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Plaidoyer pour un bien-être animal renforcé
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Plaidoyer pour un bien-être animal renforcé

Politique & Gouvernance

Publié le
lundi 19 décembre 2022 à 04:30

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Le ministre Claude Haagen, face à ses homologues européens, appuie encore sur l’importance d’une législation drastique, à l’image d’un Luxembourg pionnier.

Au Conseil « Agriculture et Pêche » tenu il y a peu à Bruxelles, le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural, Claude Haagen, a tenu à souligner une fois de plus l’attachement du Grand-Duché au bien-être animal.
Les ministres débattent toujours sur la révision de la législation européenne en la matière, qui est annoncée d’ici la fin 2023.

La position luxembourgeoise est engagée sur le sujet. Claude Haagen dit y accorder une « importance capitale » et a réexposé ses priorités à l’échelle européenne.

Abattage et élevage

Il a notamment proposé de limiter la durée du transport des animaux destinés à l’abattage à un maximum de 8 heures ou encore d’interdire l’export d’animaux de l’UE vers des abattoirs situés dans des pays tiers, un règlement qui est déjà en vigueur au Luxembourg depuis le 1er mars 2022.

Au passage, rappelons que cette décision de principe avait été pionnière en Europe, même si, au cours des années 2017-2021, 271 bovins luxembourgeois avaient été exportés du Luxembourg pour l’abattage vers des pays tiers.

Pour l’élevage, le Grand-Duché plaide aussi pour l’introduction de normes européennes de bien-être pour la détention des vaches laitières.
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Animaux de compagnie et clauses de concurrence

Et plus globalement, il tient à « définir des listes positives de détention d’animaux de compagnie autorisés », comme l’a, là aussi, réglementé le Luxembourg.

Claude Haagen se dit aussi favorable à un « étiquetage volontaire » portant sur le bien-être animal en Europe.

Et, s’agissant de la conclusion d’accords commerciaux entre l’UE et les pays non membres de l’Union, le ministre appelle à ce que les pays tiers « respectent les mêmes standards de bien-être animal que l’UE, afin de protéger les éleveurs européens contre toute concurrence déloyale ».

Pragmatisme luxembourgeois

Par ailleurs, au vu de la situation actuelle des marchés agricoles, toujours impactés par le conflit russo-ukrainien qui se joue aux portes de l’UE, le ministre luxembourgeois salue la prolongation de l’accord sur les exportations de céréales de l’Ukraine par la Mer Noire et le maintien des couloirs de solidarité.

Mais Claude Haagen se dit préoccupé par le coût élevé des engrais et de l’énergie pour le secteur agricole, et donc des hausses de prix répercutées sur les denrées alimentaires pour les consommateurs les plus vulnérables.

« À l’approche de l’hiver, et au regard des prochaines récoltes, un bon état des cultures agricoles s’avère d’autant plus important », souligne-t-il dans un communiqué. Il y confirme que, au Luxembourg, « l’ensemencement des céréales d’hiver s’est réalisé dans des bonnes conditions climatiques », ce qui est de bon augure pour les futures récoltes, à condition que la météo ne redevienne pas capricieuse et que les impacts en amont (fournitures) et en aval (production, prix) puissent être amortis.

Pour Claude Haagen, « avec une large palette de mesures et d’aides, le Grand-Duché s’avère bien outillé pour faire face aux futurs défis du secteur agricole. L’année 2023 devra cependant être considérée comme une phase de transition, et toutes les parties prenantes devront faire preuve de pragmatisme, pour que le passage vers le nouveau cadre légal se fasse sans trop de difficultés ».

Alain Ducat

Photos © Maison du Grand-Duc/Sophie Margue (Foire d’Ettelbruck 2022)

Publié le
lundi 19 décembre 2022


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