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L’électrique ne branche pas les luxembourgeois : le contexte grand-ducal
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L’électrique ne branche pas les luxembourgeois : le contexte grand-ducal

Mobilité

Publié le
vendredi 2 août 2013 à 13:45

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Avec moins d’une centaine de voitures électriques sur nos routes, on ne peut pas dire que le Luxembourg soit pionnier dans le domaine. Une situation fort dommageable car le pays est idéal pour ce type de véhicules !

Le Luxembourg est un territoire idéale pour l’électrique

En matière d’électrique, la petite taille du Luxembourg est un véritable atout ! « Le Luxembourg est un territoire idéale pour l’électrique », assure Séverine Watrin, responsable marketing chez Renault Luxembourg.

En effet, à moins de le traverser en long, en large et un peu en travers, les déplacements excédent rarement les 150km entre un aller et retour. Or, aujourd’hui, les voitures électriques sont toutes des citadines qui ne sont pas conçues dans l’optique de faire des grands déplacements, à l’instar d’autres petites voitures essence ou diesel. Elles sont faites pour rouler en ville, aller faire les courses, emmener les enfants à l’école ou relier son domicile à son travail quand c’est un peu trop loin pour le faire en vélo, par exemple. Michel Braquet, gérant de l’Etoile Garage Citroën à Luxembourg confirme : « C’est vrai qu’il y a une grosse réticence en vue des 150km maximum d’autonomie du véhicule, même si, pour 90% des trajets effectués avec, une centaine de kilomètres suffisent ».

De plus, « les Luxembourgeois ont souvent plusieurs voitures », rappelle Séverine Watrin. La première voiture tendant davantage vers un modèle SUV ou berline, la petite citadine vient compléter ce petit parc automobile privé.

Mais alors, pourquoi des modèles berlines, comme la Fluence de Renault, ne fonctionnent-t-ils pas plus ? Malgré son air de ressemblance avec la Renault Megane, la berline électrique du constructeur français séduit encore moins au Luxembourg. « Son succès est encore plus mitigé », confirme Séverine Watrin qui explique qu’elle « n’a pas encore trouvé sa place » au milieu de la jungle de berline peut-être haut-standings et surtout à plus grande autonomie que proposent Audi, BMW et Mercedes et que l’on voit en grand nombre sur les routes grand-ducales et de la Grande Région.

Un manque d’harmonie

Enfin, et nous l’avons déjà mentionné dans le premier article de cette série sur l’électrique au Luxembourg, l’absence d’harmonie dans le mode de rechargement rend l’adoption de l’électrique difficile au Grand-Duché.

En effet, le Luxembourg, pays multiculturel par excellence, avec ses trois frontières et ses 157.600 frontaliers ne peut que souffrir d’une politique de recharge nationale menée par de nombreux constructeurs. Il faut acheter des adaptateurs pour recharger sa voiture électrique au Luxembourg si l’on vient de l’étranger, et vice versa. Un manque d’harmonie un peu encombrant et encore trop couteux.

La suite de notre série L’électrique ne branche pas les luxembourgeois aborde l’épineux problème du prix de ces bijoux écologiques et c’est à lire ici : Faire un trou dans son budget pour éviter d’en faire un dans la couche d’ozone .

Photos : Renault Fluence ZE ©Florie Colarelli

Publié le
vendredi 2 août 2013


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