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Quel avenir pour les anciennes batteries des voitures électriques ?

Publié le
mardi 14 août 2018 à 04:00

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La question se pose avec d’autant plus d’acuité que le marché des voitures électriques est amené à connaître une croissance exponentielle dans les années à venir. D’après l’Agence internationale de l’énergie (AIE), deux millions de voitures électriques et hybrides rechargeables circulaient dans le monde en 2016, soit 60% de plus par rapport à l’année précédente. Rien qu’au Luxembourg, les ventes de voitures électriques et hybrides ont augmenté respectivement de 166% et 94% en 2017. Et la tendance n’est pas près de s’arrêter. Pratiquement tous les constructeurs s’apprêtent à lancer des modèles 100% électriques. D’ici 2025, le bureau d’analyse Bloomberg prévoit que le prix de la voiture électrique sera même inférieur à celui de la voiture traditionnelle.

Un enjeu environnemental

Peut-on dès lors imaginer que les problèmes de pollution dus à la circulation automobile ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir ? Oui et non. Oui car les voitures électriques ne produisent pas d’émission de CO2 quand elles circulent. Non car celles-ci utilisent des batteries lithium-ion dont la production est non seulement coûteuse et polluante mais risque très vite d’épuiser les matériaux rares utilisés (cobalt, lithium, graphite…). Les batteries ont certes gagné en efficacité ces dernières années mais elles n’en demeurent pas moins un véritable problème environnemental, surtout lorsqu’elles arrivent en fin de vie. Ce n’est pas encore le cas pour bon nombre d’entre elles mais il faudra bien un jour ou l’autre envisager leur recyclage ! Une directive européenne de 2006 oblige les producteurs à recycler au moins 50 % du poids moyen des batteries de voitures électriques (environ 250 kilos). Or, comme le lithium est un produit léger, il est rarement recyclé en priorité.

3 types de valorisation

Pourtant, des méthodes existent pour recycler les batteries lithium-ion dans leur totalité. La première récupère les métaux à haute valeur ajoutée et les réutilise pour produire de nouvelles batteries. Une entreprise belge a ainsi mis au point et breveté un procédé de fusion à ultra-haute température qui rend possible le recyclage du cobalt, du nickel, du fer, du cuivre et du lithium, permet de réduire drastiquement la consommation d’énergie et les émissions de CO2 et compense largement le coût de la collecte et du traitement des batteries. Son installation a actuellement une capacité de traitement annuelle de 7 000 tonnes, soit l’équivalent de 28 000 batteries.

Une autre solution consiste à allonger la durée de vie de la batterie lithium-ion en la remettant à neuf. Les cellules, qui composent la batterie, vieillissent progressivement au fur et à mesure des cycles de charge et de décharge et finissent par faire perdre à la batterie une capacité de stockage d’énergie suffisante pour les besoins du conducteur. En remplaçant les cellules endommagées, il serait possible de donner une nouvelle vie à la batterie. C’est déjà le cas au Japon où un constructeur automobile propose aux propriétaires d’un de leurs anciens modèles électriques un pack de batteries reconditionnées pour un peu moins de 2 500 €.

La troisième option revient à recycler les anciennes batteries sur le marché des équipements domestiques. Après 8 ans d’utilisation, une batterie fournit encore 80% de sa capacité et les cellules endommagées peuvent encore servir pour d’autres applications moins énergivores comme, par exemple, le stockage stationnaire d’énergie. L’ancienne batterie pourrait non seulement servir comme batterie-tampon, en cas de coupure électrique par exemple, mais aussi comme moyen de stocker de l’électricité.

Certains chercheurs vont déjà plus loin et songent à des voitures électriques encore plus propres. Deux pistes tiennent actuellement la route : la première développe des technologies qui utilisent du sodium à la place du lithium dans les batteries, la deuxième remplace purement et simplement les batteries par des super-condensateurs capables d’offrir de fortes poussées d’accélération et des temps de charge très courts. Mais ceci est une autre histoire que nous vous raconterons dans notre prochain article.

Source : Creos Luxembourg S.A

Publié le
mardi 14 août 2018


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