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Sécurité-santé au travail, tous concernés !

Architecture & construction

Publié le
lundi 16 avril 2018 à 04:00

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La stratégie nationale VISION ZÉRO pour la promotion de la sécurité et de la santé au travail a été signée par différents ministères, syndicats et organismes nationaux, dont l’AAA, à l’occasion du 10e Forum de la sécurité et de la santé au travail, en mars 2016. Elle traduit la volonté solidaire des partenaires d’insuffler un nouveau dynamisme dans la sécurité et la santé au travail et de mobiliser toutes les parties prenantes au sein d’une approche commune et intégrée, visant à réduire le nombre et la gravité des accidents du travail, des accidents de trajet et des maladies professionnelles.

Rencontre avec Annick Sunnen, responsable du service prévention à l’Association d’Assurance Accident (AAA) et Georges Wagner, chargé de direction à l’AAA

La stratégie nationale VISION ZÉRO pour la promotion de la sécurité et de la santé au travail a été signée par différents ministères, syndicats et organismes nationaux, dont l’AAA, à l’occasion du 10e Forum de la sécurité et de la santé au travail, en mars 2016. Elle traduit la volonté solidaire des partenaires d’insuffler un nouveau dynamisme dans la sécurité et la santé au travail et de mobiliser toutes les parties prenantes au sein d’une approche commune et intégrée, visant à réduire le nombre et la gravité des accidents du travail, des accidents de trajet et des maladies professionnelles.

En 2016, près de 27 000 accidents du travail ont été reconnus, dont 20 000 sous le régime général, en comptant les accidents bénins sans abandon du poste de travail, ainsi que ceux qui ont eu lieu au cours du trajet entre le domicile et le lieu de travail. Ce chiffre reste stable sur les 10 dernières années alors que, parallèlement, le nombre d’entreprises et de salariés est en constante augmentation, faisant baisser le taux de fréquence qui s’établit aujourd’hui à 5 %.

Parmi ces accidents, 4 200 sont imputables au secteur de la construction, aménagement et parachèvement compris.
Les accidents ont un coût pour la société. « Quand une personne est victime d’un accident du travail, elle ne pourra peut-être plus occuper son poste pour une certaine durée. Son employeur doit donc s’organiser pour la remplacer, par exemple en ayant recours à des intérimaires qu’il doit payer plus cher. Le ratio entre le coût estimé d’un accident et son coût réel est de 1 à 5, sans compter l’image de marque de l’entreprise qui peut être négative si elle enregistre beaucoup d’accidents du travail », explique Annick Sunnen, responsable du service Prévention à l’AAA.

Pour faire encore baisser le taux de fréquence de 20 % d’ici 2022, différents partenaires publics et privés se sont associés il y a 2 ans pour lancer la campagne VISION ZÉRO, initiée par l’AAA, l’UEL et l’INDR. Le Luxembourg a été un fer de lance de cette stratégie, qui prend aujourd’hui des proportions internationales.
La VISION ZÉRO repose en grande partie sur la sensibilisation des patrons, mais également des salariés. « Le leadership est primordial. Dans une entreprise, même petite, on peut faire beaucoup avec peu de moyens, si le patron est convaincu de la nécessité de la prévention et s’il transmet sa motivation aux employés », souligne Georges Wagner, chargé de direction à l’AAA. « Une des règles d’or est d’impliquer les salariés, parce qu’ils connaissent le terrain et ont des idées concrètes pour réduire les accidents », ajoute Annick Sunnen.

La sensibilisation passe par une campagne média dont le leitmotiv est : « Sécurité-santé au travail. Tous concernés ! » Elle consiste en vidéos où 3 victimes d’accidents livrent leur témoignage sur la façon dont elles ont vécu l’accident et dont elles ont repris leur vie par la suite, des spots radio et TV, des publicités dans des magazines professionnels et grand public, ainsi qu’une présence sur les réseaux sociaux. Un site Web est également dédié à la VISION ZÉRO où les entreprises peuvent trouver de la documentation et partager les bonnes pratiques qu’elles ont mises en place.
« D’autre part, nous avons mené des actions qui s’adressent au secteur de la construction, ensemble avec l’ITM et l’IFSB », précise-t-elle. « Lors de la première semaine sécurité-santé, nous avons visité plusieurs chantiers et formé les ouvriers présents. Nous avons aussi créé une brochure basée sur des visuels qui mettent en évidence les mauvaises pratiques et la manière dont on peut les éviter ».

« Le volet formation est également très important », indique Georges Wagner, « nous avons mis en place une formation de 2 jours visant à montrer aux chefs d’entreprise et aux travailleurs désignés comment mettre en pratique le concept des 7 règles d’or de la VISION ZÉRO sur le terrain. Nous proposons aussi désormais des formations sur la prévention des risques psychosociaux. Par ailleurs, le système bonus-malus, qui entrera en vigueur à partir de 2019, devrait inciter davantage les entreprises à investir dans la sécurité et la santé au travail ».
Plus de 100 entreprises ont déjà adhéré à la VISION ZÉRO, ce qui signifie qu’elles remettront à l’AAA un plan d’action sur 3 ans, actualisable chaque année. Les meilleures entreprises seront récompensées par le Prix national sécurité-santé au travail qui sera décerné par les ministères du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire, de la Santé et de la Sécurité sociale lors du grand Forum de la sécurité et de la santé au travail, qui aura lieu le 19 avril à Luxexpo-The Box.

7 règles d’or

  1. Faire preuve de leadership et d’exemplarité
  2. Analyser de manière systématique tous les risques et dangers
  3. Mettre en place un programme d’amélioration continue doté d’objectifs mesurables
  4. Veiller à une organisation systémique en insistant sur la clarté des consignes
  5. Utiliser exclusivement une technologie garante de sécurité et de santé
  6. Veiller à la qualification et au développement des compétences des salariés
  7. Investir dans la participation active et la responsabilisation des salariés

Mélanie Trélat
Consultez en ligne NEOMAG #13
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lundi 16 avril 2018


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