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La percée des habitations en bois massif

Architecture & construction

Publié le
lundi 11 juin 2018 à 04:00

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La structure en bois lamellé-croisé, ou Cross Laminated Timber (CLT), est une technique de plus en plus utilisée en Belgique pour la construction ou la rénovation d’habitations. Il s’agit d’un mode de construction écologique et terriblement rapide. En outre, construire en bois massif ne nécessite aucun temps de séchage, ce qui accélère sérieusement les finitions et est aussi avantageux pour la pose de la toiture. Ses nombreux atouts font du CLT une méthode de construction présentant un énorme potentiel pour l’avenir.

Le pourcentage des maisons neuves en bois massif est passé de 5,91 % en 2011 à près de 10 % en 2016, selon des chiffres de HoutInfoBois. En l’occurrence, c’est le CLT qui affiche la plus belle progression : la part du CLT dans les nouvelles constructions en bois a grimpé de 2 % en 2014 à 7 % en 2016, et de 5 % en 2014 à pas moins de 12 % en 2016 pour ce qui est des rénovations.

Le matériau de construction de demain

Le CLT est constitué de grands panneaux en bois massif qui viennent composer les murs, cloisons intérieures, sols et plafonds. Les couches de bois sont empilées perpendiculairement et collées pour une force et une stabilité renforcées. Comparé aux matériaux de construction traditionnels, le bois offre de multiples avantages. « Il est nettement plus difficile avec les matériaux traditionnels d’obtenir une construction basse énergie. Sur le plan énergétique, le bois affiche par contre de très bons résultats », explique Erik Woestenborghs d’ARWO-BOUW, entreprise de construction experte en techniques de construction innovantes. Et puis, c’est un matériau durable, facile à recycler et qui peut même librement être associé à de l’acier et du béton, que ce soit pour une nouvelle construction, une extension ou une surélévation.

L’entreprise de construction ARWO-BOUW a récemment bâti six appartements à louer en CLT à Baasrode-Dendermonde. « Le propriétaire a découvert le CLT lors d’un salon de la construction et a tout de suite compris la rapidité des travaux par rapport à d’autres constructions en bois et méthodes de construction classiques », relate Luc Van Goethem, architecte du projet. Dès lors, le propriétaire a pu commencer à louer bien plus tôt que ce que lui auraient permis les méthodes de construction traditionnelles. En effet, les panneaux en bois sont découpés sur mesure à l’avance et pourvus de tous les évidements et rainures nécessaires pour les applications utilitaires (les sanitaires, le chauffage, la ventilation et l’électricité), ce qui entraîne un gain de temps considérable sur le chantier.

Début immédiat de la pose du toit

La pose du toit avec du CLT peut également être achevée très rapidement, puisqu’une construction en bois massif n’a pas besoin de sécher. « Contrairement aux toitures en béton, par exemple, où il faut attendre que la couche de béton inclinée soit sèche pour prévenir que l’eau de pluie stagne sur le toit, une toiture en bois ne nécessite aucun temps d’attente et la finition peut être débutée sans délai », commente Woestenborghs d’ARWO-BOUW.

Une gamme spéciale Icopal pour toitures en bois

Pour le projet de Baasrode-Dendermonde, les entreprises ARWO-BOUW et Icopal, expert en recouvrement de toits étanches, ont uni leurs forces afin de rendre la construction en bois hermétique d’une manière sûre. Vu qu’une toiture en bois est imperméable à l’air mais pas à la vapeur, elle nécessite une finition robuste comprenant un écran pare-vapeur. « Il faut tenir compte, au soudage de l’écran pare-vapeur, de la combustibilité du matériau. L’écran est cloué de façon invisible dans le joint de soudure ou est autoadhésif. Le joint de soudure ou joint de sécurité est composé d’une bande autocollante de quelques centimètres de large grâce à laquelle le support en bois est protégé contre la flamme émise lors de l’application du reste du joint de soudure. De cette façon, l’écran pare-vapeur peut être placé de manière sûre et étanche », détaille Greet Woestenborghs d’ARWO-BOUW. « Les solutions Sicotec, Sicotherm et Vedagard Safety Plus d’Icopal sont particulièrement bien adaptées à un support sensible à la chaleur tel que le bois, car ces produits possèdent un joint de sécurité unique qui offre une protection supplémentaire », poursuit Woestenborghs.

Source : bureau d’études boydens engineering

www.boydens.be

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lundi 11 juin 2018


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