
Wiltz confie son plan d’action économie circulaire à LSC360 et Act2T
La Commune de Wiltz, hotspot luxembourgeois de l’économie circulaire depuis 2015, a mandaté LSC360 et son partenaire Act2T pour élaborer son plan d’action 2025-2035. Un chantier de dix ans, ancré dans un diagnostic territorial poussé, qui doit donner à la commune une trajectoire consolidée et ciblée de transition résiliente.
La commune de Wiltz n’en est pas à ses débuts. Depuis dix ans, elle porte le titre de « Hotspot de l’économie circulaire au Grand-Duché de Luxembourg » et a développé une vingtaine de projets pilotes sur son territoire. Mais pour structurer la prochaine décennie, il lui fallait un plan d’action opérationnel. LSC360 et Act2T ont remporté l’appel d’offres lancé en octobre 2025 pour mener ce travail de fond.
Un diagnostic avec des prescriptions
Le projet suit une logique en deux temps. D’abord, une phase d’état des lieux : cartographie des ressources, des pratiques et des infrastructures existantes sur le territoire de Wiltz et du Parc Naturel de la Haute-Sûre, mise en évidence des leviers potentiels existants, complété par un benchmark d’initiatives extérieures inspirantes.
« On a d’abord recensé et étudié le territoire pour voir tout ce qui était déjà fait en termes d’économie circulaire, les forces, les faiblesses, les opportunités », explique Tina Bayart, Project Manager – Decarbonisation Strategy chez LSC360. Ensuite, la construction d’un plan d’action sur dix ans, structuré à court, moyen et long terme « avec un focus sur des actions thématiques et un focus sur la stratégie de conduite de la transition circulaire, inclusive et durable », explique Xavier Delposen de Act2T.
Des workshops participatifs et des interviews ont réuni des élus, des agents de la commune et du territoire, des associations, des entreprises locales et des citoyens pour faire remonter les besoins réels du terrain et les impliquer dans le plan d’action. « On a pu recenser de vrais besoins, observations, questionnements et envies, qui ressortent du territoire », souligne Tina Bayart. Le plan d’action final s’appuie sur ces retours pour proposer des actions concrètes, accompagnées d’indicateurs de suivi et pour évaluer l’impact et l’engagement des citoyens et des entreprises.
Wiltz, un terrain plus exigeant qu’il n’y parait
Pour LSC360 et Act2T, décrocher ce contrat avait une valeur particulière. « La commune de Wiltz est vraiment pionnière. Quand on parle d’économie circulaire d’un point de vue territorial, on pense à Wiltz. Pour nous, ça nous permettait vraiment de nous ancrer au niveau de la résilience territoriale avec une commune qui nous fait confiance dans un secteur dont elle est experte », confie Tina Bayart.
Travailler avec une commune déjà fortement engagée dans la transition circulaire présente des spécificités. Les fondamentaux étant déjà bien établis, l’accompagnement peut se concentrer sur des problématiques plus ciblées et des leviers d’action plus avancés. « Nous pouvons aller un cran plus loin, car les bases sont déjà en place. L’objectif est d’approfondir certains sujets et d’accompagner une évolution ambitieuse de la démarche », explique la Project Manager. À l’inverse, lorsque les collectivités se trouvent à un stade différent de leur transition, l’accompagnement porte davantage sur la définition d’une vision commune, la mobilisation des acteurs et la structuration progressive d’une stratégie adaptée aux réalités du territoire. « Chaque commune a son propre niveau de maturité et ses propres enjeux. Notre rôle est d’adapter notre approche à son contexte afin de proposer un accompagnement pertinent et créateur de valeur. »
La force de l’offre retenue tient en partie à la pluridisciplinarité de LSC360. « On a la possibilité de recueillir beaucoup d’experts dans nos départements : économie circulaire, énergie, eau, bâtiment, environnement, biodiversité, forêt. Ça nous permet d’avoir vraiment diverses visions et expertises », détaille Tina Bayart.
Act2T, représenté par Xavier Delposen, apporte des compétences très complémentaires et une expérience de la conduite du changement sur les territoires. L’entreprise participe en France au sein de la Fabrique des transitions, à des programmes nationaux et régionaux d’accompagnement et de conduite de la transition soutenus par l’ADEME (Agence française de la transition écologique) ou par l’ANCT (Agence nationale pour la cohésion des territoires). « Une telle transition est un processus à long terme qui nécessite des approches nouvelles et l’implication des acteurs de terrain. C’est une première pour nous au Luxembourg. Cette mission est une belle première coopération entre nos deux entités LSC360 et Act2T. Le résultat est aussi le fruit d’un travail coconstruit avec le Service économie circulaire de la Commune. »
Vers une transition sur mesure
La question de la reproductibilité du modèle se pose naturellement, à l’heure où une douzaine de communes luxembourgeoises se montrent intéressées par ce type de démarche. LSC360 a organisé des tables rondes sur la résilience territoriale qui ont réuni autant de participants. Mais Tina Bayart tempère. « Le plan d’action a été établi sur base d’un diagnostic précis du territoire. Ce dernier est évidemment personnalisable d’une commune à l’autre puisque chaque commune a ses forces, ses faiblesses et ses opportunités. »
Sur le fond, la Projet Manager préfère parler de « transition résiliente » plus que d’économie circulaire au sens strict. « La notion de résilience permet d’élargir cette approche. La résilience et l’économie circulaire sont en effet étroitement liées, mais la résilience va un cran plus loin. Elle peut intégrer des dimensions climatiques, économiques, sociales, territoriales, voire liées à la défense et à la gestion des crises. Dans le cas de Wiltz, il s’agit donc davantage d’une transition résiliente vers un territoire d’économie circulaire », tranche-t-elle.
Sébastien Yernaux















