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La crise climatique est arrivée au Luxembourg … continuer comme avant n’est plus une option !

Green Planet

Publié le
mardi 27 juillet 2021 à 04:00

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Des conditions météorologiques extrêmes ont provoqué des précipitations exceptionnellement élevées.

De nombreux concitoyen/nes ont vécu une nuit horrible : caves et maisons inondées, champs et équipements détruits, routes, commerces et lignes ferroviaires sévèrement endommagés.

Des conditions météorologiques extrêmes ont provoqué des précipitations exceptionnellement élevées. Dans de nombreuses communes de notre pays, la dépression « Bernd » a laissé derrière elle un sillon de dévastations importantes. Mais, malgré des dégâts matériels énormes, nous n’avons heureusement pas de morts à déplorer au Luxembourg, contrairement aux régions voisines de l’Eifel et province de Liège.

A peine les premières mesures de secours étaient-elles lancées qu’une véritable bataille s’est engagée dans les médias et les réseaux sociaux sur l’interprétation de cette catastrophe. Surtout la question de savoir si cet événement météorologique extrême était dû au changement climatique a été et est toujours âprement débattu.

Et pourtant, des climatologues de renom nous ont depuis longtemps fourni la réponse dans de nombreuses études ponctuelles ainsi que dans les rapports du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). En résumé, on peut dire ce qui suit : des conditions météorologiques extrêmes entraînant, par exemple, de grandes quantités de précipitations se sont toujours produites et continueront à se produire. Toujours est-il que le changement climatique progressif renforce considérablement tant leur fréquence que leur ampleur. Ce que l’on a dénommé le « phénomène du siècle » s’est donc transformé en catastrophe récurrente, avec des intervalles de plus en plus courts.

Les effets qu’une situation météorologique produit sur le terrain dépendent évidemment de nombreux autres facteurs : topographie, imperméabilisation des sols, état des infrastructures et mesures de protection contre les inondations, plans de secours, etc.

Au-delà de l’aide d’urgence à apporter à toutes les personnes touchées (qui constitue une priorité absolue !), le Luxembourg n’échappera pas non plus au devoir de se concentrer davantage sur l’adaptation à la crise climatique, tant au niveau national que communal. Cela n’est évidemment pas une tâche facile, car les effets du changement climatique peuvent se présenter de manière très différente : inondations, périodes de sécheresses, vagues de chaleur, pertes en agriculture et en sylviculture … ne sont que quelques phénomènes qui peuvent se produire.

Aux yeux du Klima-Bündnis Lëtzebuerg, il serait néanmoins très naïf, voire irresponsable, d’accepter – pour ainsi dire – le changement climatique, et d’investir uniquement dans des mesures d’adaptation. Car si le changement climatique poursuit son évolution effrénée, aucune digue (si haute qu’elle soit) et aucun système de climatisation (si fort qu’il soit), ne saura nous offrir le niveau de protection qui s’imposera !

L’humanité se dirige actuellement vers un réchauffement planétaire qui dépasse largement ce que l’homme et l’environnement peuvent supporter, quel que soit le niveau de prospérité et de technicité de notre société. Il convient de souligner que le progrès technologique ne peut constituer, à lui seul, la réponse adéquate à la crise du climat et de la biodiversité !

C’est pourquoi la priorité absolue de tous les responsables politiques et économiques (tant au Luxembourg qu’ailleurs) doit être de réduire rapidement et radicalement (à zéro au plus tard en 2050 !) les émissions de gaz à effet de serre nocifs pour le climat … ce qui signifie en d’autres termes, de rendre durables tant nos habitudes de consommation que notre modèle économique !

Pendant trop longtemps, nos engagements en matière de protection du climat, par exemple dans le cadre du protocole de Kyoto, ont reposé essentiellement sur le système européen d’échange de quotas d’émission. À l’échelle nationale, en revanche, seules des mesures insignifiantes – de nature plutôt symbolique – ont été mises en œuvre, que ce soit en matière de mobilité, de consommation des ressources ou de production alimentaire. Ou bien, d’autres régions et États ont été pointés du doigt, avec l’invitation de « s’il vous plaît montrer le bon exemple ». Et la situation n’a guère changé après l’accord de Paris de 2015 : toujours des objectifs d‘envergure, sans chemin concret. Il n’est donc pas surprenant que le Luxembourg accuse toujours un taux d‘émission de CO2 par habitant qui est parmi les plus élevés au monde, même si l’on exclut le tourisme à la pompe !

Ces derniers jours ont clairement montré qu’il ne suffit pas de faire des petits gestes qui n’engagent à rien – chacun d’entre nous doit être prêt à examiner d’un œil critique son comportement personnel et professionnel. Mais il est du devoir de la politique d’offrir également aux ménages et aux entreprises les conditions cadres indispensables, et sans lesquelles une transition vers une société climatiquement neutre ne sera pas possible. Nous ne devons plus tolérer d‘insouciant business as usual après le 15 juillet 2021, que ce soit dans le secteur financier, dans l’agriculture, dans la planification de la mobilité ou dans la politique du logement. L’avenir de chacun d’entre nous, et plus encore celui des générations futures, en dépend – il est temps d’agir, maintenant !

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Eine sogenannte “Extremwetterlage” hatte für außergewöhnlich hohe Niederschläge gesorgt. „Tief Bernd“ hinterließ eine Schneise der Verwüstung in vielen Gemeinden unseres Landes. Wenngleich der Sachschaden enorm ist, so mussten wir in Luxemburg, im Gegensatz zu den Nachbar-Regionen Provinz Lüttich und Eifel, glücklicherweise keine Todesopfer beklagen.

Kaum waren die ersten Hilfsmaßnahmen angelaufen, entbrannte in den Medien und sozialen Netzwerken ein regelrechter Kampf um die Deutungshoheit über diese Katastrophe. Vor allem die Frage, ob dieses Extremwetterereignis auf den Klimawandel zurückzuführen sei, wurde und wird erbittert diskutiert.

Dabei haben uns anerkannte Klimawissenschaftler die Antwort in vielen Einzelstudien sowie in den Berichten des IPCC längst geliefert. Zusammenfassend lässt sich Folgendes sagen : Eine Extremwetterlage mit z.B. großen Niederschlagsmengen kam und kommt immer wieder vor. Aber der fortschreitende Klimawandel vergrößert sowohl deren Häufigkeit als auch deren Ausmaß erheblich. Aus einem sogenannten Jahrhundert-Phänomen wird so ein – in immer kürzer werdenden Abständen auftretender – Katastrophenfall.

Welche Auswirkungen eine Wetterlage dann vor Ort hat, hängt natürlich von vielen anderen Faktoren ab : Topografie, Flächenversiegelung, Zustand der Infrastrukturen und Hochwasser-Schutzmaßnahmen, Notfallpläne usw.

Neben der Soforthilfe für alle Betroffenen – welche absolute Priorität hat – gilt es auch in Luxemburg, verstärkt die Anpassung an die Klimakrise ins Visier zu nehmen, auf nationaler wie auch auf kommunaler Ebene. Dies ist keine leichte Aufgabe, denn die Auswirkungen des Klimawandels können ganz unterschiedlicher Natur sein : Überschwemmungen, Dürren, Hitzewellen, Ausfälle in Land- und Forstwirtschaft sind nur einige der auftretenden Phänomene.

Es wäre in den Augen des Klima-Bündnis Lëtzebuerg aber kurzsichtig, ja sogar unverantwortlich, sich mit dem Klimawandel sozusagen abzufinden und nur in Anpassungsmaßnahmen zu investieren. Denn schreitet der Klimawandel ungebremst weiter, wird kein Deich hoch genug und keine Klimaanlage stark genug sein, um uns alle zu schützen.

Die Menschheit steuert aktuell auf eine globale Erwärmung zu, die deutlich über dem liegt, was wir und unsere Umwelt stemmen können, egal wie wohlhabend und technikbegeistert unsere Gesellschaft auch sei. Denn es gilt zu betonen, technologischer Fortschritt alleine kann keine angemessene Antwort auf die Klima- und Biodiversitätskrise sein !

Deswegen muss es oberstes Anliegen aller Verantwortlichen in Politik und Wirtschaft auch in Luxemburg sein, den Ausstoß von klimaschädlichen Treibhausgasen schnell und drastisch zu verringern, um allerspätestens 2050 bei Null anzukommen – sprich also, unsere Konsumgewohnheiten wie auch unser Wirtschaftsmodell nachhaltig zu gestalten.

Viel zu lange wurde für unsere Verpflichtungen zum Klimaschutz, z.B. im Rahmen des Kyoto-Protokolls, vor allem auf den europäischen Emissionshandel gesetzt. National dagegen wurden nur kleine, eher symbolische Schritte umgesetzt, sei es in der Mobilität, dem Ressourcenverbrauch oder der Lebensmittelproduktion. Oder aber es wurde auf andere Regionen und Staaten verwiesen, die doch bitte mit dem guten Beispiel vorangehen sollten. Dies hat sich auch nach dem Paris Agreement von 2015 nicht nennenswert geändert : große Ziele, aber kein konkreter Weg. Und so darf es nicht verwundern, dass Luxemburg immer noch eine der höchsten CO2-Emissionen pro Kopf in der Welt hat, sogar wenn man den Tanktourismus herausrechnet.

Die vergangenen Tage haben deutlich gezeigt, dass es mit kleinen Schritten, die niemandem wehtun, nicht getan ist – jeder von uns muss bereit sein, sein persönliches und berufliches Verhalten kritisch zu überprüfen. Aber es ist die Pflicht der Politik, den Haushalten und Betrieben auch die notwendigen Rahmenbedingungen zu bieten, ohne die eine Transition hin zu einer klimaneutralen Gesellschaft nicht möglich sein wird. Ein „Weiter so !“, sei es in der Finanzindustrie, in der Landwirtschaft, in der Mobilitätsplanung oder der Siedlungspolitik darf es nach dem 15. Juli 2021 nicht mehr geben. Unser aller Zukunft, und noch mehr die unserer Kinder und Enkel hängt davon ab – die Zeit zu handeln ist jetzt !

Mehr informationen Klima-Bündnis Lëtzebuerg/copyright pic Science.lu : https://www.klimabuendnis.lu/die-klimakrise-ist-in-luxemburg-angekommen-ein-weiter-so-darf-es-nicht-geben/

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