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Vers des solutions plus durables et plus sûres

Architecture & construction

Publié le
mardi 24 août 2021 à 04:00

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Chez Soprema, l’innovation est un processus qui se réalise pas à pas pour remplir son rôle d’entreprise responsable en développant des solutions productives et abordables pour des villes et des bâtiments plus verts et circulaires.

Interview de Wim Garmyn, Innovation Engineer chez Soprema

En tant qu’Innovation Engineer, en quoi consiste votre mission ?

Mon rôle est de mener à bien des projets à court et à long terme, pour Soprema, dans différentes régions du nord de l’Europe, dont le Benelux. Mon objectif est d’étendre et de consolider le portefeuille de services et de produits pour l’étanchéité et l’isolation des toitures, ainsi que dans le domaine des toitures végétalisées. Nos principaux axes de développement sont d’améliorer la durabilité et la sécurité de nos solutions, nous travaillons aussi sur la digitalisation.

Comment définiriez-vous l’innovation ?

Un élément important de l’innovation est d’essayer de répondre à des besoins qui n’ont pas encore été satisfaits en apportant de nouvelles solutions qui permettent d’optimiser les résultats des entreprises, de les rendre plus compétitives. Il faut aussi garder à l’esprit que l’innovation ne consiste pas toujours à envoyer des fusées sur la Lune, mais qu’elle peut parfois se traduire par le fait d’essayer de faire les choses différemment, d’être créatif pour résoudre un problème technique ou de se remettre en question au quotidien pour apporter de la valeur ajoutée à l’entreprise, à ses clients, mais aussi à la société. L’innovation doit aussi être durable et avoir un impact réduit sur les gens et sur l’environnement.

Pourriez-vous nous donner des exemples de la manière dont cette vision se traduit chez Soprema ?

Nous observons que, dans les villes, il y a de plus en plus d’obligations d’installer des toitures vertes. Les toitures vertes offrent évidemment de nombreux bénéfices mais, ce qui risque d’arriver si nous en installons juste parce que nous y sommes contraints, c’est que nous allons opter pour le minimum : c’est-à-dire du sedum en culture extensive qui requiert peu d’entretien et a un coût peu élevé. Or, les toitures vertes peuvent avoir de nombreuses fonctions.

Elles contribuent, par exemple, à la gestion des eaux de pluie, notamment lors de tempêtes. C’est pourquoi nous avons contacté deux universités (KU Leuven et Hogeschool PXL) et Natuurpunt, une organisation active dans la gestion des ressources naturelles, pour savoir quels végétaux nous pourrions planter sur des toitures vertes extensives en vue d’optimiser leur fonctionnement. Nous avons joint nos expertises dans un large projet de recherche qui vise à déterminer scientifiquement le type de végétation biodiversifié qui offre la plus grande valeur ajoutée pour les pollinisateurs sauvages. L’idée est de créer, à terme, des Api-toits® : des couloirs verts qui connectent les parcs et la ville, via les toitures. Nous avons actuellement 14 toitures vertes (soit 2500 m2) où sont testées, en conditions réelles, différentes plantes et différentes caissettes pour trouver la solution idéale. Le projet dure 3 ans et les résultats seront connus l’année prochaine.

Un autre exemple : Soprema a installé une nouvelle usine dans la Province de Limbourg où est fabriqué notre SOPRA-XPS, matériau d’isolation synthétique auquel nous croyons vraiment. Nous y voyons beaucoup d’avantages : il provient d’une matière première recyclée et est complètement recyclable en fin de vie et ce, sans perte de valeur. Mais il a aussi des points négatifs que nous souhaiterions tourner en positif. Nous faisons en ce moment des recherches supplémentaires sur la stabilité de ce matériau pour de nouvelles applications, sur la manière dont on pourrait l’utiliser pour d’autres applications tout en offrant toutes les garanties en termes de sécurité et, comme il est produit à partir d’une source recyclée, nous réfléchissons également à la réintroduction des déchets de packaging dans le cycle. De manière générale, Soprema fait beaucoup d’efforts pour réduire son empreinte environnementale en produisant de l’énergie avec des panneaux photovoltaïques ou en favorisant la biodiversité grâce à la plantation de végétaux, entre autres.

Enfin, dans le domaine de la toiture, il y a une certaine compétition pour le développement de systèmes qui permettent d’éviter les incidents liés au feu et il s’agit souvent de revêtements autocollants. Nous cherchons donc des solutions qui non seulement sont sûres, mais nous voulons aussi combiner sécurité et circularité.

Nous croyons vraiment que les bâtiments circulaires sont l’avenir. Pour cela, il faut pouvoir séparer les matériaux, donc les fixer mécaniquement, ce qui est en général plus coûteux que la fixation au moyen de colles. Le défi est de développer des systèmes de fixation, sans surcoût rédhibitoire pour les investisseurs.

Mélanie Trélat
Article tiré du NEOMAG#40
Plus d’informations : http://neobuild.lu/ressources/neomag
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Toiture biodiversifiée sur l’usine XPS de Soprema à Tongres

Publié le
mardi 24 août 2021


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