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Une étude préconise la plantation de mille milliards d’arbres pour sauver la planète

Green Planet

Publié le
lundi 29 juillet 2019 à 04:00

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Une nouvelle étude indique que la plantation d’arbres est la manière la plus efficace et la plus abordable de combattre le réchauffement planétaire.

Selon des conclusions publiées dans la revue « Science », nous pouvons atténuer le changement climatique en plantant énormément d’arbres. Mille milliards d’entre eux en fait, voire même davantage.

Des scientifiques suisses indiquent que cette plantation d’arbres sans précédent et à grande échelle aidera à capturer une très grande quantité de CO2. Ils ont calculé que pendant plusieurs décennies, ces nouveaux arbres pourraient absorber quasiment 750 milliards de tonnes de CO2, qui retient la chaleur et est présent dans l’atmosphère. C’est presque autant que la pollution au carbone émise par les hommes au cours de ces 25 dernières années.

Effectuer un marathon de plantation d’arbres dans le monde entier

Y a‑t‑il suffisamment d’espace pour accueillir un tel reboisement massif ? Cette équipe de scientifiques révèle que les arbres pourraient être plantés sans qu’ils empiètent sur les terres cultivées ou les zones urbaines. Même en prenant en considération les villes et les terres cultivées existantes, il y a suffisamment d’espace pour que de nouveaux arbres puissent recouvrir 9 millions de km2. Selon leurs calculs, la Russie (151 millions d’hectares), les États-Unis (103), le Canada (78), l’Australie (58), le Brésil (50) et la Chine (40) représentent les pays possédant le plus d’espace pour accueillir de nouveaux arbres.

« Notre étude démontre clairement que la restauration forestière constitue de nos jours la meilleure solution pour le changement climatique, et elle apporte la preuve tangible justifiant cet investissement », a déclaré le professeur Thomas Crowther, auteur principal de l’étude et écologiste sur le changement climatique à l’Institut fédéral suisse de technologie (ETH Zürich), à la «  BBC ». « Si nous agissons maintenant, notre action pourrait réduire la concentration en dioxyde de carbone dans l’atmosphère jusqu’à 25 %, soit des niveaux atteints pour la dernière fois il y a environ un siècle. »

« Cela prendra des décennies pour que ces nouvelles forêts soient matures et atteignent leur potentiel », a‑t‑il indiqué. « Il est d’importance capitale que nous protégions les forêts existantes, que nous cherchions d’autres solutions pour le climat, et que nous continuions à éliminer les combustibles fossiles de nos économies. »

La plantation d’arbres représente la solution la plus réalisable et la plus durable

« Cette nouvelle évaluation quantitative montre que la restauration [forestière] ne représente pas uniquement une de nos solutions pour le changement climatique, mais qu’elle est très largement la solution en tête de liste », a indiqué le professeur Crowther au journal britannique « The Guardian ». « Ce qui m’impressionne le plus est l’ampleur. Je pensais que la restauration serait dans le top 10, mais elle a un potentiel bien plus important que toutes les autres solutions proposées pour le changement climatique. »

La plantation d’arbres est « une solution pour le changement climatique ne nécessitant pas que le président Trump commence à croire immédiatement au changement climatique, ou que les scientifiques trouvent des solutions technologiques pour retirer le dioxyde de carbone de l’atmosphère », a‑t‑il ajouté. « Elle est disponible maintenant, elle est la moins chère possible et chacun d’entre nous peut être impliqué. »

Jean‑François Bastin, auteur principal et également membre de l’ETH Zürich, a indiqué qu’une action est immédiatement requise : « Les gouvernements doivent désormais intégrer [la restauration forestière] dans leurs stratégies nationales. »

Christiana Figueres, une ancienne responsable de la mission climat de l’ONU ayant joué un rôle clé dans la délivrance de l’accord de Paris sur le climat en 2015, a accueilli avec enthousiasme cette nouvelle étude : « Nous sommes enfin en possession d’une évaluation qui fait autorité sur la quantité de terrain que nous pouvons et que nous devrions recouvrir d’arbres sans avoir à empiéter sur la production alimentaire ou sur les surfaces habitables. Il s’agit [d’un] projet très important pour les gouvernements et le secteur privé. »

Avec ce changement climatique aussi rapide et qui diminue l’espace disponible, il s’agit désormais d’une course contre la montre pour restaurer un très grand nombre de forêts au cours des prochaines décennies.

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Photo : © Rawpixel.com, Shutterstock

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lundi 29 juillet 2019


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