Thomas & Piron bâtit durablement et humainement

Thomas & Piron bâtit durablement et humainement

À Welfrange comme sur l’ensemble de ses chantiers luxembourgeois, Thomas & Piron mise sur une organisation millimétrée, des équipes majoritairement internes et des technologies performantes. Rencontre avec Christophe Noël et Grégory Denoncin, deux hommes clés qui orchestrent, au quotidien, la construction de maisons quasi zéro énergie.

Sur un chantier, tout commence bien avant la première pelletée de terre. « Grégory est le coordinateur, vraiment le chef d’orchestre du chantier », pose d’emblée Christophe Noël, adjoint de direction production chez Thomas & Piron Luxembourg. « C’est lui qui coordonne tous les corps de métier, que ce soit nos hommes ou nos sous-traitants. »

Grégory Denoncin, conducteur de chantier, confirme. « Comme tout bon chantier, on démarre par le terrassement. Ensuite vient le gros œuvre comme les murs et la structure. Enfin, on pose la toiture. » Une fois l’enveloppe terminée, le ballet des équipes s’intensifie : menuiseries extérieures, encastrements chauffage et sanitaire, électricité, plafonnage, isolation des sols, façade, chauffage au sol, chape… « On laisse reposer le gâteau trois à quatre semaines, puis arrive le grand moment des finitions », sourit-il.

Carrelage, escaliers, portes intérieures, sanitaires, parfois peinture : la maison prend forme. En parallèle, si les raccordements sont réalisés, les aménagements extérieurs avancent. « Nous nous occupons également de l’entrée de garage, de la terrasse… On essaie de faire gagner du temps au client pour une remise des clés dans les meilleures conditions », précise Christophe Noël.

Un interlocuteur unique du début à la fin

Chez Thomas & Piron, le conducteur de chantier reste la référence. « À partir du moment où on commence le chantier, il est le seul interlocuteur du client », insiste Christophe Noël.

Christophe Noël
Christophe Noël - © Fanny Krackenberger

Ce dernier intervient en appui, en transversal pour tout ce qui est gestion des plannings globaux, arbitrage en cas de conflits d’équipes, ou encore le suivi humain. « Je gère plutôt les gros bobos, eux les petits », résume-t-il avec franchise.

La relation client est centrale. Une réunion d’ouverture marque le lancement. À l’autre bout, le constat d’achèvement. Entre les deux, plusieurs rendez-vous son prévu afin de répondre aux questions des clients et éventuellement lever des remarques observées sur le chantier. « Le but, c’est qu’à la remise des clés, il n’y ait plus rien à signaler. On veut que le client puisse rentrer avec ses valises », glisse Grégory Denoncin.

Les visites de chantier sont autorisées, sur rendez-vous. « Chez Thomas & Piron, on n’a rien à cacher. Les clients peuvent venir à n’importe quel moment du process, tant qu’ils respectent les normes de sécurité. » Une transparence qui nourrit l’exigence. « Aujourd’hui, les clients contrôlent tout, à juste titre. Avec les réseaux et l’intelligence artificielle, ils vont plus loin que l’explication fournie. », observe Christophe Noël.

80 % du process en interne

Coordonner un chantier, c’est aussi composer avec les aléas. « La météo influence énormément, surtout en hiver », reconnaît Grégory Denoncin. « Les délais peuvent augmenter à cause de l’humidité et du gel. On maîtrise notre organisation, mais il y a des facteurs sur lesquels on n’a pas la main. »

Les hésitations et les choix tardifs des clients constituent un autre défi. « Un encastrement peut durer trois semaines… ou un mois et demi si le client hésite encore entre trois lavabos ou veut ajouter de la domotique en dernière minute. »

Côté sous-traitance, l’entreprise revendique un modèle intégré. « 80 % du process est en interne Thomas & Piron », souligne Grégory Denoncin. Seuls certains postes – terrassement, électricité, plafonnage, chapes - sont confiés à l’extérieur. « C’est une fierté. On a énormément de corps de métier en interne et on continue à évoluer, notamment avec nos propres équipes de façadiers. »

Des maisons quasi zéro énergie

Sur le plan technique, la montée en puissance des exigences énergétiques structure le métier.

Grégory Denoncin
Grégory Denoncin - © Fanny Krackenberger

Les clients sont demandeurs du chauffage au sol généralisé, des pompes à chaleur et des panneaux photovoltaïques.

« Aujourd’hui, nous sommes obligés d’installer des pompes à chaleur partout, ou de la géothermie. Ce sont les deux systèmes de chauffage actuels », rappelle Christophe Noël. Et pour cause, certaines communes limitent les unités extérieures pour des raisons acoustiques, poussant vers la géothermie. « Nous forons parfois à 90 mètres pour aller chercher l’énergie. »

Les batteries domestiques commencent également à susciter l’intérêt. « On en a installé une dans notre maison témoin de Junglinster. Elle a beaucoup de succès. Le prix devient intéressant, compte-tenu du fait que les primes étatiques restent très intéressantes. Quand ça rentre dans leur budget, les clients franchissent le pas. » Selon lui, « dans un futur proche, on en mettra dans deux maisons sur trois ».

Au-delà de la réception, l’accompagnement continue. « Nous restons présents au-delà de la remise des clés », poursuit Grégory Denoncin. « Nous donnons une clé USB reprenant les notices et les conseils d’entretien, ainsi que des explications sur les systèmes de ventilation double flux. Thomas & Piron propose un suivi d’un an par le conducteur de chantier avant de passer le relais au service après-vente. »

Welfrange, vitrine d’un savoir-faire

À Welfrange, dans la commune de Dalheim, Thomas & Piron déploie un projet de 15 maisons unifamiliales, dont huit villas quatre façades libres, un produit devenu rare au Luxembourg. À une vingtaine de minutes de Luxembourg-ville, le lotissement mise sur un cadre verdoyant et résidentiel.

Deux maisons sont disponibles immédiatement, dont une entièrement meublée. Huit villas restent personnalisables, la construction n’ayant pas encore débuté. « Chaque maison offre des espaces lumineux, une architecture contemporaine et des performances énergétiques quasi zéro énergie », rappelle l’entreprise.

La maison expo illustre les options plébiscitées : panneaux photovoltaïques, domotique, borne de recharge, pompe à chaleur, chauffage au sol, triple vitrage, garde-corps design… « On sent que les clients préfèrent investir dans l’économie d’énergie plutôt que dans une salle de bain extravagante », constate Grégory Denoncin.

La maison témoin de Welfrange vous accueillera ces 27 et 28 février, ainsi que le 1<sup class="typo_exposants">er</sup> mars.
La maison témoin de Welfrange vous accueillera ces 27 et 28 février, ainsi que le 1er mars. - © Thomas & Piron

Des portes ouvertes sont organisées les 27, 28 février et 1er mars (6, op der Huuscht, Welfrange). Vous pouvez vous y inscrire ici.

Le défi de la main-d’œuvre

Derrière la technique, il y a l’humain. Et le constat est partagé par les deux hommes : recruter devient complexe. « C’est compliqué en effet », admet Christophe Noël. « Les nouvelles générations sont moins attirées par le métier, et l’attractivité fiscale du Luxembourg a diminué. »

Thomas & Piron mise sur une gestion de proximité. « On fonctionne par zone, comme une petite entité. On connaît nos gars. » Le groupe, historiquement familial, a choisi d’investir sur fonds propres pendant la crise pour maintenir l’activité et conserver ses équipes. « On y croit. On a occupé nos hommes même quand c’était difficile. »

« Nous avons des ouvriers qui travaillent chez Thomas & Piron depuis plus de 30 ans », poursuit Grégory Denoncin. « Certains ont laissé leur famille au Portugal pour venir construire au Luxembourg. Ils ne retournent que deux fois par an chez eux. Ce sont des personnes qui ont un énorme respect pour l’entreprise. La main-d’œuvre externe est également importante. Nous restons extrêmement vigilants à conserver une belle relation avec nos sous-traitants dont certains sont fidèles depuis de nombreuses années. Une fidélité qui traduit le fait qu’ils sont également heureux de travailler avec nous.

Christophe Noël et Grégory Denoncin
Christophe Noël et Grégory Denoncin - © Fanny Krackenberger

La formation constitue un levier clé. « Je préfère un courageux qui n’y connaît rien qu’un gars qui sait tout mais qui ne fait rien. Je suis prêt à investir du temps et de l’argent. » Les jeunes motivés peuvent évoluer rapidement. « L’âge n’a pas d’importance, c’est la qualité et l’investissement qui compte à mes yeux. »

Le bouche-à-oreille reste l’un des meilleurs vecteurs de recrutement. « Quand un ouvrier dit à un ami : viens chez TP, c’est qu’il se sent bien. »

À travers leurs propos, Christophe Noël et Grégory Denoncin esquissent un métier en mutation : plus technique, plus exigeant, plus exposé aussi. Mais toujours profondément humain.

Sébastien Yernaux
Portraits : Fanny Krackenberger
Photos : Thomas & Piron

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Publié le mardi 24 février 2026
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