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Les ministres Lydia Mutsch et Carole Dieschbourg contre le redémarrage des deux réacteurs belges de Tihange 2 et de Doel 3
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Les ministres Lydia Mutsch et Carole Dieschbourg contre le redémarrage des deux réacteurs belges de Tihange 2 et de Doel 3

Énergie

Publié le
vendredi 6 mars 2015 à 07:00

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Depuis la première détection de défauts dans la structure de l’acier des cuves de deux réacteurs en Belgique, la division de la radioprotection suit de près les développements et s’échange régulièrement avec l’agence fédérale du contrôle nucléaire (AFNC).

Dans cet état d’arrêt, la cuve n’a pas de fonction de barrière et les défauts ne présentent dans cet état pas un facteur de risque.

Ce 25 février 2015, cette dernière a donné des précisions concernant les nouveaux résultats des études menées récemment. Suite à la modification de la méthode de détection, qui garantit un dimensionnement plus conservatif des défauts, la taille et le nombre des défauts a augmenté.

L’AFCN s’empresse toutefois à préciser que les défauts déjà détectés en 2012 n’ont pas évolué entre 2012 et 2014. Les défauts sont situés dans les mêmes zones que les indications précédemment détectées. Ceux-ci sont (parallèles à la paroi) et sont situées dans l’acier des cuves à une profondeur comprise entre 5 et 150 millimètres. C’est l’augmentation de la sensibilité de détection par ultrasons qui a permis de les détecter.

Les deux réacteurs concernés se trouvent à l’arrêt depuis mars 2014. Le combustible nucléaire est enlevé. Il est actuellement stocké dans les piscines. Dans cet état d’arrêt, la cuve n’a pas de fonction de barrière et les défauts ne présentent dans cet état pas un facteur de risque.

De multiples études et vérifications menées à ce jour ne sont à l’heure pas concluant, voire même que certains des résultats obtenus se contredisent. L’impossibilité de définir précisément la taille des défauts fait preuve des difficultés dans la qualification des propriétés mécaniques de l’acier en question. L’AFCN prend le temps nécessaire pour étudier ces nouvelles informations et poursuivra son analyse. À cette fin, elle fait appel à des experts internationaux. Actuellement le comportent du matériel n’est pas suffisamment connu pour permettre un jugement fondé et pour autoriser un redémarrage des réacteurs.

La ministre de la Santé Lydia Mutsch et la ministre de l’Environnement Carole Dieschbourg sont unanimes dans leur conclusion : À l’état actuel des connaissances, un redémarrage des deux réacteurs ne serait pas acceptable !

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Photo : Lydia Mutsch (gauche) et Carole Dieschbourg (droite)

Photo top : Centrale de Tihange, Copyright Electrabel

Communiqué par le ministère de la Santé et le ministère du Développement durable et des Infrastructures (Département de l’environnement) 

Publié le
vendredi 6 mars 2015


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