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Publié le
lundi 28 mai 2018 à 04:00

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L’épidémie d’Ebola continue dans la province de l’Equateur, en RDC, avec 4 cas confirmés à Mbandaka, ville qui compte plus d’un million d’habitants et est un port important sur le fleuve Congo. Ces cas s’ajoutent aux autres cas provenant de la zone de Bikoro à l’épicentre de l’épidémie, à l’est du Lac Tumba et de celle d’Iboko.

Depuis le début de l’épidémie, entre le 4 avril et le 21 mai, 58 personnes ont présenté des symptômes de fièvre hémorragique, dont 28 cas ont été confirmés comme étant dus à Ebola. 27 personnes sont décédées. Un total de 628 personnes auraient été en contact avec des cas connus jusqu’à présent, et sont sous surveillance à l’heure actuelle.
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« Il s’agit de la neuvième épidémie d’Ebola que connait le Congo depuis ces 40 dernières années. Jusqu’aujourd’hui, toutes les épidémies en RDC se sont manifestées dans des endroits difficiles d’accès et isolés, comme l’année dernière à Likati, quand l’épidémie ne s’était pas propagée », explique Paul Delaunois, Directeur Général de MSF Luxembourg. « Avec les nouveaux cas à Mbandaka, le développement de l’épidémie devient beaucoup plus inquiétant, car la maladie affecte une zone urbaine de plus d’un million d’habitants, Mbandaka, qui est l’un des principaux ports sur le fleuve Congo. »
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Il est nécessaire de rappeler qu’Ebola est caractérisée par des taux de létalité potentiellement très élevés. Ainsi, lors de certaines épidémies d’Ebola, jusqu’à 90 % des personnes atteintes par ces fièvres hémorragiques peuvent décéder. D’autant que les traitements spécifiques et les vaccins testés durant l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest de 2014 à 2015 sont encore en phase de développement.

Afin d’affronter au mieux l’épidémie et son risque de propagation, MSF intensifie sa réponse dans les zones affectées. Les équipes d’urgence MSF sont présentes sur place et ont installé une zone d’isolation dans l’hôpital principal de la ville de Mbandaka (5 lits), et dans l’hôpital de Bikoro (10 lits). Elles construisent aussi 2 centres de traitement Ebola avec 20 lits chacun. La semaine dernière, 50 tonnes de matériel ont été envoyées à Mbandaka : kits médicaux, kits de protection et désinfection, kits logistiques et d’hygiène, médicaments palliatifs, etc. Parmi le personnel de MSF envoyé sur le terrain, certains font partie des plus expérimentés en matière d’Ebola.

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« Il est primordial de localiser les cas suspects afin d’avoir une vision plus claire de la propagation au sein de la ville de Mbandaka et des zones affectées. Les efforts pour améliorer la recherche et le suivi des personnes ayant été en contact avec les malades afin d’éviter la propagation de l’épidémie sont primordiaux. Pour y parvenir, nous travaillons étroitement avec le ministère de la Santé et les autres organisations sur le terrain pour mettre en place une réponse coordonnée, adaptée et rapide pour arrêter la transmission d’Ebola », ajoute Paul Delaunois.

MSF et son centre de recherche et d’épidémiologie (Epicentre) travaillent également étroitement avec le ministère de la Santé et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans le but de mettre en place une première phase de vaccination contre Ebola en utilisant un vaccin expérimental (le rVSVDG-ZEBOV-GP), et ainsi prendre une mesure supplémentaire pour endiguer l’épidémie.

Mais pour être efficace, la réponse à l’épidémie doit veiller à la mise en place de toutes les mesures fondamentales lors d’une intervention contre Ebola, à savoir l’isolement et le traitement rapide des patients, la surveillance de l’épidémie afin de localiser les nouveaux cas ou d’identifier de nouvelles zones de transmission, la localisation et le suivi des personnes ayant été en contact avec des cas Ebola, la sensibilisation des populations à propos de la maladie, la mise en place de politiques strictes de protection des structures et du personnel de santé et l’encouragement à l’application de règles de sécurité qui suscitent un changement temporaire des comportements culturels lors des funérailles (car lors des enterrements, le défunt peut transmettre le virus aux endeuillés en cas de contact direct avec lui).

« L’épidémie d’Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest en 2014-2015 nous a appris une leçon essentielle. Pour réussir à endiguer une épidémie, il faut rester vigilant jusqu’au bout et veiller à prendre toutes les mesures nécessaires. En négliger une peut avoir des conséquences désastreuses. Car si elle est contractée, la maladie d’Ebola reste l’une des plus mortelles au monde », conclut Paul Delaunois.

Les équipes MSF se sont immédiatement mobilisées pour arrêter cette épidémie. Pour les soutenir dans cette intervention d’urgence contre Ebola

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*En cas de ressources financières plus importantes que les besoins opérationnels, nous nous permettrons d’allouer les fonds reçus à d’autres projets d’urgence.

Image principale : les équipes MSF se préparent dans la zone d’isolement de l’hôpital de Mbandaka. © Louise Annaud/MSF

Communiqué MSF /

Publié le
lundi 28 mai 2018


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