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Dans la peau d’un utilisateur de gyropode
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Dans la peau d’un utilisateur de gyropode

Mobilité

Publié le
mercredi 4 octobre 2017 à 04:00

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Voici près de 3 ans que Norman Fisch roule en gyropode et il totalise déjà 3 800 kilomètres parcourus !

Vous serez sans doute nombreux à vous demander ce qu’est un gyropode. Si je vous dis que ces engins sont plus connus sous le nom de Segway (qui est en fait une marque), vous y verrez certainement plus clair. Pour être plus précise, cette appellation regroupe, selon la définition donnée par Wikipédia, les « véhicules électriques monoplaces, constitués d’une plateforme munie de deux roues sur laquelle l’utilisateur se tient debout, d’un système de stabilisation gyroscopique et d’un manche de maintien et de conduite ».

Ce détail terminologique éclairci, venons-en au fait : quid de leur utilisation ?

Au Luxembourg, on ne connaît pas le nombre de possesseurs de telles machines, étant donné qu’elles ne doivent être ni enregistrées ni immatriculées auprès de la Société nationale de contrôle technique. Nous en avons néanmoins trouvé un en la personne de Norman Fisch.

En tant que secrétaire général de l’INDR, il s’intéresse de près à la mobilité, et notamment à la mobilité douce, qui est un enjeu sociétal majeur aujourd’hui. Il a été emballé par le concept dès qu’il l’a découvert et a donc décidé d’organiser, il y a quelques années, une démonstration sur le parvis de la Chambre de Commerce, afin de donner l’occasion aux personnes qui y travaillent de tester ces véhicules d’un nouveau genre. Pour Norman, l’essayer, ça a été l’adopter et il n’a pas tardé à passer commande de son propre gyropode. « Cette séance d’essai a été pour moi l’occasion de découvrir concrètement ces machines et cela m’a tout de suite plu ! Après quelques minutes dessus, je me sentais déjà à l’aise et il m’est apparu que c’était la meilleure solution pour me déplacer en ville », s’enthousiasme-t-il.

Il a fait le choix, il y a plus de 10 ans, de se passer de voiture individuelle. Il habite à quelques minutes à pied de la gare de Luxembourg. Il peut donc facilement faire ses courses ou aller manger un morceau sans sortir de son quartier, et prendre un bus ou un train quand cela s’avère nécessaire. Il ne lui manquait plus qu’une solution flexible pour se rendre quotidiennement à son bureau, au Kirchberg. En bus, ce trajet qui est court en termes de distance peut s’avérer étonnamment long en termes de temps : transferts, embouteillages et feux rouges obligent, il faut une quarantaine de minutes pour parcourir moins de 5 km ! En gyropode, la durée est divisée par deux et la balade est agréable. « Je passe sur le pont Adolphe, je traverse le parc municipal jusqu’aux Glacis, puis j’emprunte une piste cyclable plate et bien entretenue. Cela me prend une vingtaine de minutes. C’est la solution idéale ! », explique-t-il.

Le bémol, dans nos contrées, c’est la météo fréquemment défavorable, mais Norman affirme que seuls le verglas et la neige abondante altèrent la stabilité d’un tel engin et qu’il peut passer partout à condition de savoir adapter sa vitesse. On peut donc aller travailler en gyropode même si le temps est instable, à condition bien sûr d’avoir un plan B pour le retour en cas d’intempéries !

Dans la réglementation luxembourgeoise, le gyropode est, par définition, assimilé aux cycles et doit donc circuler sur la route ou les pistes cyclables. Même sur la route, notre utilisateur a un sentiment de sécurité lorsqu’il est aux commandes de son véhicule et n’a aucune chute ni aucun accident à déplorer en 3 ans de pratique, mais il considère que le réseau de pistes cyclables pourrait être amélioré : « Certaines zones auraient besoin d’être élargies ou remises en état et, dans l’ensemble, les pistes pourraient être mieux connectées entre elles », suggère-t-il.

Autre avantage du gyropode, il est combinable avec d’autres modes de déplacement. D’un poids de 22 kg, le modèle Ninebot Elite peut assez facilement être embarqué dans un bus, un train, un ascenseur ou être tiré pour monter des escaliers.

Une fois à la maison ou au bureau, on le stocke dans un coin, on le branche sur une prise et on l’oublie le temps qu’il se recharge. Le constructeur annonce 20 km d’autonomie à une vitesse maximale de 20 km/h, avec des performances qui peuvent s’émousser dans la durée selon notre utilisateur assidu, qui est désormais passé à une vitesse de pointe de 19 km/h et à une autonomie qui tourne autour des 15 km.

S’il est pour l’instant ravi de son gyropode, le prochain pas dans son parcours vers la mobilité douce sera pour Norman Fisch de le remplacer, une fois que celui-ci sera trop usé, par une trottinette électrique pliable, à la fois moins encombrante, plus légère, plus rapide et plus autonome que sa machine actuelle.

Mélanie Trélat

Publié le
mercredi 4 octobre 2017


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