
Une chaîne de solidarité pour les enfants et les familles au Népal
Infogreen.lu et 4x3 ont lancé ce 24 septembre une chaîne de solidarité pour SOS Villages d’Enfants Monde en faveur de l’aide d’urgence démarrée par son association sœur SOS au Népal suite à la crue dévastatrice du 26 août 2026. Un projet au long cours qui cible des milliers de bénéficiaires et vise le renforcement de la résilience des communautés.
Au cœur de l’Himalaya, le Népal est un pays enclavé très vulnérable aux catastrophes naturelles et au dérèglement climatique. Un mois après la crue dévastatrice qui a déferlé le 26 août 2026 sur le pays, à la frontière avec le Tibet, faisant plus de 1.400 morts et 6.150 disparus (chiffres au 16 septembre), les besoins sont énormes. La catastrophe a affecté la capacité des familles à s’occuper de leurs enfants, créé de nouveaux défis pour des communautés déjà vulnérables et perturbé la scolarité des plus jeunes. Tous sont traumatisés. De nombreuses familles sont toujours sans abri, sans emploi, sans ressources. Beaucoup ont trouvé refuge dans des écoles transformées en abris temporaires. Des centaines d’enfants seraient séparés de leurs proches et très exposés aux violences. Il y a urgence à les protéger et à leur proposer un accompagnement adapté.
Sur le terrain, des collègues SOS témoignent
Présente au Népal depuis 1972, l’association SOS locale accompagne des milliers de bénéficiaires dans sept provinces dont celle de Bagmati qui abrite les districts les plus touchés. Rapidement, elle a évalué les besoins des familles avant de proposer une réponse centrée sur la protection de l’enfant, le soutien psychosocial, l’accès aux services essentiels, l’éducation et le relèvement. Son projet pourrait à long terme concerner 6.000 enfants, jeunes et adultes.
Dans les districts de Nuwakot et de Rasuwa, le retour à l’école est incertain en raison de routes endommagées, d’emplois du temps perturbés et de familles en grande difficulté. Dans une classe maternelle d’une école de la ville dévastée de Bidur (Nuwakot) qui sert, comme d’autres écoles, de centre d’accueil temporaire pour les familles sinistrées, des enfants dessinent, d’autres jouent. Leur environnement a changé, mais l’espace d’un instant, ils font quelque chose qui leur est familier.
À l’extérieur, la réalité est plus dure à ignorer. Les maisons, les routes et les ponts sont endommagés ou détruits. De temps à autre, on croise des véhicules de secours avec vivres, matelas et produits essentiels qui arrivent de Katmandou, la capitale.
Des espaces d’accueil pour les enfants
Les inondations ont bouleversé le quotidien des enfants. Leurs repères se sont effondrés. Ils ont plus que jamais besoin d’attention et d’un lieu sûr où s’exprimer et jouer. Aussi, l’association SOS va-t-elle ouvrir des espaces protecteurs pour les moins de cinq ans à Nuwakot, comme à Rasuwa. Ouverts en journée, ces lieux leur offriront deux repas et des activités ludiques pendant que leurs parents reconstruisent leurs vies, retrouvent des moyens de subsistance et une vie active.
Pour les enfants, reprendre le chemin de l’école est primordial. Pourtant, dans le district de Rasuwa, le plus isolé et le plus dévasté, l’accès aux établissements est problématique, notamment à l’école secondaire Shree Nilkantha de Bhotitar. À ce stade, entre 40 et 50 élèves risquent de devoir interrompre leur scolarité. Beaucoup ont perdu leurs cartables, leurs uniformes et bien d’autres affaires, leurs livres notamment. L’association SOS s’est engagée à leur en fournir, ainsi que du matériel scolaire. Elle va coordonner ses actions avec les écoles de la région.
Rester en sécurité auprès des siens
Les conséquences de la catastrophe vont bien au-delà de l’école. Le relèvement des communautés dépend de la reconstruction des maisons, du rétablissement des moyens de subsistance, de la réactivation des réseaux de soutien pour pouvoir bien s’occuper des enfants. Voilà pourquoi SOS Villages d’Enfants au Népal priorise un accompagnement qui permet aux enfants de rester en sécurité au sein de leur famille et de leur communauté, ce qui facilite la prise en charge par la famille élargie.
Permettre aux enfants de rester avec leurs familles, c’est aider celles-ci à se relever. L’intervention au long cours de SOS Villages d’Enfants au Népal permettra de renforcer ces familles, en priorité celles monoparentales conduites par des femmes, notamment dans les domaines de la santé et de la nutrition, des moyens de subsistance, de l’éducation, des compétences de vie et de la protection de l’enfant. Mais la reconstruction durable des vies prendra du temps.
En attendant, à l’intérieur du centre d’accueil temporaire de Bidur, les enfants dessinent. Pour eux, ces activités sont importantes : elles leur permettent de retrouver un brin de normalité et de renouer avec les gestes de l’enfance.
Le premier maillon d’une chaîne
Lors du Grand rendez-vous des acteurs de la transition durable, Frédéric Liégeois a profité de la présentation du magazine 4x3 #35 pour faire un don de 1.000 euros à SOS Villages d’Enfants afin de soutenir les volontaires dans leurs actions en faveur des victimes de cette crue dévastatrice. Ce chèque constitue le premier maillon visible de cette nouvelle chaîne de solidarité. Vous, acteurs économiques et citoyens du Luxembourg, êtes invités à devenir les nouveaux maillons via d’autres dons.
Personne de contact :
Anne Schweizer, responsable partenariats, SOS Villages d’Enfants Monde
E-mail : anne.schweizer@sosve.lu / Tél. : (+352) 490 430
Texte : SOS Villages d’Enfants Monde avec SOS Villages d’Enfants au Népal
Photos : © SOS Villages d’Enfants au Népal
























