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Utiliser la bonne technologie au bon moment
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Utiliser la bonne technologie au bon moment

Énergie

Publié le
mardi 28 novembre 2017 à 04:00

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Des systèmes connectés et modulaires qui combinent intelligemment plusieurs sources d’énergie pour un chauffage plus durable. C’est ce que propose Buderus.
Entretien avec Benoit Lespagnol, directeur général de Ferroknepper Buderus

Quelles sont les technologies qui ont du sens au niveau énergétique dans les bâtiments neufs ?
Nous préconisons, non pas une technologie unique, mais une combinaison de technologies dans laquelle le solaire thermique, voire photovoltaïque, a toujours sa place pour alimenter une chaudière à condensation qui est le minimum réglementaire pour les constructions AA ou, plus fréquemment, une pompe à chaleur. Le tout est couplé à un système de régulation qui permet de gérer les apports en énergie : lorsque celui-ci détecte une production d’eau chaude via les panneaux solaires thermiques (ou une production électrique via les panneaux photovoltaïques qui sera utilisée pour produire de l’eau chaude), il la dirige vers le ballon tampon de la pompe à chaleur. L’idéal, en termes de rendement, étant bien sûr la conversion thermique. L’idée est de proposer des systèmes qui intègrent différentes technologies complémentaires, gérées intelligemment, afin de toujours utiliser la meilleure technologie au bon moment.

De plus, aujourd’hui, le design de nos produits est soigné et ils sont de plus en plus compacts de telle sorte qu’on n’est plus obligé de cacher les installations dans un local technique et qu’on peut gagner en espaces de vie. La gamme Titanium a été lancée il y a 2 ans et elle s’élargit chaque année.

Dans le domaine du photovoltaïque, la prochaine étape sera l’autoconsommation. Proposez-vous d’ores et déjà des produits qui répondent à ce besoin ?
L’autoconsommation sera économiquement viable dès lors qu’il sera plus intéressant de consommer soi-même sa production que de l’injecter dans le réseau. Le basculement a déjà eu lieu en Allemagne. Au Luxembourg, il se fera dans les années à venir.

Le futur, dans ce domaine, c’est la microcogénération à pile à combustible. Elle s’inscrit pleinement dans la décentralisation de la production d’énergie proposée lors de l’initiative Rifkin. Nous menons 2 projets pilotes au Luxembourg dans le cadre du projet européen ene.field : l’un dans une maison individuelle où ce système a été installé en remplacement d’une chaudière au fioul, l’autre dans le Neobuild Innovation Living Lab. Le but était de mesurer la production que cette technologie permet d’atteindre et de détecter d’éventuels problèmes ou dysfonctionnements. Il est ressorti de ces tests qu’avec seulement 1 000 watts de puissance, la pile à combustible permet de couvrir 15 % des besoins de chauffage et 50 % à 60 % des besoins électriques d’une famille de 4 personnes sur une année. Comme toute centrale, en produisant de l’électricité, elle produit de la chaleur qui est injectée dans le ballon tampon. Cette chaleur constitue une réserve d’énergie qui va être utilisée pour réchauffer de l’eau utilisée par la chaudière à condensation pour le chauffage. La production électrique couplée à la récupération du résidu de chaleur permet d’avoir un rendement de 85 %, ce qui est très élevé en termes d’énergie primaire comparé à une centrale classique qui a un rendement d’environ 40 à 50 %.

Et en rénovation, que proposez-vous ?
On recourt rarement à la pompe à chaleur en rénovation car les bâtiments existants sont la plupart du temps équipés de radiateurs qui fonctionnent à haute température. Or, l’effort que doit fournir la pompe à chaleur pour réchauffer l’air extérieur jusqu’à 60 ou 70 degrés est énorme, ce qui rend le coefficient de performance assez faible. On utilise plutôt les technologies classiques : chaudières gaz à condensation complétées avec un apport en énergie renouvelable.

Dans la rénovation comme dans le neuf, la régulation joue un rôle primordial pour que les différents éléments du système fonctionnent parfaitement en symbiose les uns avec les autres, en privilégiant les énergies renouvelables. Par exemple, dès que la régulation enregistre une montée en température des panneaux solaires, elle stoppe automatiquement la chaudière à condensation, ce qui permet de réaliser 5 % d’économies d’énergie.

Une combinaison assez peu utilisée, mais qui pourtant constituerait un excellent complément pour une rénovation au Luxembourg, serait la récupération de la chaleur émise par un poêle à bois hydraulique. Les fumées réchauffent un échangeur qui préchauffe le système de chauffage complémentaire via un ballon tampon. Ce système est subventionné à condition que 20 % de la chaleur soient utilisés dans la pièce et 80 % repartent dans le système de chauffage.

Un projet de rénovation se construit au fur et à mesure, par étapes : profiter de la réfection de la toiture pour installer des panneaux solaires par exemple ou d’un changement de chaudière pour mettre un ballon tampon au lieu d’un ballon d’eau chaude sanitaire. La régulation peut également être changée indépendamment de la chaudière. Toutes nos nouvelles chaudières sont prêtes à être connectées, mais une chaudière existante peut également être reliée à notre application de gestion au moyen d’un simple module.

Parlez-nous de cette application…
L’application mobile Easy Control permet à l’installateur de détecter les problèmes et d’intervenir plus rapidement, mais elle permet aussi au client particulier de manipuler à distance sa chaudière et de voir en temps réel sa consommation et les rendements de son solaire thermique.

Mélanie Trélat

Consultez en ligne NEOMAG #10

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Publié le
mardi 28 novembre 2017


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