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Une politique alimentaire pour le Luxembourg

Alimentation & Restauration

Publié le
lundi 27 septembre 2021 à 04:00

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« Renforcer la durabilité de notre système alimentaire pour mieux contrer les défis émergeants et ce au bénéfice des consommateurs et producteurs » : c’est le grand objectif d’un projet de loi, que viennent de présenter Paulette Lenert, en sa qualité de ministre en charge de la Protection des consommateurs, et Romain Schneider, ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural.

Et si le Luxembourg se dotait d’une politique alimentaire cohérente, participative, encadrée par différentes structures d’exécution et de suivi, qui soit en phase avec le développement durable, la santé, la qualité, et ce au bénéfice à la fois des producteurs locaux que des consommateurs ?

C’est le vaste objectif poursuivi par le duo ministériel qui vient de présenter un projet de loi en ce sens : Paulette Lenert, en charge de la santé mais aussi de la Protection des Consommateurs, et Romain Schneider, qui veille sur l’Agriculture, la Viticulture et le Développement rural.

« Il s’agit de renforcer la durabilité de notre système alimentaire pour mieux contrer les défis émergeants et ce au bénéfice des consommateurs et producteurs », rappellent les deux représentants du gouvernement. Le projet, déposé à la Chambre des députés, s’inscrit dans la logique du « système alimentaire » promue par la stratégie européenne « de la fourche à la fourchette, et qui entend prendre en considération tous les maillons de la chaîne alimentaire, en commençant localement.

Sur tous les fronts

L’ambition luxembourgeoise est, ici, déclinée sur tous les fronts : assurer une alimentation sûre, saine, équilibrée et de qualité, accessible à tous les citoyens, produite dans des conditions respectueuses de l’environnement, du climat et du bien-être animal, ainsi que dans des conditions de travail équitables, en renforçant la position des producteurs primaires, transformateurs, tout comme les intérêts du consommateur dans la chaîne alimentaire et en créant des liens plus étroits entre l’agriculture et la société civile.

Au-delà, toujours selon les explications ministérielles, « elle encourage le développement de démarches de qualité, l’agriculture biologique, la promotion des circuits de proximité et la diversification agricole. Elle promeut la proximité entre producteurs primaires, transformateurs et consommateurs tout en prévoyant des actions à mettre en œuvre pour l’approvisionnement des ménages, de la restauration individuelle et collective, en produits de saison, locaux et régionaux, bio et issus de démarches de qualité. Elle vise à lutter contre le gaspillage alimentaire et à promouvoir la recherche et l’innovation dans le domaine agro-alimentaire et à encourager la collaboration entre les acteurs de la chaîne alimentaire ».

Coordonner pour renforcer

Il faut donc une cohésion d’ensemble et une coordination transversale entre les stratégies, les politiques et les instances. D’où le projet de loi, visant la mise en place et la coordination de la politique alimentaire, qui est complété par deux projets de règlements grand-ducaux, concernant la mise en œuvre pratique de cette politique.
Une commission interdépartementale et un conseil de politique alimentaire seront chargés de cette mission de cohésion.

La commission interdépartementale devra « appuyer la stratégie alimentaire » des deux ministères compétents, ete coordonnera « les initiatives pertinentes autour des objectifs de la politique alimentaire ». Elle sera composée de représentants des acteurs étatiques concernés de près ou de loin par le sujet.

Le conseil de politique alimentaire devra, lui, mettre en relation la société civile avec le secteur de la production et avec les structures institutionnelles. Il fonctionnera comme un « forum de discussion et d’échange entre tous les acteurs du système alimentaire » et permettra de coordonner les avis et positions des différentes parties prenantes du système alimentaire. Sur sa propre initiative, il pourra notamment réaliser des études ou des projets relatifs à la politique alimentaire.

Il est aussi prévu de renforcer les actions mises en œuvre depuis 2016 dans la lutte contre le gaspillage et les pertes alimentaires. Une base légale pour encadrer et intensifier ces actions anti-gaspi est donc également annoncée.

Alain Ducat
Photo : FAE/Visitluxembourg

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lundi 27 septembre 2021


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