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Circuit court et oiseaux de bon augure

Alimentation & Restauration

Publié le
vendredi 27 mars 2020 à 04:00

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Le COVID-19 est une plaie. Mais il y a aussi des effets bénéfiques pour la planète, toutes proportions gardées. Infogreen a décidé de relayer aussi quelques tendances à l’opposé des « dégâts collatéraux ». Quelques exemples supplémentaires : adaptations des ventes directes, baisse de pollution sonore ou recul de criminalité...

Comme le font au Luxembourg des initiatives d’ordre associatif ou coopératif - avec le groupe OIKOPOLIS et ses filiales, avec le CELL, et bien d’autres encore - , le circuit-court s’organise en France, où un agriculteur sur cinq vend sa production par ce biais direct.

Avec l’épidémie de coronavirus, note une enquête du journal Sud-Ouest, « certains débouchés se sont fermés, tandis que des producteurs voient la vente directe augmenter ».

De la ferme à la maison

C’est en fait toute une filière qui est sur le front pour alimenter les Français en produits locaux. « Notre chiffre d’affaires a augmenté de 66% cette semaine », indique au quotidien régional atlantique, Clémence Fernet, de la Ruche qui dit oui - ce réseau compte 750 points de retrait de commandes en France, dont 54 dans l’Ouest. 5 000 producteurs locaux y fournissent 160.000 clients. Côté caisse, le panier moyen a augmenté de 27% et, côté champ, le réseau enregistre une augmentation de 30% d’agriculteurs inscrits.

À l’inverse, la fermeture des écoles affecte ceux qui en alimentaient les cantines. Comme cet éleveur breton qui s’est retrouvé avec 15 000 yaourts sur les bras, commandés pour les écoliers. Il a fallu reconditionner et vendre davantage au magasin à la ferme. Le réseau Invitation à la Ferme unit 37 fermes laitières bio, qui vendent environ un quart de leur production aux écoles de la région. Alors, les enfants étant à la maison avec leurs parents confinés, un transfert de consommation s’opère de la restauration vers le domicile des convives, assorti de règles d’hygiène renforcées dans les exploitations et les points de vente directe, ainsi que d’un guide de bonnes pratiques envoyé aux clients et prospects.

Les oiseaux se font entendre

Aux côtés des contraintes et des adaptations pour éviter le chant du cygne, il y a des... chants d’oiseaux, que l’on entend beaucoup mieux en ville ! Un reportage de France Bleu, qui cite Bruitparif (association qui étudie l’environnement sonore dans la région parisienne) note un des effets positifs du confinement : la pollution sonore a chuté de près de 80% en Ile de France. La baisse de la circulation et la veille des chantiers permet aux mésanges, grives et autres oiseaux de se faire entendre comme rarement.

« Il y a vraiment un silence que je ne connais pas d’habitude ici. Les chants d’oiseaux reprennent le dessus. On entend plus loin, on distingue davantage d’espèces », explique à France Bleu Stanislas Wroza, chef de projet à l’Agence nationale pour la biodiversité, qui, depuis sa résidence dans les Yvelines, réalise des enregistrements et classifie ses archives sonores de chants d’oiseaux.

Ce collectionneur passionné a ainsi noté que les sons liés à l’activité humaine, qui sont globalement plus graves, diminuent, ce qui rend davantage audibles tous les sons de basses fréquences associés aux oiseaux, comme le tambourinage des pics...

Selon ce spécialiste, un confinement prolongé pourrait aussi inciter certaines espèces, comme les mésanges ou la fauvette à tête noire, qui ne supportaient pas la saturation sonore des villes, à s’aventurer dans les zones urbaines.

Les faits divers confinés au printemps

Autre conséquence, a priori logique, des mesures strictes de confinement : une baisse notable de la criminalité et des accidents.

Le quotidien flamand De Tijd a enquêté auprès de zones de police et de responsables de Parquets. Qui ont plutôt tendance à valider l’hypothèse : moins d’accidents de la route puisque moins de circulation, moins de bagarres, une baisse significative de la criminalité, moins d’arrestations... Un porte-parole des juges d’instruction note par exemple moins de cas de trafic de drogue, peut-être parce que le moindre deal se remarque mieux dans des rues vides...

Certaines zones de police parlent d’un recul des méfaits divers, de l’ordre de 30%. Et rien n’indique une hausse des cambriolages que l’on aurait pu craindre, par exemple dans les bureaux vides, les commerces fermés ou les chantiers inoccupés.

Alain Ducat

Publié le
vendredi 27 mars 2020


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