit complètement vide. Faire réparer ses chaussures chez le cordonnier plutôt que de les remplacer. Ces automatismes, il les tient de sa grand-mère, aujourd’hui âgée de 93 ans, et de son arrière-grand-mère, qu’il a connu une dizaine d’années. « Chez elle, c’était normal de tout utiliser et réutiliser. On ne jetait rien », se rappelle-t-il. « Cette conscience de la valeur des aliments et de nos biens a toujours été une habitude dans la famille. »

- © Fanny Krackenberger /Picto

Ce que les livres plantent

Quand on l’interroge sur ses passions, il en cite cinq d’une traite : l’Histoire, la nature, les langues, les voyages et l’être humain. Toutes peuvent être reliées par un livre.

Cet ouvrage, c’est un cadeau reçu pour sa première communion. La famille suisse chez qui les Wilmes passaient leurs vacances lui offre, ce jour-là, un roman d’une certaine Astrid Lindgren. La romancière suédoise est la créatrice de Fifi Brindacier et de près de quatre-vingts autres ouvrages. Depuis, il en a lu beaucoup, mais pas tous. « C’est un catalogue tellement étoffé que je n’ai pas pu le faire jusqu’à présent », dit-il en souriant. « Mais je continue d’y revenir. » Ce qui l’a marqué, c’est la manière dont l’autrice scandinave a su transmettre, à l’enfant luxembourgeois qu’il était alors, une partie de la culture et des paysages du sud de la Suède. « Elle compte parmi les plus grandes figures de la littérature enfantine internationale. »


« Ce livre m’a tellement marqué. Astrid Lindgren a réussi à me transmettre des paysages qu’elle avait vus enfant, dans un autre pays. C’est là que ma passion pour la nature a vraiment pris racine. »

Serge Wilmes

De cette lecture sont nés, pêle-mêle, un goût pour les langues – il apprend le suédois –, une passion pour la Scandinavie, et peut-être bien son amour pour les forêts. Il y a trois ans, il se rend pour la première fois en Suède, dans la région où est née l’écrivaine. Il y va avec ses enfants et son épouse. « Je voulais découvrir ce cadre de mes propres yeux, mais aussi le leur transmettre. C’était un moment magique, gravé dans ma mémoire. »

Historien de formation, il a fait ses études à l’Université de Nancy avant d’obtenir en 2006 un master en histoire européenne contemporaine à l’Université du Luxembourg. Au lycée, il avait choisi la section sciences humaines et littérature. Philosophie, langues, géographie : tout le rattache au temps long, celui des civilisations et celui du vivant. « Pour comprendre le présent, il faut connaître le passé. J’adore apprendre. Et encore plus depuis que je suis ministre. Il faut toujours rester à l’écoute pour évoluer. »

- © Fanny Krackenberger /Picto

Un apprentissage quotidien

Le 17 novembre 2023, Serge Wilmes prend ses fonctions au gouvernement de coalition CSV-DP. Premier mandat exécutif national, après six ans passés comme premier échevin de la Ville de Luxembourg. Une de ses premières visites se déroule chez ses anciens collaborateurs du service forêt implanté au Devashaf. L’ancienne ferme est située au pied du plateau d’Eicherfeld. Tout un symbole à ses yeux.

Le rééquilibrage revient à nouveau. « Je cherche l’équilibre, même si je ne peux jamais vraiment l’atteindre. » Il refuse le terme « parfait ». « Le monde change, la nature évolue par adaptation continue, l’être humain doit faire de même. On ne peut jamais vraiment s’arrêter. C’est un rééquilibrage permanent. » À ses yeux, il y a une condition à toute action politique sérieuse : accepter que ses convictions propres doivent composer avec d’autres points de vue, chercher le compromis sans renier l’exigence.


« On ne peut pas tout connaître. L’intelligence collective fait la différence. Je suis une partie de cette collectivité, mais je ne suis pas la collectivité. »

Serge Wilmes

Il se qualifie de « réaliste optimiste », non pas « naïvement optimiste ». De profondément attaché à ce qui, à ses yeux, précède la fonction : la condition humaine. « Toute personne qui devient ministre ne sait pas déjà tout. On reste des êtres humains, malgré la fonction. » Quand une personne confond climat et météo dans une discussion, il ne se formalise pas… il explique : « Le climat, c’est la météo qu’on observe sur une longue période, au moins 30 ans. » Il trouve ce rôle pédagogique nécessaire.


« La politique doit être expliquée, pas d’enseignant à élève, mais de citoyen à citoyen. En respectant l’autre et en acceptant qu’il ne puisse pas tout savoir. Parce que lui non plus n’a pas à tout savoir. C’est pour ça qu’il t’a élu. »

Serge Wilmes

Il cite comme modèle de trajectoire celui de Martine Hansen, ministre de l’Agriculture, ingénieur agronome et fille d’agriculteurs. « Elle connaissait déjà très bien son milieu. Mais c’est une exception. » Lui a dû s’initier encore plus aux forêts, aux cours d’eau, aux sols, au climat. « Je suis en train de continuer mes études en sciences naturelles », dit-il, presque en riant. L’aveu est sincère. Chez Serge Wilmes, l’humilité a une fonction politique, elle permet de progresser.

- © Fanny Krackenberger /Picto

Du climat à la forêt d’Eicherfeld

Reste que le ministre est polyvalent. Son portefeuille est transversal puisqu’il touche aussi à l’économie, à l’agriculture, aux finances, aux relations internationales. Et les dossiers ne manquent pas. La forêt d’abord : « Toute traversée dans les bois luxembourgeois suffit à constater les effets du dérèglement climatique. On trouve des arbres fragilisés et par conséquent, des chemins bloqués par des troncs qui ne l’étaient pas dix ans plus tôt. Si quelqu’un doute encore qu’il y ait un changement climatique, qu’il fasse une balade dans la forêt, les yeux grands ouverts. »

- © Fanny Krackenberger /Picto

L’une des réussites dont il se dit fier tient dans une table ronde forêt-chasse qu’il a convoquée dès son arrivée, et qui a abouti, après un an de discussions, à un accord-cadre historique en douze chapitres. Y ont pris part les différents acteurs du monde cynégétique, forestier, environnemental et agricole dont entre autres les chasseurs, l’Administration de la nature et des forêts (ANF), les communes, les propriétaires privés – près de 15.000 au Luxembourg, qui possèdent la moitié de la surface forestière du pays –, ainsi que les associations de protection de la nature comme le Mouvement Écologique ou la Fondation Hëllef fir d’Natur. « C’était la première fois qu’on réussissait à réunir tous ces acteurs autour d’une table. Avant, ils discutaient chacun dans leur coin, jamais entre eux. » Parmi les mesures prévues, il cite la possibilité de chasser la nuit pour contenir une population de gibier devenue trop importante, et surtout, pour la première fois au Luxembourg, la prise en charge par l’État des dégâts de gibier en forêt – à condition que le chasseur ait respecté son plan de tir. Le projet de loi sera déposé au plus tard cet automne.

Deuxième chantier : les cours d’eau. Le pays n’atteindra pas le bon état écologique et chimique fixé par la directive-cadre européenne sur l’eau au 1er janvier 2027. Serge Wilmes le reconnaît sans détour. Il mène cette année un dialogue structuré avec la commissaire européenne à l’Environnement, Jessika Roswall, pour éviter une procédure d’infraction et convenir de mesures renforcées pour les six années à venir. « En novembre 2025, j’ai lancé une deuxième table ronde, sur la renaturation cette fois. L’objectif était identique. Je voulais arracher un accord-cadre avec les parties prenantes pour accélérer les projets le long des principaux cours d’eaux et de leurs affluents. Le principal obstacle reste la disponibilité du foncier. »

Troisième chantier, plus local, plus symbolique : la pépinière communale. À deux pas de la forêt du futur, la Ville de Luxembourg cultive désormais ses propres arbres. Le ministre – qui a initié le projet quand il était échevin – y voit une boucle qui se referme. « Nous allons, au Grand-Duché, planter et cultiver nos propres essences. C’est vraiment durable. »

Ce qu’il voit quand il regarde une ville

Il y a chez Serge Wilmes une passion moins attendue pour un ministre de l’Environnement, à savoir celle des villes. « Elles témoignent de l’ingéniosité humaine. C’est quand même une invention géniale. Elles peuvent être denses, concentrées. Mais il faut utiliser le sol de manière rationnelle et éviter l’étalement urbain qui est un des grands dommages contemporains à la nature. Il faut donc toujours créer en pensant au futur. »

Paris est sa référence. La Ville Lumière est la plus densément peuplée d’Europe, avec 21.000 habitants au kilomètre carré et des bâtiments uniformes de cinq à six étages. « Luxembourg-ville ne deviendra jamais Paris, mais il faut quand même un peu plus de densité. » Il ne parle pas de tours ou de barres d’immeubles, mais de résidences de quatre ou cinq étages, avec un vrai travail architectural, des toitures végétalisées ou encore des espaces verts intégrés dès la conception. Un bel exemple est, selon lui, la fameuse « ville du quart d’heure ». Ce modèle où l’on trouve tous ses besoins quotidiens à pied.


« Ça ne sert à rien d’avoir la piste cyclable juste devant chez soi s’il n’y a même pas un boucher ou une boulangerie dans son quartier. Les habitants doivent alors se déplacer à plusieurs kilomètres, et la plupart du temps, ils prennent la voiture. »

Serge Wilmes

Dans la capitale, seuls quelques quartiers – la Gare, le Limpertsberg, partiellement Bonnevoie – offrent ce visage-là. Mühlenbach, où il vit, n’en fait pas partie. Les transports publics gratuits ne résolvent pas tout, prévient-il. « Il faut aussi, et surtout, un développement urbain qui recrée de la demande et donc, du commerce de proximité. »

Le local, il le pratique aussi dans son panier de courses. Sa famille est membre de Terra, une coopérative qui pratique la permaculture sur le plateau d’Eicherfeld. « Je l’ai fait par conviction, bien avant de devenir ministre. » Il soutient en parallèle le maraîchage plus traditionnel, comme celui pratiqué par la famille Kirsch, « l’un des derniers de la capitale, toujours présent sur le marché. Les deux démarches cohabitent dans ma tête comme dans mon chariot. Ce n’est pas à moi de juger les autres. Mais pour moi, la qualité et le local, c’est important, c’est une notion de durabilité. »

L’homme du matin et l’homme d’après

Serge Wilmes se lève tôt. Un peu de sport, un chapitre de philosophie, préparer le petit-déjeuner pour toute la famille puis, quand c’est possible, emmener les enfants à l’école. Cette routine, il y tient. « J’arrive à l’appliquer principalement grâce à Véronique, mon épouse. Elle est l’amour de ma vie, je l’ai rencontrée il y a 13 ans. Elle travaille à mi-temps et assume la plus grande part de la vie familiale. Sans elle, je ne pourrais pas faire ce que je fais. »

Il y a une cohérence biographique, aussi, dans ce couple-là. Par le passé, Véronique était la responsable en communication de Luc Frieden, alors ministre des Finances. « Elle l’accompagnait à Bruxelles lors des Conseils européens. Elle connaît les coulisses de la politique et comprend exactement ce que je fais. » Et d’ajouter avec sincérité : « Je tiens à lui rendre hommage, parce que c’est elle, le pilier. » Il admet que leur partage des responsabilités familiales reste imparfait, « plus à sa charge qu’à la mienne. Mais je m’engage naturellement à rééquilibrer lorsque j’aurai moins de fonctions publiques à porter. »

Au passage, il nous révèle une autre surprise paradoxale. « Ma fonction de ministre me laisse plus de temps à la maison que lorsque j’étais premier échevin. À la commune, beaucoup de choses se passent après 18 heures, parce que les citoyens sont disponibles le soir pour venir au Collège. Je rentrais souvent à 22 heures, voire plus tard. » Au ministère, les rendez-vous se concentrent davantage sur les heures de bureau.


« Même si j’ai encore beaucoup d’obligations ou de déplacements professionnels, je profite de la moindre occasion pour emmener les enfants à l’athlétisme ou au conservatoire. Pour moi, c’est ça la vie : je suis un père et un époux avant tout. »

Serge Wilmes

Ses trois enfants, il les protège soigneusement de la vie publique, n’a jamais posté une photo d’eux sur les réseaux sociaux. « Ils sont toujours mineurs et ne peuvent donc pas décider s’ils acceptent que je mette une photo d’eux en ligne. » Une logique qu’il applique à lui-même. « Il y a trois ans, j’ai supprimé mes comptes personnels. » Celui du ministre reste sur les comptes officiels par obligation démocratique. « Mais l’homme privé a tiré sa révérence. Je trouve que parfois, c’est très superficiel et très artificiel. » Le déclic lui est venu d’un entretien lu dans un journal. « Une ancienne skieuse professionnelle y expliquait que ses performances chutaient de 25 à 30 % à cause de la pression des publications quotidiennes exigées par ses sponsors. Je me suis reconnu. Ça me stressait de devoir poster quelque chose dont je n’étais pas toujours vraiment convaincu à 100 %. »

Si un de ses enfants lui annonçait demain vouloir se lancer en politique, il ne le pousserait pas à suivre la même voie que lui. Pas par interdiction – « ce n’est pas à moi de leur dire ce qu’ils doivent faire » – mais par lucidité. « C’est un métier avec beaucoup de contraintes, qui est devenu encore plus compliqué avec les réseaux sociaux, l’attention permanente, l’exigence d’une réponse dans la minute. » Il est pourtant impliqué en politique depuis presque 20 ans – député à partir de 2011, échevin de 2017 à 2023, ministre depuis – et n’a pas l’air de le regretter. Serge Wilmes a seulement envie de rappeler qu’il existe beaucoup d’autres métiers où l’on peut trouver une satisfaction pleine, et que ce qui compte, c’est « l’attitude par rapport à la vie, la manière de relever les défis ».

Où se voit-il dans dix ou quinze ans ? Là non plus, il ne tranche pas.


« Je fais mon travail comme il faut, du mieux que je peux, chaque jour. Ce qui se passera en 2028 se passera. Si on continue, c’est bien. Si on se retrouve dans l’opposition, c’est bien aussi. »

Serge Wilmes

Il ramène cette dernière question, encore, à la nature. Évolution dynamique, adaptation continue. « On fait partie de la nature. Il faut être capable de faire de même. »

- © Fanny Krackenberger /Picto
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Publié le vendredi 11 septembre 2026
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