Former pour maîtriser les risques d'aujourd'hui et de demain

Former pour maîtriser les risques d’aujourd’hui et de demain

Au Luxembourg, Vinçotte Academy propose des formations ancrées dans la pratique réelle, couvrant un large éventail de compétences en sécurité, technique et organisation, afin de permettre à chaque stagiaire de devenir un acteur concret et efficace dans son environnement professionnel comme dans la vie quotidienne. Rencontre avec des experts.

Derrière l’organisme de contrôle bien connu au Luxembourg se cache une entité moins visible, mais tout aussi active : Vinçotte Academy. Cette structure propose des formations couvrant des domaines variés tels que la sécurité incendie, la santé et le bien-être au travail, la réglementation, les normes ISO, la gestion des risques et l’ensemble des risques émergents en matière de sécurité, santé et sûreté « L’académie est là pour dispenser notre expertise en externe », explique Émeline Aubry, responsable de Vinçotte Academy.


« Nous sommes susceptibles de donner des formations sur tous les métiers qui touchent au niveau de l’organisme de contrôle et en matière de gestion des risques. »

Émeline Aubry, responsable de Vinçotte Academy

La séparation juridique entre les deux entités répond à une logique claire. En tant qu’organisme de contrôle, Vinçotte est soumis à une obligation stricte de neutralité et ne peut assurer de mission de conseil. Vinçotte Academy intervient en complément, en apportant des formations à forte valeur opérationnelle.

Reconnues par des organismes de référence comme le CGDIS (Corps Grand-Ducal d’Incendie et de Secours) ou l’AAA (Association d’Assurance Accident), ces formations donnent systématiquement lieu à la délivrance d’une attestation en gage de compétences acquises et certaines à un diplôme de compétences.

Émeline Aubry et Quentin Richard
Émeline Aubry et Quentin Richard - © Vinçotte Luxembourg

Du catalogue standard au sur-mesure complet

Si l’académie dispose d’un catalogue de formations standard, c’est la capacité d’adaptation qui la distingue. « Je vais d’abord être dans l’analyse du besoin de mes clients avant d’aller vendre une formation », poursuit Émeline Aubry. « Concrètement, cela peut signifier dix journées de caisson d’observation et d’attaque du feu pour une entreprise dont les équipes d’intervention maîtrisent déjà la base de la lutte incendie, ou des sessions de premiers secours adaptées aux chauffeurs de bus. »

Une entreprise a récemment mandaté l’académie pour concevoir une formation de deux jours sur les règles de l’économie circulaire appliquées aux achats. « Nous avons créé cette formation spécialement pour eux. »

La force pédagogique repose sur un principe résumé en une formule : « Donné par des experts pour des experts. » Les formateurs sont des techniciens et ingénieurs actifs sur le terrain. « Quelqu’un qui donne la formation sur le sprinklage est le même que celui qui va les contrôler sur le terrain chez nos clients. Il sait exactement de quoi il parle. » Quentin Richard, formateur et expert en sécurité incendie, met en avant la spécificité de l’approche pédagogique « Parfois, les participants se retrouvent à assimiler la théorie et la pratique dans la même salle. Chez Vinçotte, nos formations sont orientées vers le terrain. On apprend mieux quand on est confronté à des mises en situation réalistes. »

Quand la formation change une vie… ou en sauve une

Les résultats les plus marquants ne se mesurent pas en taux de satisfaction, mais en situations réelles. Émeline Aubry cite le cas de chauffeurs formés aux gestes de premiers secours qui se sont retrouvés sur les lieux d’un grave accident sur l’A6. « Il y en a deux qui ont envoyé un message à notre formateur en disant ‘merci, grâce à toi, j’ai sauvé un bras avec un garrot correctement réalisé’. » Quentin Richard rapporte des situations similaires.


« Des stagiaires ont stoppé un début d’incendie à domicile grâce aux bons réflexes acquis quelques jours plus tôt lors de leur formation. On amène des compétences, mais on éveille aussi des consciences. Le public est tellement chargé d’informations au quotidien qu’il n’arrive pas à se focaliser sur certains aspects essentiels que l’école aurait dû nous transmettre. »

Quentin Richard, formateur et expert en sécurité incendie

Les formateurs observent également une montée en confiance. « Quand tu arrives à amener un apport de connaissances d’un sujet à 80 %, il y a un impact sur le travail. On se sent mieux, plus confiant. Nous constatons ce bien-être de la personne à travers toutes nos formations », analyse Émeline Aubry. Quentin Richard y voit une dimension collective supplémentaire. « Dans un sens, on peut les comparer à une sorte de team building. Ça permet à l’équipe de se rencontrer autour d’une autre thématique que le travail, dans un environnement différent. »

Le caisson d'observation et d'attaque du feu
Le caisson d’observation et d’attaque du feu - © Vinçotte Luxembourg

Risques émergents en sécurité et santé : les nouvelles priorités

Deux formations fraîchement élaborées viennent enrichir le catalogue. La première porte sur les feux de batteries lithium, un risque croissant avec la multiplication de la mobilité électrique. « Un feu de batterie ne s’éteint pas comme les autres feux. Voire, il ne s’éteint pas tout court », avertit Gauthier Baudoin, Operations Manager. « Il faut donc apprendre les bons réflexes, autant pour la gestion de ce sinistre que pour les protocoles d’évacuation des lieux. »

La seconde touche à la santé mentale au travail. Une thématique en plein essor au Luxembourg, mais encore peu couverte par des formations structurées. « Concrètement, il s’agit d’apprendre à reconnaître les signaux d’alerte chez un collègue en difficulté, à adopter la bonne posture et à orienter vers les ressources adaptées, sans se substituer aux professionnels de santé », explique Émeline Aubry. « Une approche de premiers secours appliquée au bien-être psychologique, calquée sur les mêmes réflexes que pour un malaise physique. »

Sébastien Yernaux
Photos : VINÇOTTE Luxembourg

Extrait du dossier du mois « Savoir (pour) faire »

Article
Publié le mardi 19 mai 2026
Partager sur
Avec notre partenaire
Nos partenaires