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Pacte vert & Climat

Politique & Gouvernance

Publié le
mardi 10 mars 2020 à 04:00

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Le Conseil "Environnement" a consacré la matinée aux politiques européennes de lutte contre la crise climatique. La Commission européenne a présenté au Conseil sa proposition pour une loi climatique européenne qui a été publiée la veille, ainsi que son initiative récente pour un fonds de transition juste.

Carole Dieschbourg au Conseil Environnement à Bruxelles

Les échanges ont été lancés dans un cadre quelque peu inhabituel pour le Conseil, en commençant par une adresse aux ministres par Greta Thunberg, la jeune femme suédoise et face publique bien connue du mouvement citoyen des Fridays for Future. Greta a fait un rappel aux ministres de l’urgence d’agir et du gouffre entre l’ambition actuelle des politiques climatiques et celle demandée par la communauté scientifique, et a appelé à leur responsabilité pour agir en urgence.

La ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement durable, Carole Dieschbourg, est sortie de l’enceinte du Conseil à la rencontre des jeunes et s’est entretenue avec une représentante luxembourgeoise du mouvement. De retour au Conseil, elle est intervenue pour ajouter sa voix à cet appel et a demandé à ses contreparts-ministres des 27 États membres de l’Union européenne, d’être à l’écoute des messages de la jeunesse et de la communauté scientifique.

Durant les échanges des ministres sur le pacte vert, la ministre a dit qu’elle pensait que le sujet le plus pressant à régler en 2020 est le rehaussement de notre objectif climatique pour 2030 et qu’elle soutenait un rehaussement (de l’objectif actuel des -40%) à 55%, à être atteints au sein de l’Union européenne. Sachant que c’est le minimum à faire pour s’aligner avec une trajectoire compatible à la limitation des hausses de températures globales de 1.5°C et que nos partenaires au niveau global ne pourraient être incités eux à revoir leur ambition climatique pour 2030 vers le haut seulement si l’UE donnait l’exemple.

Dans ce contexte, elle a co-signé la récente lettre des 12 ministres à la Commission demandant d’accélérer les travaux pour l’étude d’impact et de la présenter au plus tard en juin.

Le Conseil Environnement a également adopté en ce jour sa stratégie climatique à long terme de l’UE en vue d’une soumission auprès du secrétariat de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Sur demande du Luxembourg, une précision a pu être apportée au texte lors de ce Conseil pour enlever une ambiguïté suggérant la considération exclusive de scénarios de la Commission qui contiennent tous une part de nucléaire dans le mix énergétique de l’Union dans sa transition vers la neutralité climatique d’ici 2050.

Carole Dieschbourg a rappelé sa position qu’elle se battrait chaque fois qu’il le faudra pour que nos politiques européennes nous fassent avancer pas par pas vers une société basée sur 100% d’énergies renouvelables, et aussi rapidement que possible.

Verdissement du Semestre européen

Les ministres de l’Environnement ont procédé à un échange de vues sur le verdissement du Semestre européen. Carole Dieschbourg a salué favorablement la proposition de la Commission d’incorporer les objectifs de développement durable dans le processus du Semestre européen.

Elle a également souligné que les crises environnementales (climat, biodiversité et ressources naturelles) ont un impact important et des conséquences graves tant sur l’économie que sur la stabilité des systèmes financiers. L’enjeu pour les prochaines années est celui d’assurer que le Semestre européen puisse devenir un outil de coordination efficace qui permet de renforcer les dimensions environnementale et climatique dans les politiques macroéconomique et sociale.

Économie circulaire

La ministre Carole Dieschbourg s’est félicitée de la place importante occupée par l’économie circulaire dans le Pacte vert qui s’inscrit aussi dans le cadre de la neutralité climatique.

La transition nécessite la mobilisation de moyens financiers suffisants pour les investissements durables nécessaires. La création d’un véritable marché intérieur de matières primaires et de sous-produits doit être accélérée.

Elle a informé ses homologues de récentes initiatives gouvernementales en la matière comme le circular dataset qui a connu un grand succès.

Qualité de l’air

Le Conseil a adopté des conclusions sur l’amélioration de la qualité de l’air faisant suite à l’évaluation de plusieurs directives applicables en la matière. La ministre luxembourgeoise de l’Environnement estime que le nombre de 400.000 décès prématurés par an liés à l’air pollué est choquant et qu’il importe de renforcer la législation notamment à la lumière des recommandations de l’OMS. Elle a tenu à féliciter la Commission européenne de l’adoption du Pacte vert et de la place importante y réserver pour l’amélioration de la qualité de l’air.

Aussi, les nombreux avantages découlant de l’amélioration de la qualité de l’air notamment sur la santé humaine, la compétitivité et la biodiversité furent soulignées. Carole Dieschbourg a encore souligné que l’allocation de suffisamment de moyens financiers et la cohérence des politiques sont tout aussi nécessaires à cette fin.

Protection des eaux

Le Conseil a procédé à un échange de vues sur l’évaluation de certaines directives applicables en matière de protection des eaux. Selon l’évaluation, les directives sont aptes de renforcer la protection des masses d’eau et une meilleure gestion des risques d’inondation. Cependant, certains objectifs de la directive-cadre sur l’eau ne sont pas encore atteints partout.

La ministre s’est penchée sur l’impact négatif du dérèglement climatique sur la flore et la faune des rivières risquant de compromettre l’objectif du bon état écologique des cours d’eau.

Selon Carole Dieschbourg, il est impératif de suivre une approche intégrée en commençant par la réduction de la pollution à la source ce qui n’est possible que par une amélioration de la cohérence des politiques et plus particulièrement la politique agricole, source principale de la pollution diffuse des nutriments et des pesticides qui constituent toujours les principales pressions majeures sur la qualité des masses d’eau.

Elle a également souligné l’importance de moderniser les stations d’épuration notamment pour mieux traiter les micropolluants et les résidus pharmaceutiques. Finalement, la ministre a souligné l’importance de maintenir les investissements dans les infrastructures et d’avoir davantage recours aux solutions se basant sur la nature (nature based solutions).

Communiqué par le ministère de l’Environnement, du Climat et du Développement durable

Publié le
mardi 10 mars 2020


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