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mercredi 18 octobre 2017

Le bus, un maillon essentiel de la chaîne de mobilité
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Le bus, un maillon essentiel de la chaîne de mobilité
Mobilité

Publié le jeudi 22 septembre 2016 à 04:00

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Le bus est et restera le moyen de transport le plus approprié pour connecter les villages et desservir les quartiers urbains secondaires, en complément des autres modes de déplacement, dixit Wolfgang Schroeder, directeur général de Sales-Lentz. Interview.

Wolfgang Schroeder, directeur général de Sales-Lentz
Wolfgang Schroeder, directeur général de Sales-Lentz

En quoi le bus est-il un moyen de déplacement particulièrement durable ?

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un bus urbain simple peut accueillir jusqu’à 90 personnes et un bus double-articulé jusqu’à 170, ceci dans un seul et même véhicule et avec un seul chauffeur. Il ne faudrait pas moins de 40 voitures pour transporter le même nombre de personnes !

Quelles sont les évolutions technologiques qui font bouger votre secteur ?

Les moteurs diesel sont de plus en plus propres : la norme Euro 6 est à son apogée et l’évolution de cette technologie a bientôt atteint ses limites.

C’est pourquoi nous nous tournons vers des alternatives, en l’occurrence les systèmes hybrides, sur lesquels nous menons déjà nos expériences depuis 2009 et qui sont depuis devenus standards pour nous. Nous avons été les premiers clients mondiaux du constructeur, les autres acteurs ont suivi notre exemple et le Luxembourg a aujourd’hui la plus grande densité de bus hybrides au monde.

Nous utilisons aujourd’hui des bus hybrides dont l’autonomie peut atteindre jusqu’à 7 kilomètres en 100 % électrique. Ces véhicules sont tout à fait appropriés aux déplacements interurbains : on roule en mode électrique dans les villages et on passe en mode hybride à l’extérieur des agglomérations, permettant ainsi la recharge de la batterie. L’avantage est double : silencieux et non polluant, le mode électrique garantit le confort des usagers et des riverains. Le mode hybride assure pour sa part l’efficacité du véhicule en dehors des villes. L’ambition étant de réduire à l’avenir le bruit et les émissions de gaz à effet de serre liés à la mobilité, ces bus sont donc une véritable révolution !

L’avancée technologique est en pleine marche. D’ici peu, des bus 100 % électriques feront partie de notre quotidien. C’est d’ailleurs la vision dans laquelle se sont engagées la plupart des grandes villes dans le monde : Amsterdam, Paris à l’horizon 2025, Londres pour 2018, etc. Au Luxembourg, le processus suit également son cours : nous avons signé un accord d’entente avec le ministère du Développement durable et des Infrastructures il y a 3 ans et, même si nous accusons encore un léger retard au niveau du déploiement des stations de recharge, nous sommes un des premiers pays au monde à avoir dépassé la phase test et à utiliser cette technologie en situation réelle.

Quelle est la place du bus aujourd’hui dans la chaîne de mobilité ?

Le bus tient sa place et son importance dans le Modal Split, en complémentarité de la mobilité douce, de la voiture électrique, du carsharing, du carpooling, du train et du tram. Il est le moyen de déplacement le plus flexible pour les trajets interurbains qui ne sont pas couverts par le train, pour desservir les différents quartiers de la ville où le tram ne passera pas et pour connecter les centres de développement régionaux.

Les bus à haut niveau de service (BHNS), à l’image du Mettis à Metz, offrent un potentiel intéressant pour la liaison des grandes villes du Sud du pays où le tram n’est pas adapté, pour des raisons financières.

Enfin, le transport à la demande a de l’avenir, surtout dans les campagnes où les villages sont étendus mais peu peuplés. Le City Bus n’est pas une solution optimale dans ce type de situation : il ne sert qu’à transporter de l’air chaud. C’est pourquoi nous avons lancé le Flexibus il y a plus de dix ans. 11 communes font désormais appel à ce service, qui est de plus en plus plébiscité. Le Flexibus permet aux gens d’abandonner leur voiture, donc de réduire les émissions de CO2. En outre, il permet aux personnes isolées, qui ne conduisent pas ou n’ont pas de voiture, de retrouver une participation active à la vie sociale de la commune - ce qui n’a pas de prix !

Et le bus autonome, c’est pour bientôt ?

Il faudra encore patienter quelques années avant de voir des bus complètement autonomes sur nos routes. En revanche, j’ai assisté récemment aux premiers tests de bus semi-autonomes qui verront bientôt le jour. Le conducteur y est secondé par un pilote automatique ou par un système d’assistance au parking. Les avantages des véhicules autonomes sont multiples : ils permettront de réduire la consommation énergétique, la fatigue du conducteur et les risques d’accidents.

Crédit photo : Sales-Lentz

Mélanie Trélat

Publié le jeudi 22 septembre 2016


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