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Publié le
lundi 25 février 2019 à 04:00

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Dans une dynamique de création constante, l’artiste Jacques Schneider cherche à faire passer des messages en réinterprétant des situations. C’est ainsi qu’est née une ligne de vêtements en coton bio.

C’est un cadeau de Noël qui est à l’origine de ce projet. Celui de sa sœur, il y a 2 ans. « Elle m’a offert 50 euros pour m’acheter deux joggings, mais il fallait qu’ils remplissent certaines conditions : être composés de coton bio et avoir un branding luxembourgeois, entre autres. Je n’ai, bien sûr, rien trouvé. Le jour de Nouvel An, j’ai donc décidé de dessiner ma propre marque de vêtements », raconte-t-il.

« J’essaie, à travers mes œuvres, de donner ma vision de la société ou de soulever des questions. Le vêtement est un nouveau médium pour le faire. Il transmet des valeurs et des messages », poursuit-il.
Le message, ouvertement affiché à travers le motif du lion et les inscriptions « garçon grand-ducal », « fille grand-ducale », « leiwe boy », « leift girl », n’a aucune vocation politique ou nationaliste, bien au contraire. « Ceux qui portent mes vêtements n’affichent pas une catégorie de personnes, mais représentent 170 nationalités qui vivent ensemble sur un territoire et font consensus général autour d’un patrimoine culturel commun », souligne Jacques Schneider.

Le vêtement lui-même, quand il est fabriqué avec du coton bio et équitable, affiche la prise de conscience que nous sommes attentifs à ce que les personnes qui le fabriquent vivent bien. Il pose aussi des questions de santé publique et de respect de son corps, de par l’impact des engrais chimiques et pesticides qui se retrouvent sur les étoffes que nous portons à même la peau. « Un t-shirt en coton “normal” est composé de 80% de pétrole. Depuis 1 an et demi, je ne m’habille qu’avec du coton bio. Je n’ai plus ni bouton, ni plaque, ni rougeur et je n’ai pas été malade », constate-t-il.

Il n’existe plus de filière textile au Luxembourg, ni dans les autres pays développés. L’artiste n’a donc eu d’autres choix que de s’approvisionner en Inde et au Bangladesh. Mais s’y retrouver dans la jungle des labels qui certifient que le coton a été produit dans le respect de l’humain et de la nature est un véritable challenge, car certains manquent de fiabilité. « Je voulais travailler avec des partenaires à qui je pouvais vraiment me fier, des gens qui ont des références, qui font des recherches sur le terrain et qui pouvaient garantir que, de la production à la finition, tous les intermédiaires ont été respectés », précise-t-il.

C’est ainsi qu’a débuté une étroite collaboration avec Fairtrade Luxembourg : « Nous travaillons ensemble sur de nombreux projets et sommes en contact chaque semaine. Leur support est précieux car ils ont la capacité, en tant qu’ONG, de trouver des informations que je ne peux pas avoir et de répondre aux questions que je me pose ». Le coton avec lequel sont fabriqués ses vêtements est certifié Fairtrade ou Fairwear. « Fairtrade va plus loin sur la partie écologique, mais la gamme Fairwear reste au top par rapport à ce qui se vend sur le marché », indique-t-il. Les finitions (coutures, broderies, impressions, découpes, etc.) sont réalisées en Grande Région, dans un atelier nancéen. Près de 20.000 pièces ont été vendues en 2018.

« Nous avons prouvé qu’on pouvait proposer des vêtements qui sont à la fois élégants, sains et équitables, avec une finition réalisée en France, à un prix tout à fait correct (30 euros pour un t-shirt, 60 euros pour un sweat-shirt), donc qu’engagement et viabilité économique ne sont pas incompatibles. Nous avons même réussi à mettre en place un partenariat avec Auchan. Reste à voir comment rendre la société encore plus responsable et créer des emplois au Luxembourg », conclut-il.
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Mélanie Trélat
Photo : Fanny Krackenberger
Dossier du mois Infogreen « Les dessous du Textile »

Publié le
lundi 25 février 2019


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