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Préparons l’essor de l’électrique
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Préparons l’essor de l’électrique

Mobilité

Publié le
jeudi 20 février 2014 à 07:15

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« La proportion de véhicules électriques mis sur le marché comparé aux véhicules traditionnels reste encore faible, et l’on ne doit pas voir dans ces succès commerciaux l’amorce d’un virage électrique opéré par le consommateur », affirme Frédéric-Michael Foeteler, fondateur de la société Estonteco, qui nuance toutefois ses propos, voyant dans l’investissement massif des constructeurs automobile dans l’électrique un avenir très prometteur… à moyen terme.

S’ils se trouvent à l’heure actuelle environ 40 bornes de recharge sur le territoire luxembourgeois, à terme, 850 devraient voir le jour

Monsieur Foeteler, nous avions eu l’occasion de vous rencontrer il y a un peu plus de deux ans alors que votre société, Estonteco, qui a mis sur pied un concept intégré de stations de recharge rapide pour véhicules électriques, en était à ses balbutiements. Où en votre projet aujourd’hui ?

Nous avons considérablement progressé. Nous pouvons désormais nous targuer d’être devenus un opérateur commun pour plusieurs organismes et administrations, notamment les communes, mais plus encore les fournisseurs d’énergie.

Comme vous le savez, nous offrons des solutions clé en main en matière d’infrastructures de recharge de même que de services associés, soit la gestion de la borne, l’interaction avec le client, la facturation ou encore le reporting et le roaming, tant à l’échelle nationale qu’internationale.

S’ils se trouvent à l’heure actuelle environ 40 bornes de recharge sur le territoire luxembourgeois, à terme, 850 devraient voir le jour. Précisons qu’encore ce mois nous allons nous lancer sur le marché belge et nous allons nouer des partenariats avec des sociétés actives dans le domaine en Allemagne et en France. 

Il semblerait que certains modèles de véhicules électriques grand public aient le vent en poupe, tels que l’i3 du constructeur BMW, notamment au Luxembourg. Les consommateurs luxembourgeois sont-ils en passe d’amorcer le virage électrique ?

Soyons honnête, même si un constructeur tel que BMW, par exemple, que vous citez, peut se réjouir du succès commercial d’un de ses modèles électriques, il faut relativiser. En effet, alors que celui-ci considérera qu’il lui faudra écouler 500.000 moteurs traditionnels pour prétendre à une réussite commerciale, il se félicitera de pouvoir vendre entre 3.000 et 10.000 moteurs électriques selon le modèle.

Autrement dit, la proportion de véhicules électriques mis sur le marché comparé aux véhicules traditionnels reste encore faible, et l’on ne doit pas voir dans ces succès commerciaux l’amorce d’un virage électrique opéré par le consommateur, pour reprendre vos termes. Aujourd’hui, le rapport prix/prestations des voitures électriques joue encore en leur défaveur, et ce, malgré les primes toujours octroyées par certains pays à ce jour. Précisons toutefois que nous sommes contactés chaque semaine par des clients désireux d’utiliser nos bornes de recharge ; le mouvement est donc réel.

L’investissement massif de tous les constructeurs automobile dans l’électrique présage de l’avenir florissant du marché de l’électrique à moyen terme. La concurrence permettra de faire baisser les prix, et avec l’augmentation inéluctable des produits pétroliers, nul doute que les consommateurs finiront par s’orienter vers la voiture électrique. 

Les véhicules électriques sont-ils vraiment si écologiques qu’on veut bien le dire ? D’aucuns pointent l’origine peu verte de certains approvisionnements d’énergie électrique (nucléaire, charbon) et, plus encore, la délicate problématique du recyclage des batteries lithium…

La question est tout à fait légitime. Il est certain qu’à part se déplacer à pied ou à vélo, il n’y a guère de mode de transport alternatif que l’on puisse considérer comme écologique. Les autorités publiques se doivent, tant que faire se peut, de développer le réseau de transports en commun, mais il y a bien évidemment des limites au transport en commun.

Ce que l’on peut dire des véhicules électriques, c’est qu’ils n’émettent aucun rejet de CO2, aucun rejet de particules nocives pour la santé et qu’ils ne font pas de bruit. Ces avantages sont déterminants dans les aires urbaines dans lesquelles vit une large frange de la population.

En outre, en sus du critère écologique, signalons que la mobilité électrique nous confèrera une indépendance énergétique vis-à-vis des pays producteurs de pétrole. Pour finir, le confort de conduite est impressionnant. En résumé, il serait dommage de bouder cette alternative intéressante de mobilité individuelle et Estonteco offre une solution toute faite de modules et de services éprouvés, grâce auxquels les administrations et les gestionnaires de réseau pourront, dans quelques semaines, devenir des fournisseurs complets d’une mobilité électrique sans frontières à un prix extrêmement abordable.

Quelle est d’ailleurs l’origine de l’énergie électrique qui alimente le réseau d’approvisionnement électrique d’Estonteco ?

Nous travaillons avec plusieurs fournisseurs d’énergie. Ce sont eux, avec nos clients, qui décident de l’origine de l’énergie électrique des produits. Nous n’avons donc aucune emprise sur leurs décisions. Ceci étant, au Luxembourg en tout cas, les clients privilégient en général des abonnements d’électricité verte.

Texte et photo PhR et ©Marlene Soares pour LG Magazine

 

Publié le
jeudi 20 février 2014


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