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Décider en connaissance de cause

Architecture & construction

Publié le
mardi 6 novembre 2018 à 04:00

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Betic Ingénieurs-Conseils a déployé un pôle de compétences dédié à l’efficacité énergétique. À la clé : du temps gagné pour le bureau d’études et pour le maître d’ouvrage, mais aussi une information plus pointue, qui circule mieux.

Rencontre avec Élise Rein, Energy Manager Chez BETIC

Le bureau d’ingénieurs-conseils Betic a créé un nouveau pôle qui centralise les compétences dans le domaine de l’énergie. Sa manager, Élise Rein, a pour rôle d’effectuer une veille normative et de diffuser au sein de son équipe, et plus largement du bureau, les informations concernant les lois et règlements relatifs à l’efficacité énergétique, ainsi que leur évolution. « Ce pôle regroupe en un seul et même endroit toutes les compétences qui étaient auparavant dispatchées dans les équipes d’ingénieurs et permet, de ce fait, d’avoir une vision globale de la thématique énergie. Nous relevons les données pertinentes pour chaque projet et les transmettons aux ingénieurs afin qu’ils ne soient plus obligés d’avoir en tête une somme conséquente d’éléments législatifs, mais seulement ceux qui sont nécessaires à la bonne conduite de leur projet », précise celle qui, avec son œil d’experte en énergie, révise l’ensemble des projets orchestrés par Betic. Ce pôle spécialisé est non seulement un gage de qualité pour le client, mais il permet également au bureau d’études de gagner en efficacité.

Les missions du pôle de compétences énergie sont multiples : établir des passeports énergétiques tant pour les bâtiments fonctionnels que pour les bâtiments d’habitation, réaliser des études de faisabilité pour proposer au client la meilleure solution technico-économico-environnementale pour son projet, effectuer des audits énergétiques et des simulations thermodynamiques, calculer les ponts thermiques et analyser avec les architectes les faiblesses au niveau de l’enveloppe thermique... « De plus en plus, on nous sollicite pour des questions énergétiques plus spécifiques qui vont jusqu’à la physique du bâtiment. Ces questions concernent par exemple l’évaluation des risques de condensation ou, du point de vue environnemental, les calculs d’énergie grise », souligne l’ingénieure.

Concrètement, le pôle intervient très tôt dans les projets, dès la phase d’étude. « Nous développons et soumettons à nos clients plusieurs scénarii leur permettant d’atteindre leurs objectifs, voire de les dépasser, conseils à l’appui. Par exemple, pour un projet récent, celui d’une école, le maître d’ouvrage visait une « bonne » classe de performance énergétique C, ce qui est le minimum réglementaire pour un bâtiment fonctionnel neuf. Nous lui avons expliqué, dans un premier temps, ce qu’il devait faire pour atteindre son but. Puis nous lui avons proposé quelques aménagements pour atteindre une classe B, ce qui, pour un investissement minime, lui permettrait de réaliser d’importantes économies de fonctionnement, de valoriser davantage son projet à l’externe mais aussi d’obtenir des subsides communaux conséquents par rapport au coût total du projet et dont il n’avait pas connaissance  », raconte Élise Rein.

Finalement, les investissements engagés au niveau des mesures architecturales, des techniques et isolants mis en place pour atteindre la classe B ne représentent pas un surcoût si important si l’on considère l’ensemble des aides à l’investissement, l’économie réalisée sur les coûts de fonctionnement et le gain en confort.

Une autre mission fondamentale de ce pôle est de guider les clients dans la jungle des subsides. Il n’y a en effet pas que pour les habitations qu’on peut obtenir des aides pour les mesures relatives à l’économie d’énergie. « Souvent, dans le cadre de la construction ou de la rénovation de bâtiments fonctionnels, les maîtres d’ouvrage ignorent jusqu’à l’existence même de subsides les concernant et partent du principe qu’ils n’ont droit à rien. Les bâtiments communaux peuvent par exemple bénéficier d’aides de la part du Fonds pour la protection de l’environnement (FPE) ou encore, lorsqu’il s’agit de rénovations, de soutien de la part des fournisseurs d’électricité et de gaz. Le système de subsides est complexe et varie selon les cas. C’est toujours une bonne surprise pour le maître d’ouvrage quand on lui dit qu’il y a droit », indique-t-elle.

« Nous jouons le rôle d’aide à la décision. Dans le cas de l’école dont nous venons de parler, nous avons aussi attiré l’attention de notre client sur le fait que la législation allait évoluer et imposer très prochainement un niveau de performance plus stricte pour tous les nouveaux bâtiments fonctionnels avec probablement l’atteinte d’un équivalent classe B. L’impact médiatique à l’inauguration de celui-ci aurait donc également été fortement minimisé. En fonction de leurs objectifs, nous proposons à nos clients différentes variantes d’un même projet, de la plus économique à la plus écologique, et nous leur donnons tous les outils pour mesurer l’impact de leurs décisions. Ensuite, c’est à eux de faire leur choix. Notre but n’est évidemment pas de les convaincre d’aller dans une direction ou une autre, mais de leur permettre de prendre leur décision en connaissance de cause  », ajoute-t-elle.

Mélanie Trélat

NEOMAG#17
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Publié le
mardi 6 novembre 2018


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