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Mieux visualiser les problèmes pour mieux les résoudre

Architecture & construction

Publié le
mercredi 18 août 2021 à 04:00

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CLE a entamé sa transition vers le BIM il y a bientôt deux ans et constate que cet outil collaboratif permet à chaque service de faire les bons choix plus tôt et de gagner en performance, mais qu’il offre aussi des bénéfices transversaux en améliorant la communication entre les services et avec les clients. La prochaine étape sera de concevoir un modèle 3D qui pourra être transmis à l’exploitant du bâtiment.

Interview d’Amaury Vilmouth, Chef de Service BIM, François Cornez, BIM Modeleur et Dorian Van Passenhove, BIM Coordinateur chez CLE

Quelle est la stratégie de CLE en matière de BIM ?

Amaury Vilmouth : Nous voulons que tous les services de l’entreprise passent au BIM, sans que cela soit vécu comme quelque chose qui leur est imposé. Le service BIM a été créé pour leur venir en support et les accompagner au quotidien dans cette transition.

Nous avons amorcé cette évolution il y a bientôt deux ans. Elle a commencé par un audit des différents services concernés (Métrés, Soumissions, Méthodes, Techniques spéciales et Travaux), ce qui a permis de connaître leurs besoins respectifs. Nous avons ensuite développé avec eux, sur la base de ceux qui existaient déjà, des outils typés BIM personnalisés et parfaitement adaptés aux rendus de chacun. Le but est que l’ensemble de nos services soient plus performants et puissent, demain, participer à un projet BIM.

Quels outils avez-vous développés plus spécifiquement ?

François Cornez : Sur la base d’une maquette commune gros- œuvre modélisée en interne, un outil BIM a été développé pour que les métreurs puissent extraire et vérifier les quantités du projet, que le service Méthodes puisse définir les modes constructifs de l’ouvrage et que le service Soumission puisse visualiser et se servir des rendus aisément. La maquette suit ensuite le process de développement du projet et sert aux services Méthodes et Travaux avec des outils BIM élaborés pour la rotation de banches et le calepinage de passerelles de sécurité automatisé.

Nous sommes également en train de développer des outils permettant d’élaborer des plans d’installation de chantier en 3D ou encore des plans d’étaiement. Pour chacun des services, la qualité de travail est nettement accrue.

Dorian Van Passenhove : L’approche est différente pour les techniques spéciales, car nous récupérons les maquettes des sous-traitants, de l’architecte, de la statique, et nous les compilons sur un autre logiciel. L’objectif est de pouvoir détecter les clashs éventuels et d’en discuter directement avec les intervenants concernés pour prendre une décision réfléchie en amont de l’exécution.

Nous avons développé une maquette orientée parachèvement. Elle sert aux métreurs pour vérifier les quantités bordereaux en phase de soumission et est ensuite récupérée par les ingénieurs du service Travaux qui suivent les finitions sur chantier. Ils ont la possibilité de la mettre à jour en fonction des choix des acquéreurs et d’établir ainsi un décompte et une facturation corrects.

Le BIM est un outil qui permet à chaque service de mieux travailler individuellement, mais permet-il aussi aux différents services de mieux collaborer ?

AV : Nous avons remarqué qu’une communication naturelle et des liens plus forts se sont établis entre les différents services qui viennent désormais « piocher » des informations sur une maquette commune.

La visualisation aussi se trouve améliorée : la maquette 3D permet de tourner autour du projet, de le visualiser sous tous ses angles, donc de détecter les problèmes plus facilement et de trouver des solutions pour les résoudre beaucoup plus tôt. Ils peuvent ainsi être traités dans les règles de l’art, et non en phase d’exécution, lorsqu’on est au pied du mur.

Quel est l’impact positif du BIM sur la qualité de votre travail ?

AV : Avec le BIM, les choix constructifs vont pouvoir s’opérer plus en amont que l’on pouvait le faire sur des vues en plan où il fallait effectuer une analyse extrêmement précise pour se rendre compte de certaines contraintes techniques. Cela menait très souvent à des ratés, ce qui n’est plus le cas avec un modèle numérique.

La qualité du rendu est également bien meilleure, ce qui est un avantage en phase de soumission. Le modèle 3D permet de valoriser la qualité de notre travail auprès de nos clients puisqu’il permet de leur expliquer de manière beaucoup plus simple et directe la manière dont nous allons construire leur ouvrage.

Vous avez commencé à implémenter le BIM en développant des outils personnalisés pour chaque service. Et demain ?

AV : Demain, nous allons développer de nouveaux outils pour notre service Travaux et étoffer les maquettes BIM, afin qu’au-delà du stade de l’exécution, elles puissent être transmises aux clients afin qu’ils puissent s’en servir pour le suivi et la maintenance du projet en phase d’exploitation du bâtiment, et jusqu’à sa démolition.

Mélanie Trélat
Article tiré du NEOAMG#40
Plus d’informations : http://neobuild.lu/ressources/neomag
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Publié le
mercredi 18 août 2021


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