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Un rapport important de l’ONU tire la sonnette d’alarme sur le réchauffement planétaire

Green Planet

Publié le
lundi 19 août 2019 à 04:00

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Une étude conseille vivement de modifier la production alimentaire et de mettre un terme à la surexploitation des terres afin de prévenir le réchauffement planétaire dévastateur.

Le 8 août, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’ONU a présenté un rapport soulignant le cercle vicieux du changement climatique et de la dégradation des sols. Les hommes ont dégradé environ un quart des terres émergées de la Terre. La réduction des émissions de gaz à effet de serre est indispensable au maintien du réchauffement planétaire sous les 2ºC, sinon 1,5ºC.

Le GIEC analyse l’état des connaissances scientifiques associées au changement climatique, son incidence, les risques futurs potentiels et les différentes solutions possibles. Ce rapport implique 107 experts provenant de 52 pays. Il a été élaboré par trois groupes de travail, en coopération avec le groupe de travail sur les inventaires nationaux des gaz à effet de serre.

Il y a encore de l’espoir : mieux exploiter les sols pour les personnes et le climat

Afin de mettre un terme à la crise liée au climat, nous devons agir maintenant en modifiant notre façon d’exploiter les sols et de produire des denrées alimentaires, et en réduisant notre consommation de viande. Plusieurs membres du groupe international de scientifiques donnent leur avis dans un communiqué de presse du GIEC publié avec le rapport.

« Les sols jouent un rôle crucial dans le système climatique », a indiqué Jim Skea, co‑président du groupe de travail III GIEC. « L’agriculture, la sylviculture et les autres types d’utilisation des sols constituent 23 % des émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines. Dans le même temps, les processus naturels des sols absorbent une quantité de dioxyde de carbone équivalente à presque un tiers des émissions de dioxyde de carbone causées par les combustibles fossiles et l’industrie. »

« Les terres déjà exploitées pourraient être une source de nourriture pour le monde dans un climat changeant et fournir une biomasse pour l’énergie renouvelable, mais une action précoce et d’une portée considérable au sein de plusieurs domaines est nécessaire », a indiqué Hans‑Otto Pörtner, co‑président du groupe de travail II GIEC.

Les terres sont moins productives lorsqu’elles sont dégradées, limitant ainsi la croissance de ce qui peut y être planté et réduisant également la capacité du sol à absorber le carbone. « Les choix que nous faisons concernant la gestion durable des terres peuvent aider à réduire, et dans certains cas, remédier à ces effets indésirables », a expliqué Kiyoto Tanabe, co‑président du groupe de travail sur les inventaires nationaux des gaz à effet de serre.

« La sécurité alimentaire sera de plus en plus affectée par le changement climatique à venir, qui se traduira par une baisse de rendement — en particulier dans les tropiques —, une augmentation des prix, une qualité nutritive réduite, et des perturbations de la chaîne d’approvisionnement », a ajouté Priyadarshi Shukla, co‑président du groupe de travail III GIEC.

« Certains choix alimentaires requièrent davantage de terres et d’eau, et sont à l’origine de plus d’émissions de gaz retenant la chaleur que d’autres », a déclaré Debra Roberts, co‑présidente du groupe de travail II GIEC. « Une alimentation équilibrée à base d’aliments d’origine végétale, tels que les céréales secondaires, les légumineuses, les fruits et les légumes, et des aliments d’origine animale produits de manière durable à l’aide de systèmes réduisant les émissions de gaz à effet de serre, offrent des opportunités majeures pour s’adapter au changement climatique et en atténuer les effets. »

« Les politiques qui soutiennent une gestion durable des sols, qui garantissent l’approvisionnement en nourriture des populations vulnérables, et qui gardent le carbone dans le sol tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre sont indispensables », a reconnu Eduardo Calvo, co‑président du groupe de travail sur les inventaires nationaux des gaz à effet de serre.

« Nous avons recours à des technologies et à des bonnes pratiques, mais elles doivent être développées plus avant et déployées dans d’autres endroits appropriés où elles ne le sont pas encore », a révélé Panmao Zhai, co‑président du groupe de travail I GIEC. « L’utilisation durable des sols et la réduction de la surconsommation de nourriture et du gaspillage alimentaire offrent un réel potentiel, en abolissant le défrichement et le brûlage des forêts, en prévenant la surexploitation du bois‑énergie, et en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, ce qui nous aidera à répondre aux questions foncières liées au changement climatique. »

Le tableau dépeint par ce rapport n’est pas totalement sombre. Où que nous soyons, nous avons tous la possibilité de réparer les dommages en plantant des arbres sur des terres cultivables, en exploitant mieux les sols et en réduisant le gaspillage alimentaire. Ces solutions efficaces peuvent accroître la productivité des terres et réduire les émissions.

Source : CORDIS
© Photomontage, Shutterstock

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lundi 19 août 2019


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