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Festival Cinéma du Sud 2020 : « Act now ! Global verstoen, lokal agéieren »

Droits humains & solidarité

Publié le
vendredi 3 juillet 2020 à 04:00

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Lancement de l’édition été à partir de vendredi 10 juillet, pour la première fois en version en ligne.

Quatre films – 16 organisations – un objectif : La onzième édition du festival de films « Cinéma du Sud - été » est lancée à partir du 10 juillet. Sous la devise « Act now ! Global verstoen, lokal agéieren », les organisateurs invitent le grand public à porter un regard critique sur les conséquences de la mondialisation et de la migration.

Ces dernières années, les organisateurs du « Cinéma du Sud », un consortium de 16 organisations et réseaux, se sont réinventés à maintes reprises et se sont adaptés à différentes circonstances. En raison de la pandémie du COVID-19, la 11e édition - été aura lieu pour la première fois en ligne, en collaboration avec les plateformes La Vingt-Cinquième Heure et Caramba Cinémas (CineKursaal de Rumelange et CineWaasserhaus de Mondorf). Les films pourront être visionnés en toute sécurité et confortablement depuis chez vous, dans un rayon de 50 kilomètres (limité au Luxembourg).

Après chaque projection, des échanges sont prévus via chat ou vidéoconférence avec d’autres téléspectateurs, les organisateurs, les réalisateurs et les militants sur le contexte des films, ainsi que sur les initiatives locales et l’engagement individuel. Ainsi, le « Cinéma du Sud » reste toujours d’actualité, passionnant et proche du spectateur.

Les organisateurs se posent à nouveau cette question en 2020. Il s’agit de découvrir ensemble les différentes alternatives sociales, écologiques et de développement, afin de créer un monde plus durable. Néanmoins, l’essence du festival reste la même que les années précédentes : changer les perspectives et raconter le vécu de personnes défavorisées du Sud.

Les organisateurs essaient ainsi de souligner la responsabilité que nous portons tous concernant les conséquences souvent négatives de la globalisation.

Le festival débutera avec « The journey of the others » (10 juillet, 19 & 21h) réalisé par Jaime Villareal. Ce documentaire nous montre le pouvoir de certains rêves, même dans des situations qui semblent désespérées. En utilisant l’exemple du Freedom Theater dans le camp de réfugiés de Jenin, ce film nous montre la détermination d’un groupe de jeunes acteurs courageux qui risquent leur vie pour réaliser leur rêve alors qu’une nouvelle Intifada palestinienne s’annonce : jouer leur pièce de théâtre à New York. Ensemble, les jeunes oublient les souffrances liées à l’occupation et nous montrent la puissance de la résistance culturelle. Entre les deux projections, une discussion avec le réalisateur du film aura lieu.

Le documentaire primé « Invisible Hands » de Shraysi Tandon (17 juillet, 19 h) expose le travail et la traite des enfants dans les chaînes d’approvisionnement des plus grandes entreprises du monde. Il nous montre des enfants de six pays différents qui travaillent afin de produire des biens que nous consommons quotidiennement. Le film, thématisant l’esclavage moderne à l’époque de la mondialisation, explore les raisons pour lesquelles les principales parties prenantes continuent de participer à cette pratique illégale et mortelle. Après la séance, une discussion avec les organisateurs sur le travail et la traite des enfants ainsi que sur les chaînes d’approvisionnement est prévue.

Sur le chemin d’Afghanistan vers l’Europe, le public pourra, le 24 juillet à 19 heures, être témoin de la fuite du réalisateur Hassan Fazili et de sa famille, menacés par les talibans. Le film « Midnight Traveler » a été réalisé uniquement à partir d’enregistrements sur téléphone portable et permet ainsi aux téléspectateurs de vivre de près les différentes étapes de l’évasion et de la recherche de sécurité. Malgré les images troublantes, ce film montre un voyage plein d’espoir en quête d’un avenir meilleur. Après le film, vous pourrez poser vos questions au producteur du film Emelie Mahdavian.

Dans « Minga - Voices of Resistance » (31 juillet, 19 h 00 et 21 h 30), des communautés autochtones de la Patagonie aux montagnes du Mexique, dénoncent la destruction de leurs territoires et de leur espace de vie. Alors que des mines, des forages pétroliers, des projets touristiques et des projets de déforestation menacent leur espace de vie pour faire pousser de la canne à sucre et du soja, ces communautés risquent leur vie pour arrêter la surexploitation et créer des solutions inspirantes. Les cinéastes, Pauline Dutron et Damien Charles, ont donné au peuple une liberté de parole totale pendant le tournage et illustrent ainsi une résistance commune et déterminée. Après la première projection, l’avocate péruvienne des droits de l’homme, Rocío Meza Suarez, discutera des cas actuels de résistance indigène avec le public.

Comme lors des années précédentes, le but principal du festival est de sensibiliser le spectateur au développement durable et équitable, tout comme de l’encourager à analyser sa propre vie sous un angle critique afin de mieux comprendre et évaluer les conséquences mondiales de ses propres actions locales. À travers les films sélectionnés, l’engagement des défenseurs des droits de l’homme nous montre que la justice sociale et le mode de vie durable et responsable pour tous ne doit pas rester utopique. Ils s’engagent en première ligne contre la migration, le travail des enfants, la guerre civile, les sociétés multinationales, notre propre illusion de consommation et contre les systèmes politiques corrompus.

Les organisations et réseaux non gouvernementaux impliqués dans le festival « Cinéma du Sud » sont les suivantes : Action Solidarité Tiers Monde (ASTM), Aide à l’Enfance de l’Inde et du Népal (AEIN), Aide internationale de la Croix-Rouge luxembourgeoise, Les Amis du Tibet Luxembourg, ATTAC Luxembourg, Comité pour une Paix Juste au Proche Orient (CPJPO), Fondation Chrëschte mam Sahel, Fondation Follereau, Fondation Partage Luxembourg, Frères des Hommes, Iles de Paix, Kindernothilfe Luxembourg, Climate Alliance Lëtzebuerg, ONGD-FNEL, SOS Faim et SOS Villages d’Enfants Monde. Nombreux sont ceux qui font partie de ce festival depuis 2010.

6€ / film, 20€ pour les 4 films
Pour de plus amples informations sur l’inscription, le streaming et le programme :
https://cinemadusud.wordpress.com/
https://www.facebook.com/cinemadusud/

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Publié le
vendredi 3 juillet 2020


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AEIN, Aide à l‘Enfance de l‘Inde et du Népal, droits humains, solidarité, projets, sensibilisation, fundraising, développement, sensibilisation, éducation, outils pédagogiques, informations, conférences
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