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La sécurité à chaque étape du cycle de vie d’un bâtiment
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La sécurité à chaque étape du cycle de vie d’un bâtiment

Architecture & construction

Publié le
lundi 22 août 2022 à 04:00

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Bureau qui regroupe une trentaine de collaborateurs, ARGEST a pour piliers le project management (en construction neuve comme en rénovation), l’environnement et l’énergie (certificats de performance énergétique, audits, conseil), les services à l’immobilier (états des lieux, expertises), et la sécurité & santé. La philosophie est d’accompagner les clients tout au long de la vie de leur construction, en conciliant entre autres gestion de projet et contrôle sécurité.

Rencontre avec Guy Siebenaler, Associé Directeur, et Charel Frauenberg, Responsable Sécurité-Santé chez ARGEST

Les différentes phases de la vie d’un bâtiment

LA PLANIFICATION / CONCEPTION

ARGEST accompagne la maîtrise d’ouvrage en intégrant la coordination sécurité & santé en phase projet. Ce rôle est défini par la loi. « Prendre en compte les aspects liés à la sécurité et la santé au préalable, dès la conception, permet de mieux les intégrer et coûte beaucoup moins cher que les éventuelles adaptations qui devront être réalisées par la suite », souligne Guy Siebenaler, associé directeur.

En tant qu’expert indépendant, ARGEST produit un « dossier adapté à l’ouvrage » (ou DAO) de conception qui permet de trouver des réponses à des questions comme : Comment créer le compartimentage d’un bâtiment ? Comment organiser l’évacuation des habitants ? Ou comment stocker les produits chimiques ? Et ce, en se basant sur les préconisations de l’Inspection du Travail et des Mines (ITM).

LA CONSTRUCTION / RÉALISATION

La loi préconise l’implication d’un coordinateur sécurité-santé qui a pour rôle, non pas de gérer la sécurité et la santé des employés d’une société – dont la responsabilité revient à chaque employeur –, mais de coordonner les interactions entre les différents intervenants en coactivité sur le même chantier : un peintre et un carreleur, par exemple.

« Le patron du peintre est responsable de la sécurité de son employé. Il en va de même pour celui du carreleur. Les deux salariés travaillent donc en sécurité, mais leurs interactions génèrent de nouveaux risques. C’est la raison pour laquelle une tierce personne doit intervenir pour coordonner les interventions. Ce coordinateur est obligatoire pour tout chantier sur lequel interviennent plusieurs sociétés, et concerne aussi les particuliers », précise-t-il.

Les documents à émettre sont un « avis préalable » qui a pour but d’avertir l’ITM en amont des travaux, un « plan général de sécurité-santé » (PGSS) se basant sur les « plans particuliers de sécurité-santé » (PPSS) rédigés par les sociétés intervenantesvisant à identifier les risquespour les salariés. Dans le PGSSsont évalués les risques liés aux coactivités.

ARGEST intervient alors en réalisant des visites ponctuelles sur les chantiers pour contrôler que les recommandations relatives aux coactivités sont respectées et que tous les documents réglementaires liés au chantier sont en ordre.

Lors de la réalisation, le DAO est finalisé afin qu’il soit conforme à la réalité de ce qui a été construit.
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L’EXPLOITATION / ENTRETIEN

« Lorsque l’immeuble devient un espace de vie et de travail, chaque entreprise a l’obligation d’avoir un salarié désigné qui doit être formé pour remplir cette fonction et disposer des moyens et du temps nécessaires pour s’occuper de la sécurité et de la santé des employés. Il doit gérer certains documents, entre autres un registre de sécurité qui est un recueil reprenant diverses informations concernant la sécurité dans le bâtiment, par exemple : les contrôles périodiques qui doivent être faits sur des installations électriques, des engins de levage, ou la liste des produits chimiques qui sont stockés dans le bâtiment, les plans d’évacuation, l’entretien de la signalisation d’évacuation et surtout les évaluations des risques au poste de travail », explique-t-il.

ARGEST peut accompagner et assister les salariés désignés dans la rédaction des procédures, la conception de la sécurité en général, la réalisation de la documentation, l’organisation d’exercices d’évacuation ou la formation des salariés.

UN POINT SOUVENT NÉGLIGÉ : L’ANALYSE DES RISQUES

La médecine du travail assiste dans l’établissement de l’inventaire des postes à risques, y compris les risques psychosociaux. Le salarié désigné doit établir les évaluations des risques aux postes de travail et, naturellement, trouver des solutions pour éliminer ces risques ou, si cela n’est pas possible, les réduire en mettant en place des mesures de protection collectives puis des mesures de protection individuelles. Ces analyses de risques s’inscrivent ensuite dans le registre de sécurité.

Une des missions essentielles d’ARGEST, en tant qu’expert externe, est de : « trouver des solutions de gestion des risques d’ordre organisationnel ou technique. Il a l’expérience, le vécu. Il apprend beaucoup sur le terrain. Il n’est pas cantonné dans son domaine d’activité et essaie d’élaborer une gestion des risques ensemble avec le salarié désigné », selon Guy Siebenaler.

EN CAS DE CRISE

Lorsque des crises à haute dynamique surgissent, c’est-à-dire avec peu de temps pour réagir (exemples typiques : une inondation ou un black-out), il faut les gérer. Et pour être en mesure de les gérer de manière optimale, il faut s’y être préparé. « Il faut réfléchir hier pour être préparé aujourd’hui à ce qui peut arriver demain », dit-il. La gestion de crises se déroule, chez ARGEST, en 3 étapes : prévention, préparation, réaction. Un système standardisé par des normes et axé essentiellement sur la prévention, qui repose sur le cycle d’amélioration continue PDCA (Plan Do Check Act), est mis en place.

LA PRÉVENTION

La prévention passe par l’analyse de la manière dont est organisée l’activité, l’identification des processus critiques, des ressources nécessaires pour poursuivre cette activité. « Le but est de se concentrer sur les évènements qui peuvent mettre en danger les ressources et donc les processus. Cela s’appelle « analyse des impacts sur les processus ». Vient ensuite l’analyse des risques : Quels sont les impacts pour une entreprise, une institution ou tout un pays ? Tout cela doit être réfléchi à l’avance », affirme-t-il.

LA PRÉPARATION

La préparation consiste à établir des check-lists, des procédures (Que fait-on ? Qui fait quoi ?) pour mettre en œuvre une organisation spécifique puis un plan de reprise des activités

LA RÉACTION

L’entraînement permet de gérer la crise, le moment venu. C’est pourquoi ARGEST élabore des scénarios et organise des exercices, des simulations pour les anticiper.

Mélanie Trélat
Extrait du NEOMAG#48
Plus d’informations : http://neobuild.lu/ressources/neomag
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Publié le
lundi 22 août 2022


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