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Les voiles solaires ont le vent en poupe

Énergie

Publié le
mercredi 22 août 2018 à 04:00

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Chaque année, des milliers de cargos et de navires de croisière transportent des millions de marchandises et de personnes entre les différents continents. À lui seul, le transport maritime est responsable de l’acheminement de 90 % des marchandises dans le monde. Mais cette activité économique a un coût, non seulement sur le plan environnemental mais aussi sur celui de la santé humaine.

Gourmands en énergie, ces monstres flottants utilisent essentiellement du fioul lourd, un sous-produit du pétrole, qui émet de grandes quantités d’oxyde d’azote et d’oxyde de soufre. Ces importants polluants de l’air accélèrent la formation de particules fines et ultra-fines et font partie des principaux facteurs à l’origine de l’acidification des pluies. Un navire générerait autant de pollution aux particules ultra-fines qu’un million de voitures. Et d’après l’université de Rostock et le centre de recherche sur l’environnement allemand Helmholzzentrum Munich, ces émissions de transport maritime causeraient près de 60 000 morts (l’équivalent de près de deux fois la population d’Esch-sur-Alzette) chaque année en Europe et coûteraient 58 milliards d’euros aux services de santé. Pour réduire cet impact, des alternatives existent et parmi celles-ci, figureront peut-être les voiles solaires.

Des films photovoltaïques adaptables sur tout type de tissu

Une entreprise française a ainsi mis au point une technique qui consiste à intégrer dans des voiles des films photovoltaïques d’une épaisseur de 65 microns et d’un poids de 210 g au m2. Ces films, produits industriellement, sont composés de cellules photovoltaïques CIGS (un mélange de cuivre, d’indium, de gallium et de sélénium) formées par couches et déposées à haute température (plus de 50 °C) sur un substrat souple. Même si son rendement est inférieur à celui des meilleurs panneaux solaires – 75 watts/m2 et bientôt 120 watts/ m2 en condition de plein ensoleillement -, la voile solaire compense ce déficit par une captation efficace de la lumière sous toutes les directions.

Testée avec succès lors de la Route du Rhum en 2014, la voile solaire a fait le tour de monde en 2016, installée sur le bateau du néo-zélandais Conrad Colman à l’occasion de la mythique course en solitaire du Vendée Globe et fait le buzz. Grâce à cette visibilité accrue, un vaste champ des possibles s’est ouvert pour la start-up française. Le textile technologique solaire ultra-fin, ultra-souple, enroulable et déroulable à l’envi pourrait dans le futur non seulement s’appliquer à des navires et à des bateaux plus gros, mais aussi à des ballons stratosphériques, des drones, des avions ou des structures légères collectives comme les tentes militaires ou les stores.

Un projet un peu fou

En parallèle, un autre projet, initié par un ingénieur et un plaisancier français et intitulé Bagaille Moon Fou, a pour objectif de rendre disponibles pour les bateaux à voile mais aussi pour les transports de fret des voiles solaires modulables et rigides (SSRS® pour Solar Segmented Rigid Sail). Cette technologie brevetée consiste en des voiles rigides en carbone ultra léger et doté de panneaux solaires pivotant sur des axes perpendiculaires au mât en fonction de la puissance du vent. Lorsque le vent forcit, l’ordinateur relié à des capteurs de vent va modifier l’angle d’attaque des panneaux en les inclinant progressivement jusqu’au réglage optimal. Lorsque le vent mollit, l’ordinateur va au contraire augmenter l’angle d’attaque jusqu’à obtenir s’il le faut une pression maximale à 90° du vent. D’après ses concepteurs, ces voiles révolutionnaires pourraient offrir une possibilité d’autonomie énergétique à 100 % pour pratiquement tous les types et tailles de navires, y compris les cargos.

Le duo français travaille actuellement à la conception d’un bateau de plaisance de 31 mètres de long avec une voilure de 300 m2 recouverte de panneaux photovoltaïques alimentant un moteur électrique et espère à terme équiper des vaisseaux beaucoup plus importants. Une compagnie de porte-conteneurs s’est déjà montrée intéressée par cette nouvelle forme de propulsion.

Communiqué par Creos Luxembourg S.A.

Publié le
mercredi 22 août 2018


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