Le quotidien des enjeux du développement durable au Luxembourg !
SOS Faim, droits humains, solidarité, nations unies, paysans, objectifs de développement durable, environnement, agriculture durable, terres, semences paysannes, producteurs
facebook
twitter/
linkedin
scoopit

Une Déclaration des Nations Unies qui fera date pour les paysans du monde entier

Droits humains & solidarité

Publié le
lundi 21 janvier 2019 à 04:00

facebook
twitter/
linkedin
scoopit

Le Luxembourg apporte son soutien à une Déclaration des Nations Unies qui fera date pour les paysans du monde entier.

Les Organisations de la société civile luxembourgeoise(1) et avec elles, les organisations partenaires de l’étranger, ont salué le vote du Luxembourg devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York en faveur de la Déclaration sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales. En se rangeant aux côtés des 122 États qui ont dit « oui », représentant près de 75 % de la population mondiale, les autorités luxembourgeoises, tout comme le Portugal, ont, le 17 décembre dernier, osé se démarquer de leurs principaux alliés européens, comme l’Allemagne, la France, la Belgique ou les Pays Bas, qui se sont abstenus.

L’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies d’une « Déclaration sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales » ne constitue pas seulement un pas historique en faveur de la protection de centaines de millions de producteurs et de productrices(2) de nos aliments, elle apporte à l’humanité tout entière un outil indispensable pour construire un monde plus juste. C’est le résultat de plus de dix-sept années d’efforts assidus de plusieurs organisations de la société civile et, en particulier, d’un des plus importants mouvements sociaux du monde contemporain, La Vía Campesina et ses quelque 250 millions de membres. Désormais, la reconnaissance des droits des populations rurales peut être exigée de la part d’autres organes de l’ONU et, plus important encore, de celle des autorités locales, nationales et régionales : la portée de cette Déclaration, si elle n’est pas contraignante, est cependant capitale, car elle donne aux paysans du monde entier des ressources juridiques pour faire valoir leurs droits spécifiques, à l’heure où les multinationales sont parvenues à inscrire la défense de leurs intérêts dans divers instruments juridiques internationaux, tels que la convention UPOV(3) .

« Nous exhortons tous les États à mettre en œuvre la déclaration avec diligence et transparence, en garantissant aux paysans(es) et aux communautés rurales l’accès et le contrôle des terres, des semences paysannes, de l’eau et autres ressources naturelles. En tant que paysans(es), nous avons besoin de la protection et du respect de nos valeurs et de notre rôle dans la société pour parvenir à la souveraineté alimentaire », a déclaré Elizabeth Mpofu, paysanne au Zimbabwe et coordonnatrice générale de La Via Campesina.

Lors de la séance académique, célébrant le 25e anniversaire de SOS Faim qui s’est tenue le 28 novembre dernier, Olivier De Schutter, l’ancien rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, avait salué le soutien apporté par le Luxembourg à cette cause, tout particulièrement lors des prémices de l’élaboration de ce texte fondateur.

Reste maintenant à traduire ce vote dans des actes. Le gouvernement parviendra-t-il à concrétiser son vote en accordant une place plus importante aux droits des paysans, incluant notamment le « droit à une alimentation suffisante » et le respect de « modes de productions agricoles durables », dans sa politique et sa stratégie de coopération au développement, mais aussi lors des négociations de la prochaine Politique agricole commune ?


(1) Action Solidarité Tiers Monde, Aide à l’Enfance de l’Inde et du Népal, ATTAC, Cercle des ONG, CELL, Etika, Caritas Luxembourg, Fondation Partage, Frères des Hommes, Meng Landwirtschaft, SEED, SOS Faim, Vereenegung fir Bio-Landwirtschaft Lëtzebuerg
(2) En Afrique de l’Ouest où sont situés plusieurs des pays partenaires de la coopération luxembourgeoise, les paysans et leurs familles représentent de 50 à plus de 70 % de la population (Niger, Burkina Faso, Sénégal et Mali).
(3) Convention internationale pour la protection des obtentions végétales

Communiqué SOS Faim Luxembourg

Publié le
lundi 21 janvier 2019


Article de notre partenaire

SOS Faim
Droits humains & solidarité
Communiqué
Distraction free
DISTRACTION FREE MODE
Nos partenaires Droits humains & solidarité


Nos partenaires Droits humains & solidarité

Nos partenaires