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Seules les entreprises responsables ont un avenir
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Seules les entreprises responsables ont un avenir

Qualité de vie

Publié le
mardi 24 juin 2014 à 07:00

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Né d’une initiative visionnaire de l’UEL en 2007, l’INDR diffuse le concept de RSE auprès des entreprises nationales afin qu’elles contribuent au développement durable et au positionnement du Luxembourg comme un acteur majeur de la RSE en Europe à l’horizon 2020. Il travaille pour cela sur plusieurs axes : le dialogue institutionnel, la sensibilisation, la promotion et la labellisation. Son credo : dans le futur, les entreprises seront responsables ou elles ne seront plus. Sa revendication : que les pouvoirs publics soutiennent cette approche qui est la solution la plus adaptée pour créer de la valeur partagée, selon Norman Fisch, coordinateur.

Le Luxembourg a le potentiel de rapidement mettre en place une dynamique d’économie responsable, un cercle vertueux, voire un modèle à exporter

En quoi la RSE est-elle d’une importance primordiale ?

Nous sommes face à un double constat. Premièrement celui que notre monde en général, et le Luxembourg en particulier, traversent une crise économique, financière, environnementale, sociale mais aussi politique. Deuxièmement celui que notre planète étant constituée, d’une part, de ressources naturelles limitées et, d’autre part, de ressources régénératives. Il est impératif de les gérer durablement, c’est-à-dire de manière à satisfaire nos propres besoins tout en permettant aux générations futures de pouvoir satisfaire les leurs. Dans ce contexte, les entreprises sont de plus en plus conscientes qu’elles ont besoin de systèmes écologiques et sociaux sains pour pouvoir développer leurs activités et satisfaire les exigences de leurs clients. La RSE et les concepts qui la sous-tendent leur donnent les moyens de contribuer au développement durable.

Pourquoi est-ce au niveau des entreprises qu’il faut activer le levier pour résoudre cette crise mondiale ?

Notre société est constituée de trois acteurs principaux : la société civile, les pouvoirs publics et les entreprises. La société civile a un double rôle : celui d’électeur et de consommateur. Elle fait preuve d’une certaine réticence au changement et mandate de plus les pouvoirs publics pour résoudre les crises. Quant aux pouvoirs publics ce sont des entités structurées et bien informées mais tributaires des électeurs : ils hésitent donc à prendre des décisions impopulaires. Restent les entreprises qui sont des organisations hiérarchisées où les prises de décision sont centralisées, ce qui constitue un atout majeur pour agir. Souvent visionnaires, elles ont le potentiel de se réinventer. Elles ont les ressources et les connaissances nécessaires pour mettre en place des actions qui permettent de réduire leurs impacts négatifs et de créer de la valeur aussi bien pour elles-mêmes que pour la société dans laquelle elles évoluent. Elles ont également le pouvoir d’influencer l’opinion publique à travers la pression publicitaire qu’elles exercent dans les médias et de faire passer certains messages aux autorités à travers leurs activités de lobbying. En ce sens, la RSE trouve pleinement sa place parmi les solutions à mettre en œuvre pour mieux traverser les crises actuelles.

Est-ce qu’on est sur la bonne voie avec les directives européennes sur les marchés publics et sur le reporting extra-financier ?

Je pense que ces directives auront probablement des retombées positives pour notre société, mais que la réglementation n’est certainement pas la bonne solution. La RSE est une démarche volontaire et il vaudrait mieux encourager que contraindre. Si les pouvoirs publics donnaient aux entreprises les moyens d’être responsables, elles adopteraient cette approche et créeraient de la valeur partagée. Dans le futur, les entreprises seront responsables ou elles ne seront plus. Celles qui ne seront pas responsables ne seront plus assez compétitives et seront écartées du marché. La RSE crée des liens forts entre les entreprises et la société : en s’intéressant de près aux intérêts de leurs parties prenantes, qu’elles soient directes ou indirects, les entreprises responsables sont plus ancrées dans la société en termes de gestion des risques ou de meilleure compréhension des attentes de ces dernières. En intégrant la RSE dans la stratégie globale de leur entreprise, les dirigeants d’entreprise parviennent davantage à définir un plan d’action pour la mettre en œuvre et la faire évoluer dans une optique d’amélioration continue. Le Luxembourg étant un petit pays, il a le potentiel de rapidement mettre en place une dynamique d’économie responsable, un cercle vertueux, voire un modèle à exporter.

Photo ©Marlene Soares pour LG Magazine

Publié le
mardi 24 juin 2014


Article de notre partenaire

INDR (Institut national pour le développement durable et la responsabilité sociale des entreprises)
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