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Record des niveaux d’ozone au-dessus de l’Arctique

Recherche & Eco-Innovation

Publié le
jeudi 9 avril 2020 à 04:00

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Les scientifiques du Service Copernicus pour la surveillance de l’atmosphère confirment que les colonnes d’ozone au-dessus de grandes parties de l’Arctique ont atteint un niveau record et qu’un trou d’ozone arctique inhabituel s’est formé.

Le Service Copernius pour la surveillance de l’atsmopshère (CAMS), mis en œuvre par le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) au nom de la Commission européenne, indique que les colonnes d’ozone au-dessus de grandes parties de l’Arctique ont atteint des valeurs basses record cette année, provoquant la formation d’un trou d’ozone. Alors que le trou d’ozone de l’Antarctique se forme chaque année au cours du printemps austral, un appauvrissement chimique aussi important de l’ozone n’a pas été observé au-dessus de l’Arctique depuis le printemps boréal 2011, et les scientifiques du CAMS s’attendent à ce que l’appauvrissement de l’ozone dans l’Arctique soit encore plus important en 2020.

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Série chronologique des valeurs minimales de la colonne d’ozone dans l’hémisphère nord (en unités Dobson) tirées des données du CAMS (2003-2020) et du C3S (1980-2002) (la plage de valeurs minimales par décennie est représentée), illustrant à quel point les valeurs minimales de la colonne d’ozone ont été exceptionnellement basses jusqu’à présent en 2020 (ligne noire). Crédit : ECMWF Copernicus Atmosphere Monitoring Service, Copernicus Climate Change Service

Le CAMS contribue aux efforts internationaux de préservation de la couche d’ozone en surveillant continuellement et en fournissant des données de haute qualité sur son état actuel, comme par exemple le rapport sur le plus petit trou d’ozone de l’Antarctique en 35 ans en novembre dernier. Les mesures des satellites sont combinées avec des modèles informatiques de l’atmosphère, de la même manière que les prévisions météorologiques. La surveillance du trou d’ozone est importante car la couche d’ozone stratosphérique agit comme un bouclier, protégeant toutes les formes de vie sur Terre contre les rayons ultraviolets potentiellement nocifs.

Le CAMS a suivi de près l’activité inhabituelle de la couche d’ozone qui s’est produite sur une grande partie de l’Arctique ce printemps et ses conclusions montrent que la majeure partie de l’ozone de la couche située entre 80 et 50 hPa, à environ 18 kilomètres d’altitude, a été appauvrie.

Alors que chaque année, un trou d’ozone se forme au-dessus de l’Antarctique au cours du printemps austral, les trous d’ozone dans l’Arctique sont rares, car les conditions nécessaires à un tel appauvrissement de la couche d’ozone ne se rencontrent normalement pas dans l’hémisphère nord. La stratosphère arctique est généralement moins isolée que son équivalent antarctique, car la présence de masses terrestres et de chaînes de montagnes aux latitudes hautes dans l’hémisphère nord perturbe les régimes météorologiques, rendant le tourbillon polaire plus faible et plus perturbé.

Nos prévisions suggèrent que les températures ont maintenant commencé à augmenter dans le vortex polaire, commente Vincent-Henri Peuch, directeur CAMS. Cela signifie que l’appauvrissement de l’ozone va ralentir et finalement s’arrêter, car l’air polaire va se mélanger à l’air riche en ozone provenant des latitudes basses. Le CAMS continuera à surveiller l’évolution du trou d’ozone de l’Arctique au cours des prochaines semaines. Il est très important de maintenir les efforts internationaux pour surveiller les événements annuels du trou d’ozone et la couche d’ozone au fil du temps.

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Les séries chronologiques de la température minimale (au nord de 60⁰N) dans la stratosphère à une altitude où la pression mesure 50 hPa, provenant des données du CAMS (à partir de 2003) et du C3S (1980-2002), montrent que les températures stratosphériques minimales à 50 hPa pendant l’hiver et le printemps 2020 (ligne noire) ont été inférieures au seuil de température pour la formation de PSC (-78 degrés Celsius) pendant plusieurs mois. Crédit : ECMWF Copernicus Atmosphere Monitoring Service, Copernicus Climate Change Service

Comment le trou dans la couche d’ozone se forme

Les substances contenant du chlore et du brome s’accumulent dans le vortex polaire où elles restent chimiquement inactives dans l’obscurité. Les températures dans le vortex peuvent descendre en dessous de -78 degrés Celsius et des cristaux de glace peuvent se former dans les nuages stratosphériques polaires, qui jouent un rôle important dans les réactions chimiques. Lorsque le soleil se lève au-dessus du pôle, l’énergie solaire libère dans le vortex des atomes de chlore et de brome chimiquement actifs qui détruisent rapidement les molécules d’ozone, provoquant la formation du trou.

Pour plus d’informations sur le trou d’ozone, vous pouvez consulter notre site web : https://atmosphere.copernicus.eu/ca...
Légende photo : Champ d’ozone de la colonne totale (en unités Dobson) du CAMS dans sa plus grande étendue le 29 mars 2020 (à gauche) et le 6 avril 2020 (à droite) montrant des valeurs inférieures à 250 UA sur de grandes parties de l’Arctique. Crédit : Copernicus Atmosphere Monitoring Service, CEPMMT

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jeudi 9 avril 2020


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