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La force des partenariats pour une gouvernance collaborative
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La force des partenariats pour une gouvernance collaborative

Qualité de vie

Publié le
lundi 23 février 2015 à 07:00

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District de Muminabad, au Tadjikistan (a). Dans ces montagnes reculées, des femmes président un comité consultatif chargé d’améliorer les relations entre les prestataires et les usagers des services de l’eau.

Notre programme s’emploie à ‘boucler la boucle’ en aidant les citoyens à s’exprimer, les gouvernements à écouter et les administrations publiques à agir en réponse aux avis qu’elles reçoivent. 

Grace à ce comité établi par l’Association des consommateurs du Tadjikistan, les usagers mécontents ont désormais les moyens de consigner leurs réclamations. Le prestataire a, quant à lui, renforcé ses processus de traitement et de résolution des plaintes, ce qui a permis d’améliorer la confiance des consommateurs à son égard.

Ce climat de transparence a déjà porté des fruits mesurables : deux mois seulement après la création du comité, le taux de recouvrement des factures est passé de 70 à 85 %, ce qui a permis au prestataire d’améliorer ses services et de procéder à des investissements. Une avancée que souligne Madina Aliberdieva, chef de projet chez Oxfam au Tadjikistan (a) : « Parmi les améliorations obtenues, il est important de noter que les usagers sont aujourd’hui plus enclins à régler à temps leurs factures d’eau potable. Notre projet poursuit sur sa lancée et continue d’approfondir les relations entre le prestataire et les consommateurs. » 

Cette démarche illustre la force du « travailler ensemble », principe fondamental ayant présidé à la création du Partenariat mondial pour la responsabilité sociale (GPSA) (a). Cette initiative, qui vise à encourager la société civile et les pouvoirs publics à travailler ensemble pour résoudre les problèmes de gouvernance qui se posent dans les pays en développement, finance notamment le projet mis en place au Tadjikistan.

Dans le district de Muminabad comme ailleurs dans le pays, le GPSA accompagne les efforts déployés par Oxfam et son partenaire, l’Association des consommateurs du Tadjikistan, en vue d’améliorer la responsabilité sociale dans les services de l’eau et de l’assainissement. L’objectif du projet est de mettre au point des normes de qualité et d’amener les citoyens à s’impliquer pour contrôler le respect de ces normes.

« La subvention du GPSA vient compléter une opération menée actuellement par la Banque mondiale pour améliorer l’approvisionnement en eau potable au Tadjikistan et va permettre de développer les relations que nous avons établies avec les organismes publics concernés », explique Pier Mantovani, spécialiste de l’eau et de l’assainissement à la Banque mondiale qui assure la supervision de ce projet. Celui-ci s’attachera par ailleurs à accroître la place des femmes dans les nouvelles initiatives entreprises dans ce secteur.

Le GPSA a mis en place un réseau de plus de 200 partenaires dans le monde (a) — organisations de la société civile, monde universitaire, fondations, organisations multilatérales et secteur privé — couvrant l’ensemble des champs d’activité du développement. L’objectif est de créer un environnement collaboratif dans lequel on prend on compte l’avis des citoyens pour résoudre des problèmes qui affectent la délivrance des services et pour améliorer les résultats des institutions publiques.

 

Notre programme s’emploie à ‘boucler la boucle’ en aidant les citoyens à s’exprimer, les gouvernements à écouter et les administrations publiques à agir en réponse aux avis qu’elles reçoivent. 

Roby Senderowitsch 
Responsable du GPSA

 

Ses subventions, dont le montant varie entre 500 000 et 1 million de dollars sur des périodes de trois à cinq ans, sont versées à des OSC situées dans des pays ayant adhéré au GPSA. Quarante pays en font partie à ce jour. Avant de procéder à un appel à propositions, le Partenariat organise un processus de consultation auprès des pouvoirs publics, de la société civile et des bailleurs de fonds afin de déterminer les principaux problèmes de gouvernance auxquels les propositions des OSC devraient remédier dans le pays considéré.

Roby Senderowitsch, responsable du GPSA, résume ainsi sa vocation : « Notre programme s’emploie à ‘boucler la boucle’ en aidant les citoyens à s’exprimer, les gouvernements à écouter et les administrations publiques à agir en réponse aux avis qu’elles reçoivent. »

À la suite de ses deux premiers appels à propositions (en 2013 et 2014), le GPSA a alloué plus de 16 millions de dollars de subventions réparties entre 23 OSC dans 17 pays en développement. Les projets concernés impliquent directement 57 autres organisations partenaires, tandis que plus de 125 organisations locales (souvent des associations) parrainées par les OSC bénéficient des subventions octroyées. L’accent est plus particulièrement mis sur les projets qui traitent d’aspects affectant directement les populations très pauvres ou marginalisées. 

Qu’il s’agisse d’améliorer la délivrance des services de santé en République démocratique du Congo, de promouvoir l’accès à l’éducation en Mongolie, d’appuyer la participation citoyenne pour la transparence budgétaire au Bangladesh ou d’améliorer la passation des marchés dans l’éducation, la santé et l’agriculture en Ouganda, les projets (a) du GPSA visent à exploiter et prolonger les acquis des OSC en appliquant des approches de responsabilisation sociale qui intègrent des méthodes participatives et de remontée d’information par les citoyens. 

En 2014, le GPSA a par ailleurs mis en place une plateforme en ligne (a) conçue pour offrir aux bénéficiaires des subventions, aux partenaires et à l’ensemble des parties prenantes un espace de rencontre, de collaboration et de partage qui leur permette de connaître l’actualité de la responsabilité sociale. 

Le GPSA est financé par un fonds fiduciaire multidonateurs comprenant une contribution du Groupe de la Banque mondiale de 20 millions de dollars. Il bénéficie de contributions de la Fondation Ford et de la Fondation Aga Khan qui s’élèvent respectivement à 3 millions de dollars et 500 000 dollars ; l’Open Society Foundation apporte un financement parallèle de 3 millions de dollars.

 

· > Le Partenariat mondial pour la responsabilité sociale (GPSA) a mis en place un réseau de plus de 200 partenaires dans le monde (organisations de la société civile, monde universitaire, fondations, organisations multilatérales et secteur privé) couvrant l’ensemble des champs d’activité du développement.

· > Les subventions du GPSA, dont le montant varie entre 500 000 et 1 million de dollars sur des périodes de trois à cinq ans, sont versées à des OSC situées dans des pays ayant adhéré au Partenariat.

· > Le GPSA est financé par un fonds fiduciaire multidonateurs comprenant une contribution du Groupe de la Banque mondiale de 20 millions de dollars.

LIENS UTILES

BANQUE MONDIALE

· Site web :  GPSA - Partenariat mondial pour la responsabilité sociale (a)

· Projet : Améliorer l’accès à l’eau et l’assainissement au Tadjikistan (a)

· Thème : La Banque mondiale et la gouvernance - Vue d’ensemble

· Blog :  Billets sur la gouvernance et le développement

· Appel à études de cas (a)

 

Source : la Banque Mondiale

Lien actif pour plus d’information http://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2015/02/18/powerful-partnerships-for-collaborative-governance

Publié le
lundi 23 février 2015


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