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Les ONG ouvrent le débat sur la place de l’expertise scientifique au sein de la politique européenne
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Les ONG ouvrent le débat sur la place de l’expertise scientifique au sein de la politique européenne

Green Planet

Publié le
mercredi 20 août 2014 à 06:00

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L’avis scientifique devrait être transparent, objectif et indépendant, et une expertise scientifique diversifiée devrait être disponible pour le Président de la Commission européenne. Une coalition de 25 ONG a ainsi adressé une lettre au nouveau président élu, Jean-Claude Juncker. C’est donc à lui de décider si le poste de Conseiller scientifique en chef (CSC) établi par son prédécesseur, José Manuel Barroso, sera maintenu.

Nous serions heureux de débattre sur la possibilité de mettre la science au cœur de la politique européenne

Dans la majorité des pays européens, les gouvernements confient l’avis scientifique à un comité d’experts qui prépare des rapports publics transparents. Parmi les pays de L’UE, le Royaume-Uni est le seul à maintenir aujourd’hui le poste officiel de CSC à temps complet (2).

Les ONG affirment qu’il est irraisonnable de compter sur une seule personne pour garantir au Président un avis compétent et objectif. Les préoccupations portent donc sur le modèle choisi par le Président Barroso, un modèle qui manque de transparence et qui facilite l’influence des lobbyistes sur la politique de l’avis scientifique.

Jorgo Riss, directeur de Greenpeace EU : «  L’examen scientifique est essentiel dans l’élaboration des politiques concernées. La question est d’assurer la meilleure représentation, transparente et variée de l’avis scientifique lorsqu’il est présenté au Président Juncker. Le modèle anglo-saxon de CSC est problématique car il manque de transparence et ne garantie pas un avis scientifique objectif. Les lobbyistes de l’industrie veulent que l’UE s’adapte à ce modèle, mais il y a de bien meilleurs moyens pour offrir un avis scientifique sensé et objectif à la Commission européenne. »

Le CSC en charge a déclaré que son avis doit rester “non transparent” et immunisé face à l’examen public, ce qui est une préoccupation majeure pour les ONG signataires de la lettre.

Nina Holland du Corporate Europe Observatory (CEO) : «  La position scientifique du CSC, trop restreinte et peu objective, ne peut suffire aux décideurs politiques. Une position particulière est bien plus exposée et vulnérable des impacts des lobbyistes. Nous serions heureux de débattre sur la possibilité de mettre la science au cœur de la politique européenne. »

La Lettre à M. Jean- Claude Juncker a été signée par 25 ONG internationales et nationales d’Autriche, Croatie, Danemark, France, Luxembourg, Malte, des Pays-Bas et du Royaume-Uni.

Communiqué par Greenpeace Luxembourg / Photo ©euranet_plus sur Flickr

Publié le
mercredi 20 août 2014


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