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Une app made in Lux pour les rapports de durabilité

Économie sociale et solidaire

Publié le
lundi 5 septembre 2022 à 04:00

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Le Luxembourg attire les esprits innovants. Preuve encore avec Allgemengwuel Agence, la start-up de l’Autrichien Gregor Waltersdorfer.

Venu au Luxembourg pour réaliser son PhD en engineering design (2013-2017), Gregor Waltersdorfer, citoyen autrichien, s’y est finalement installé avec sa compagne et s’est lancé dans l’aventure entrepreneuriale.

« Après mon PhD, j’ai cherché comment combiner famille et travail. Une activité indépendante était ce qui correspondait le mieux. Pranjul Shah, le manager de l’incubateur de l’Université du Luxembourg, m’a proposé son mentorat. C’est d’ailleurs lui qui a suggéré l’idée de l’app… », explique Gregor Waltersdorfer.

L’économie du bien commun

Ne sautons pas d’étape. Avant l’app, il y a Allgemengwuel Agence, la start-up d’accompagnement des entreprises et organisations dans la rédaction de leurs rapports de durabilité (sustainability reports). Gregor est donc consultant. Il épluche, avec ses clients, toutes leurs activités des deux dernières années afin d’en retenir celles agissant au profit de la société et de l’environnement, et de construire avec eux un rapport complet, se basant sur les 20 principes du « common good » - au sein desquels on retrouve les émissions carbone, les taxes payées, le choix de fournisseurs durables, d’écolabels dans leurs décisions d’achats, l’écart salarial entre le plus bas salaire et celui du patron, etc.

Le modèle de l’économie pour le bien commun privilégie l’argent comme moyen plutôt que comme but en soi. Un moyen de mener à une bonne vie pour tous. Pour les entreprises et organisations, il s’agit d’établir un bilan à 360° sur le fonctionnement éthique et les valeurs de l’entreprise. Grâce à ce bilan, « leur contribution au bien commun devient visible, transparente et comparable pour les clients », peut-on lire sur le site ecogood.org. « Les entreprises du bien commun soutiennent l’émergence d’un ordre économique éthique, qui fait du bien commun l’objectif prioritaire de l’activité économique. »

Dans le même ordre d’idée, l’asbl Gemeinwohl Ökonomie a été lancée en 2019 par Karel Lambert (Akabo) et d’autres membres fondateurs, dans le but de valoriser les entreprises, associations et autres infrastructures agissant pour le bien commun. Une info à (re)découvrir ici.

L’affaire de tous

Cette philosophie peut également tout à fait être appliquée aux écoles et universités, aux collectivités locales et régionales ou à tout mouvement de la société civile. Gregor a déjà collaboré avec diverses communes du Luxembourg : « légalement, elles ont l’obligation de servir le bien commun », explique le consultant certifié « ecogood ». « En dressant le bilan, elles savent où elles se situent. Ensuite nous réfléchissons à des pistes d’amélioration. »

Il travaille depuis mars avec la Ville de Differdange. Après avoir réalisé un test rapide en listant toutes les activités mises en place dans cette commune, il a réalisé qu’elle est déjà très axée sur le bien commun, notamment en matière de logement social. La Ville de Differdange souhaite encore aller plus loin, pour devenir climate neutral ou s’en rapprocher autant que possible, et rejoindre la liste des smart cities de la Commission européenne.

GoodCompanies.Zone

Gregor décrit son travail et, finalement, la mission de l’économie pour le bien commun, comme une sorte de RSE 2.0, dont l’ambition est d’aller plus loin en connectant les entreprises, organisations, universités, villes, citoyens… entre eux, « pour qu’ils apprennent les uns des autres, collaborent, et qu’on parvienne, en joignant nos forces, à faire évoluer la législation pour qu’elle serve réellement la collectivité et qu’elle mette en avant ces acteurs du bien commun ».

Pour alléger, ou du moins, échelonner le fastidieux travail que représente le listing des activités d’une entreprise ou organisation et l’élaboration de leur rapport, il a développé une app, GoodCompanies.Zone. « Elles peuvent compléter le dossier, étape par étape, et l’app génère automatiquement un rapport ». Divers tarifs impliquent plus ou moins les services du consultant, de l’option self-service qui n’inclut que l’accès à l’app, à l’option full service pour laquelle il s’occupe de tout.

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Cette nouvelle app, Gregor la présentera ce 9 septembre, lors d’un networking event au pop-up store d’Esch-sur-Alzette. L’événement est gratuit et ouvert à tous. Plus d’infos sur LinkedIn.

Le start-upper espère que cette application le rapprochera du statut juridique de SCOP : société coopérative et participative. Il a également en ligne de mire l’agrément luxembourgeois SIS : société d’impact sociétal, réservé aux sociétés commerciales répondant aux principes de l’économie sociale et solidaire.

Marie-Astrid Heyde
Photos : Allgemengwuel

Publié le
lundi 5 septembre 2022


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