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Entretien avec Mr Transition

Green Planet

Publié le
lundi 14 septembre 2020 à 04:00

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Rob Hopkins, co-fondateur du Transition Network qui porte le mouvement dans une cinquantaine de pays, est au Grand-Duché pour co-animer les Transition Days, à Dudelange et à Luxembourg. Depuis sa petite ville anglaise, il a répondu aux questions d’Infogreen.

Pour tous ceux qui suivent, de près ou de loin, le mouvement de la Transition, il est sans doute inutile de présenter Rob Hopkins. Pour les autres, voici en quelques phrases...

Rob Hopkins, 52 ans, spécialiste de la permaculture, s’est trouvé à la base d’un groupement citoyen dans sa petite ville anglaise, Totnes, avec juste l’idée de fédérer les compétences et les idées, pour avancer, localement, et créer une communauté économique, écologique, résiliente, la plus autonome et ouverte possible. Depuis 2005, Transition Town Totnes a grandi et est devenue un symbole. Rob Hopkins est devenu un porte-parole.

Le mouvement Transition Network est représenté, au travers de communautés locales ou régionales, dans plus de 50 pays.

Au CNA, à Neumünster

Auteur, conférencier, militant, influenceur avant l’heure, Hopkins accompagne et encourage volontiers les initiatives sur le terrain et va à la rencontre des communautés locales qui les animent. Il est l’invité des Transition Days au Luxembourg, mus par le CELL. Il animera notamment un workshop et une conférence à l’Abbaye de Neumünster ce jeudi 17 septembre.

Et il est, ce mardi 15 septembre, l’invité d’un événement d’ouverture à Dudelange, autour du film Eng Äerd. Co-produit par le Centre national de l’audiovisuel (CNA) et le Centre for Ecological Learning Luxembourg (CELL), en collaboration avec le Syndicat Intercommunal « De Réidener Kanton », avec le soutien du Ministère de l’Environnement, du Climat et du Développement durable et de l’Œuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte, ce film aura son avant-première publique le 28 septembre, et le film commencera dans les salles le 30 septembre.

Le « glocal » en partage

Pour préfacer sa venue – son retour, puisqu’il était venu au Luxembourg en 2015 - , Infogreen a interviewé Rob Hopkins, joint chez lui, dans le Devon.

Mr Hopkins, votre démarche, partie d’une petite ville, a fait tache d’huile. La Transition a fait du chemin pour gagner du terrain dans le monde entier. « Act local, think global », on est en plein dedans ?

« Tout à fait. De local et global, certains ont fait un mot-valise intéressant : « glocal ». Vous savez, on n’a rien inventé au fond, à Totnes. Le besoin de transition était là, comme partout, il est d’autant plus flagrant depuis, et la pandémie Covid n’a fait qu’apporter une illustration de plus.

Une communauté de personnes, indépendamment des grands décideurs politiques ou économiques, peut avoir les bons réflexes, non pas de repli sur soi, mais d’échange et d’ouverture, d’idées simples mais qui fonctionnent, de partage de compétences, pour faire exister et vivre cette communauté. Que l’on fonde sur des besoins réels, une économie réelle, locale, maîtrisée, une monnaie locale le cas échéant, avec de l’argent qui circule et reste dans un circuit-court où chacun se retrouve. C’est basique.

Il y a 15 ans, on a eu de la chance d’avoir toutes ces bonnes volontés sur la même longueur d’ondes. Et que la conjonction des forces ait fonctionné, au point de susciter l’intérêt des autorités, de créer des entreprises ou d’en relocaliser, de devenir une sorte d’exemple. »

Après, il faut être militant. Vous êtes devenu une sorte de leader. Ce n’est pas un peu effrayant ?

« Il ne s’agit pas de moi en fait. Je ne suis que la voix, une des voix, d’un mouvement de plus en plus ample, venu des citoyens, en dehors des courants traditionnels. Rob Hopkins importe peu, le message s’est déjà répandu. Et il continue. L’approche bottom-up s’est faite toute seule et a permis aux idées de se répandre, au mouvement de s’étendre. Et ça c’est fantastique, c’est passionnant.

Ce qui continue à m’étonner, et à nourrir ce que nous essayons tous d’accomplir dans ce réseau de la transition, ce sont les gens, à chaque rencontre, et le pouvoir des idées mises en commun. Les idées qui se matérialisent, les projets qui se montent et qui prouvent que le modèle fonctionne ».

Propos recueillis par Alain Ducat

Photo : robhopkins.net

Note de la rédaction : Nous avons poursuivi notre entretien avec Rob Hopkins. La suite de cette interview est à suivre sur Infogreen, ici.

Publié le
lundi 14 septembre 2020


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