Mieux sensibiliser pour mieux prévenir

Mieux sensibiliser pour mieux prévenir

Le Dr. Ala’a Alkerwi, chercheur Senior au Centre d’études en Santé du CRP-Santé vient de publier des résultats très révélateurs dans le domaine de la nutrition au travers de trois publications scientifiques. Les recherches menées démontrent en effet que des habitudes alimentaires déséquilibrées seraient à l’origine de risques sérieux de développement de maladies. Ces trois études récemment menées par le Dr. Ala’a Alkerwi démontrent l’influence de nos habitudes alimentaires sur notre santé : l’absorption disproportionnée de certains aliments et la consommation de plats préparés favoriseraient le développement de certaines maladies chroniques telles que l’obésité, qui amène au diabète ou aux maladies cardiovasculaires. Le résultat de ces recherches vient d’être publié au travers de journaux internationaux de renom dans le domaine de la nutrition : le British Journal of Nutrition et le Public Health Nutrition Journal.

Ces études ont été réalisées en collaboration avec l’Université de Liège (Belgique), l’Université de Caroline du Sud (Etats-Unis) et l’Université d’Australie du Sud (Adelaïde, Australie) et ont été financées par le Fonds National de la Recherche (FNR). Elles se basent sur l’étude nationale ORISCAV-LUX réalisée en 2007-2008 et incluant 1.400 adultes en bonne santé, étude commanditée par le Ministère de la Santé et le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche du Luxembourg.

Les plats préparés : un effet néfaste sur notre santé
L’une des publications du Dr. Ala’a Alkerwi démontre le lien très fort qui subsiste entre la consommation de plats préparés et l’obésité abdominale (évaluée par la mesure du tour de taille). Au travers de notre mode de vie basé sur la rapidité et le stress, beaucoup d’entre nous manquent de temps afin de préparer leurs repas. Chacun a ainsi de plus en plus tendance à consommer des plats préparés, prêts à l’emploi et vendus en portions préemballées dans les supermarchés et fast-foods. Si l’on compare ces plats préparés à des repas que l’on a soi-même concoctés, on constate que la consommation énergétique est nettement plus élevée dans les plats préparés : ces plats ne respectent absolument pas les recommandations nutritionnelles conseillées pour notre santé.
Cette publication représente l’une des toutes premières études dans le monde qui mette l’accent sur ​​l’effet néfaste des plats préparés sur notre santé. En effet, la plupart des études sur ce même sujet ont été menées sur des aliments et plats servis en fast-food. Conséquence : la consommation régulière de ces plats-préparés entraine un stockage massif des graisses dans notre organisme (au niveau du ventre) et favorise ainsi ce que l’on appelle « l’obésité abdominale ».

Le régime méditerranéen : un exemple à suivre
Une autre des publications de Dr. Ala’a Alkerwi évalue cinq indicateurs couramment utilisés permettant de définir la qualité de la nutrition et de mieux prévenir l’apparition de maladies chroniques. Cette étude conclut que le régime alimentaire méditerranéen est celui qui est reconnu comme le régime le plus sain et le plus bénéfique pour notre santé. Ce régime alimentaire basé sur une forte consommation d’huile d’olive, de noix et une consommation modeste de viande, réduit de manière très significative le risque de maladies cardiovasculaires.
Le régime alimentaire méditerranéen incarnerait donc une sorte de « guide nutritionnel universel » : un véritable exemple à suivre.

Les protéines de viande et de poisson : source d’obésité ?
La troisième publication rédigée par le Dr. Ala’a Alkerwi aborde l’impact sur notre santé de la consommation de différents types de protéines d’origine animale (œufs, poissons, crustacés, viande, produits laitiers). En effet, en fonction de leur provenance, les protéines que nous consommons comportent des valeurs nutritionnelles différentes. L’étude du CRP-Santé démontre qu’une consommation importante de protéines de viande, de poisson et de crustacés entraine une augmentation de l’obésité centrale / abdominale (évaluée par la mesure du tour de taille) et de l’obésité globale (évaluée par le calcul de l’indice de masse corporelle, IMC). Les protéines dérivées des œufs ou des produits laitiers quant à elles, n’entrainent pas d’obésité. Les résultats de ces recherches incitent à consommer préférentiellement d’autres sources de protéines que celles issues de la viande afin de maintenir un poids corporel stable.

Mieux sensibiliser pour mieux prévenir au Luxembourg
Ces trois publications et résultats de recherche démontrent la nécessité d’être bien informé quant aux recommandations nationales relatives à l’alimentation et aux apports en nutriments. Les campagnes d’information et de sensibilisation régulières restent donc essentielles au Luxembourg, d’une part, pour aider chacun à mieux déceler les sources d’apport de sucres, de protéines, de graisses ou de glucides, et, d’autre part, afin de faire comprendre les bienfaits d’une alimentation équilibrée omettant la consommation de plats préparés.

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Publié le vendredi 31 octobre 2014
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