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Et si la propagation du COVID-19 avait été accélérée par la déforestation ?

Green Planet

Publié le
mercredi 10 juin 2020 à 04:00

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Cette question peut paraître absurde voire être un non-sens total… Pourtant, elle n’est pas si folle qu’elle n’y parait. Nous allons découvrir pourquoi et comment le fait d’abattre des arbres dans les zones les plus reculées de la planète peut être en lien avec la propagation de virus dans les métropoles les plus peuplées.

Il y a bien longtemps déjà

La déforestation est un concept bien vieux puisque nous avons commencé à défricher les forêts il y a des milliers d’années à la naissance de la civilisation et au début du développement de l’agriculture. En effet, il fallait de l’espace pour cultiver et pour élever. L’accroissement de la population nécessitait déjà d’abattre des forêts et, très vite, les besoins des villages bâtis à la place des forêts ont eux aussi augmenté, poussant ainsi à une déforestation accrue des alentour.

La boucle a continué ainsi et a pris une certaine ampleur aux États-Unis pendant la colonisation durant laquelle les colons voulaient posséder de plus en plus de terres agricoles.

Puis, le bois s’avérait être devenu une ressource recherchée.

L’ère industrielle frappait à la porte et amenait avec elle son lot de technologies telles que les machines à vapeur pour lesquelles le bois était une ressource très intéressante. Déforester pour créer de l’énergie et de la nourriture - l’élevage étant à l’heure actuelle la première cause de déforestation.

C’est ainsi que le déboisement est devenu une destruction massive de la nature voguant au gré des profits potentiels créés par l’Homme.

Des Terres connues

D’arbre en arbre, d’hectare en hectare, les années ont emporté avec elles des centaines de tonnes de bois partis en fumée pour les besoins de la mondialisation et de l’expansion de la race humaine. C’est ainsi qu’ont commencé à apparaître les continents tels que nous les connaissons. Jusqu’ici, tout cet abattage concernait des endroits en proximité directe avec la vie humaine.

Mais comme nous le savons, la population a continué à s’étendre, nos besoins à grandir et comme si ce n’était pas assez, le monde a vite basculé dans un système de surconsommation qui nécessite énormément de moyens et de ressources.

Nos tendances de consommation ont également amené certaines espèces à se côtoyer bousculant ainsi la biodiversité. Les villes ont grandi, les forêts ont été réduites et les différentes espèces ont commencé à vivre dans espaces communs.

C’est ici que le problème de la pandémie apparaît.

Les zoonoses comme point de départ

Les zoonoses sont des maladies infectieuses transmises des animaux vertébrés vers l’être humain et existant en réalité depuis des milliers d’années tels que la variole, la rougeole, les oreillons ou encore le VIH – transmis par un singe.

Avec le temps, nous avons développé des immunités ou des vaccins pour contrer ces virus provenant d’animaux domestiques.

Cependant, dans la biomasse sauvage il y a de très nombreuses espèces qui elles aussi sont porteuses de virus et qui pour la plupart sont inconnus de l’Homme.
C’est là que le problème de la déforestation et les zoonoses entrent en corrélation.

Les animaux sauvages ne nous transmettent pas - ou peu souvent - directement les virus : la probabilité que cela arrive est plutôt faible. En revanche, les principales causes de déforestation étant l’agriculture et l’élevage, on déboise des zones immenses pour y placer des fermes et des animaux domestiques tels que des cochons, des vaches, etc. Ainsi, ces animaux se retrouvent à proximité directe des biomasses sauvages et sont exposés à un risque élevé de contamination.

Ce fut le cas du virus Nipah, en 1998, qui a été transmis d’une chauve-souris vers un cochon. À cette époque, une partie d’une forêt en Malaisie avait été abattue pour y mettre un élevage de porcs – peu destinés à vivre dans un endroit pareil. Or, la région concernée étant fort peuplée par des chauves-souris, porteuses du virus Nipah à ce moment-là, la propagation a eu lieu vers les cochons, puis vers leurs éleveurs.

Heureusement, elle a su être maîtrisée rapidement sans faire trop de victimes. C’est ainsi que les animaux dits « domestiques » peuvent être un pont très facile entre les animaux sauvages et l’espèce humaine.

Les marchés d’animaux en Asie peuvent également constituer un exemple de cette proximité immédiate entre humains et animaux qui favorise la contamination et la transmission du virus. Des animaux, domestiques et sauvages, sont exposés au milieu de grandes villes pour être vendus et consommés.

Le style de vie contemporain enclin à la propagation

Le mode de vie que nous avons adopté depuis des années n’aide évidemment pas à contenir tout cela. Nous voyageons à travers le monde en permanence… Dès lors, quoi de mieux pour un virus de se servir de nous, êtres humains, ou des produits que nous achetons aux quatre coins de la planète pour se propager à la vitesse de l’éclair ?!

Le cas du COVID-19 en est la preuve.

Un virus partant de Chine en décembre en 2019, atteint l’Europe fin janvier – soit un mois plus tard – et met le monde entier en lockdown dès la mi-mars – soit deux mois et demi après.

Que devons-nous retenir de cette crise ?

Il faut prendre conscience de l’importance de revenir à un mode de vie plus simple, local et durable - prise de conscience tout aussi bénéfique pour la planète.

Nombreux sont les gens à avoir soulevé cette question ; « Et si le covid-19 était un message de ras-le-bol de la part de la planète ? ».

Si cette théorie paraît fantasque et peu rationnelle, elle n’en est pas moins intéressante et il est vrai que l’être humain avait besoin de prendre du recul sur sa situation.

Tout cela nous permet également de nous rendre compte que malgré la sensation de « surpuissance » ressentie par la race humaine depuis son évolution, nous sommes en réalité vulnérables et un virus peut mettre le monde entier à l’arrêt en un rien de temps. La surconsommation dans laquelle nous vivons apparaît également futile, les biens matériels ne semblent pas avoir aidé quiconque pendant cette période.

Il est fort probable que peu à peu, la vie reprenne et que nous ne changions rien par rapport à « l’avant COVID » et ce serait dommage. Les besoins de relancer l’économie seront certainement trop importants que pour pouvoir changer du tout au tout directement. Ce n’est pas une nouveauté, mais nous voyons à quel point notre espèce est dépendante du système économique actuel, que l’on connaît depuis longtemps déjà Il y a là aussi matière réfléchir, tant pour les différents gouvernements que pour nous. En effet nous pouvons tous apporter notre pierre à l’édifice en changeant nos habitudes et notre manière de consommer. Il ne faut pas oublier que, même s’il est évident qu’on ne peut pas arrêter l’élevage intensif d’un claquement de doigts, stopper en une seconde la production intensive d’huile de palme, etc., tout ceci existe à cause des besoins que nous nous créons.

Si chacun en prend conscience et y met du sien, dans notre système basé sur l’offre et la demande, cette dernière diminuera et nous pourrons tendre vers un arrêt de ce que nous ne voulons plus.

Et si la déforestation avait accéléré la propagation du COVID-19 ?

Cette phrase apparaît toujours comme un raccourci mais a désormais pris tout son sens.

Personne ne connait l’origine exacte du COVID-19. Plusieurs hypothèses mettent en cause la consommation d’animaux sauvages et de toute évidence la zoonose peut être à envisager. Le virus peut également avoir été transmis via un animal intermédiaire, qui aurait pu être acheté/consommé sur le marché ouvert de Wuhan (origine du virus), réputé pour être très diversifié en animaux exposés et vendus.

Aujourd’hui, les humains voyagent en permanence autour du globe et les produits qu’ils consomment également. Un mode de vie qui facilite la transmission rapide de virus.

La déforestation et le COVID-19 n’ont donc peut-être pas un lien direct. Mais les différentes raisons et conséquences du premier facilitent grandement la transmission du deuxième.

Actualité de notre partenaire Orus Paper

Sources

David Quammen – Spillover

https://www.lefigaro.fr/sciences/l-emergence-du-coronavirus-est-elle-liee-a-la-deforestation-20200317
https://information.tv5monde.com/info/coronavirus-le-rechauffement-climatique-et-la-deforestation-favorisent-l-emergence-de-nouveaux
https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/le-role-de-la-deforestation-et-de-la-pollution-dans-l-epidemie-de-covid-19_3872685.html
https://www.facebook.com/jean.m.borello/videos/10219821077051363/
https://www.youtube.com/watch?v=VJNt1AQ8p2A&feature=youtu.be&fbclid=IwAR3PLgxImcvh48F2zwsQeaSlAAG5-yHWeHsQl-RiTKYC2Vy3GxHdgul59Io

Publié le
mercredi 10 juin 2020


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