« Une chance à saisir pour le rail »

« Une chance à saisir pour le rail »

Le côté « green » des trains des CFL n’est plus à démontrer. Transports en commun capables de déplacer en nombre, ils se nourrissent d’énergie électrique, et, depuis 2019, 100% renouvelable (source hydraulique). Leur attrait est grandissant et le sera davantage encore au fil de la réalisation progressive des projets d’infrastructure des Chemins de fer luxembourgeois.

On se souvient de 2020 pour le passage à la gratuité des transports en commun au Luxembourg. On s’en souvient malheureusement aussi comme étant le point de départ d’une série de confinements qui ont grandement reporté les flux de voyageurs attendus, sur les lignes ferroviaires notamment. « Plus de deux ans après le lancement de la gratuité, on constate que les trains ont attiré 16,6 millions de passagers en 2021 », explique Alessandra Nonnweiler, head of communication et porte-parole des CFL. « C’est évidemment mieux qu’en 2020 où l’on recensait 14,5 millions de passagers, mais c’est moins qu’en 2019 avec 25 millions de passagers. Il y a donc encore de la marge de progression. »

Des chiffres qui motivent

Ce n’est pas pour rien que 2021 était l’année européenne du rail. C’est en 2021 qu’a été mis en œuvre le 4e paquet ferroviaire, visant « à créer un espace ferroviaire européen pleinement intégré, à supprimer les derniers obstacles institutionnels, juridiques et techniques et à soutenir la croissance économique » (Parlement européen). L’occasion donc de sensibiliser à ce transport de masse qui intègre de plus en plus les habitudes et souhaits des voyageurs.

Refroidis par la crise sanitaire et peut-être également touchés par les retombées environnementales des autres modes de transport, ils sont par exemple nombreux à laisser tomber l’avion au profit du train. À l’aéroport de Luxembourg, on constate pour 2021 une baisse du nombre de passagers de 54% par rapport à 2019. « C’est une opportunité à saisir pour le rail au vu de ce changement d’habitudes de voyage qui est actuellement constaté », réalise la chargée de communication.

Sur le plan environnemental, il n’y a pas photo : là où l’aviation est responsable de 13,4% des gaz à effet de serre, les émissions venant du rail se limitent à 0,4%, selon les chiffres de l’Agence européenne pour l’environnement. Le transport par le rail au Luxembourg est zéro émission au scope 1 (émissions directes de gaz à effet de serre). L’énergie employée est d’ailleurs 100% hydraulique depuis 2019.

La sensibilisation aux vertus du train n’a évidemment pas attendu l’année du rail. L’agence de voyages CFL Evasion a également participé à la campagne gouvernementale Vakanz Doheem en 2020 pour étoffer son offre de tourisme local et durable, en proposant par exemple une quarantaine de circuits pédestres tous reliés à des gares ferroviaires. Pour compléter cette offre, divers programmes avec nuitées ont affectueusement été élaborés pour promouvoir le tourisme local, mais aussi en Grande Région. Une quinzaine de packages sont proposés pour, par exemple, visiter le Centre Pompidou de Metz, la capitale de la Wallonie (Namur) ou la ville de Coblence, classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Une flotte qui se modernise

D’autres pistes sont encore à explorer. « Nos collègues autrichiens ont relancé les trains de nuit, qui avaient été négligés pour maintes raisons mais redeviennent de plus en plus populaires ». De Luxembourg à Innsbruck, via Coblence, CFL Evasion propose donc à présent de rejoindre les pistes de ski autrichiennes en train de nuit. Et d’autres offres devraient venir s’ajouter au fil des mois et des saisons. « Un des obstacles est la saturation des réseaux ferroviaires européens. Des projets d’extension se font cependant dans une majorité des pays. »

L’État n’a pas fini d’investir dans la mobilité et plus précisément dans le rail, épine dorsale du réseau des transports en commun. À côté des travaux d’infrastructure, la modernisation de la flotte de trains des CFL fait partie des investissements effectués. De nouvelles machines, à la pointe de la technologie, se poseront sur les rails à partir de 2023. « Pour la suite, on s’intéresse à la conduite automatisée. Nous ne supprimerons pas le conducteur, il n’est pas question ici de conduite automatisée, mais de technologies très innovantes qui font en sorte que nous puissions davantage profiter des capacités disponibles sur le réseau ferré tout en économisant nos besoins en énergie. Ce sont des options que nous avons envisagées en 2018 quand nous avons commandé le nouveau matériel, et que nous mettrons en place petit à petit. »

La porte-parole ne manque pas de rappeler que le Luxembourg investit énormément dans les infrastructures. « Avec une somme de 607 euros par capita, soit par habitant, le Luxembourg se positionne largement en première place à l’échelle européenne, devant la Suisse avec 413 euros. »

Transport cargo, neutralité carbone

« Le transport de marchandises avec CFL cargo a aussi sa carte à jouer en Europe. C’est pour cela que nous avons augmenté les allers-retours sur certains axes, vers le nord de l’Allemagne notamment. » Pour rappel, la société-soeur de CFL cargo, CFL intermodal, annonce une épargne carbone de 82.000 tonnes équivalent CO2 en privilégiant le rail à la route. En 2021, 88.000 convois routiers ont pu être transposés sur le rail grâce aux infrastructures comme le terminal intermodal de Bettembourg-Dudelange.

« Le rail consomme 6 fois moins d’énergie que la route, il émet 9 fois moins de CO2, pollue 8 fois moins l’air et cause 85% mois d’accidents mortels. Compte tenu de ces chiffres évocateurs, je pense que le développement du rail est indispensable pour atteindre les objectifs de neutralité carbone de l’Union européenne à l’horizon 2050 », conclut Alessandra Nonnweiler.

Réalisé pour les CFL, partenaire Infogreen
Extrait du dossier du mois « 2035 : Lëtz go ! »

Publi-reportage
Publié le jeudi 6 octobre 2022
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