Le quotidien des enjeux du développement durable au Luxembourg !
Nations unies, Premier ministre, situation des droits de l’homme, Conseil des droits de l’homme, utte contre le réchauffement climatique, Luxembourg, Sommet Action Climat, réduction des émissions, émissions de gaz à effet de serre, 74e Assemblée générale des Nations unies
facebook
twitter/
linkedin
scoopit

Xavier Bettel à la 74e Assemblée générale des Nations unies

Politique & Gouvernance

Publié le
mardi 1er octobre 2019 à 04:00

facebook
twitter/
linkedin
scoopit

En date du 26 septembre 2019, le Premier ministre, ministre d’État, Xavier Bettel a prononcé un discours lors du débat général de la 74e Assemblée générale des Nations unies. Lors de son discours, le Premier ministre a noté que : "La semaine en cours est remarquable à plusieurs égards. Par la variété des thèmes abordés, lors du débat général mais aussi en marge de celui-ci à l’occasion d’une série de sommets et d’évènements à haut niveau. Enfin, cette semaine se caractérise par une mobilisation sans précédent pour relever des défis très concrets."

Au sujet de la lutte contre le réchauffement climatique, le Premier ministre a rappelé les engagements pris par le Luxembourg et annoncé lors du Sommet Action Climat qui s’est tenu en date du 23 septembre 2019 : Tout d’abord, en matière de réduction des émissions : pour guider notre action quotidienne, une vision à long terme est indispensable. Pour le Luxembourg cette vision consiste à atteindre le net-zéro des émissions de gaz à effet de serre au plus tard en 2050. Mon deuxième engagement est un engagement de solidarité envers ceux qui sont le plus exposés aux conséquences du réchauffement climatique. Mon gouvernement a décidé de mettre à disposition, pour les cinq prochaines années, une enveloppe de 200 millions d’euros pour soutenir les pays en développement. Nos contributions annuelles doubleront ainsi par rapport à la période précédente. Ces moyens resteront additionnels à l’aide publique au développement, à laquelle le Luxembourg continuera de consacrer 1% de son revenu national brut. Finalement, le troisième engagement vise à réorienter les flux financiers vers un développement à faibles émissions de gaz à effet de serre. Et nous comptons redoubler d’efforts.

Face à l’adhésion, parfois bien tiède, au multilatéralisme, le Premier ministre a souligné qu’il est de notre devoir, et il y va de notre avenir, de relancer les formats multilatéraux. Pour notre part, nous avons toujours été en faveur d’un multilatéralisme actif, dynamique et fondé sur la règle de droit avant d’ajouter : En Europe, l’Union européenne est la quintessence du multilatéralisme à travers le processus d’intégration et de souveraineté partagée. Elle a permis à notre continent d’assurer une paix relative, certes avec l’appui des institutions transatlantiques, et lui permet aujourd’hui de continuer les principes des Lumières et à résister aux tentations populistes en réaffirmant la centralité de l’État de droit dans le projet européen. Cela ne va pas sans tensions mais la complaisance est, à terme, plus dangereuse encore.

Le Premier ministre a également mis l’accent sur la situation des droits de l’homme et a déploré sa détérioration dans le monde. Elle n’est pas bonne sur le terrain, pas seulement en situation de conflits. Elle se détériore aussi par rapport à des avancées que l’on pensait acquises et qui sont aujourd’hui systématiquement remises en cause. Nous assistons, depuis quelques années, à une remise en question de l’existence même de certains droits. Cela est vrai, notamment, y compris dans les enceintes de notre Organisation, des droits sexuels et reproductifs, affectant en cela très concrètement des programmes visant à appuyer la santé reproductive de millions de femmes à travers le monde. Ceci s’applique aussi à l’avortement et au droit de chaque femme de disposer de son corps. La même chose est vraie d’ailleurs s’agissant du droit de vivre selon son orientation sexuelle. Un gros travail reste à faire, a noté le Premier ministre. Selon ce dernier, l’engagement du Luxembourg pour la promotion des droits de l’homme fait partie de son ADN. C’est pour ces raisons que mon pays a présenté sa candidature pour être élu Conseil des droits de l’homme pour la période 2022-2024, pour la première fois depuis la création du conseil. Nous comptons sur un large soutien de cette Assemblée générale lors de l’élection en 2021.

Les sommets et notre débat cette semaine nous l’ont démontré : les Nations unies sont essentielles si nous voulons aborder l’avenir avec lucidité et relever les défis auxquels l’humanité est confrontée aujourd’hui de façon durable. Il est temps d’agir en ce sens et d’apporter à notre Organisation le soutien dont elle a besoin. Mon pays est prêt, a conclu le Premier ministre.

Au cours de ces derniers jours, le Premier ministre a saisi l’occasion d’avoir une série de réunions bilatérales pour faire le point sur les relations bilatérales et aborder les grands dossiers de l’actualité internationale, notamment avec M. Vinicio Cerezo, secrétaire général SICA (Système d’intégration centraméricain), M. Xavier Espot Zamora, chef du gouvernement de la Principauté d’Andorre, M. Kassym-Jomaret Tokaïev, président du Kazakhstan et M. Paul Kagame, président de la république du Rwanda.

Communiqué par le ministère d’État
Photo : ©ME/ Le Premier minister Xavier Bettel lors de son discours à la 74e Assemblée générale des Nations unies

Publié le
mardi 1er octobre 2019


Politique & Gouvernance
Communiqué
Distraction free
DISTRACTION FREE MODE
Nos partenaires Politique & Gouvernance


Nos partenaires Politique & Gouvernance

Nos partenaires