
Les anciennes prothèses pédiatriques reconditionnées pour l’aide humanitaire
Le CHL poursuit son engagement solidaire en étendant son programme de collecte de prothèses et d’attelles, mené avec Handicap International, au service de pédiatrie.
L’idée est simple mais essentielle : éviter le gaspillage et permettre à des équipements encore utilisables de redonner de l’autonomie à des personnes dans des pays où l’ONG est active.
Le CHL s’associe ainsi à l’initiative de Handicap International via des points de collecte répartis dans ses locaux. Nouveauté : le projet s’étend désormais au service pédiatrique. L’objectif est de récupérer des prothèses et orthèses usagées qui, après avoir été soigneusement reconditionnées, seront envoyées dans des pays où l’accès à des équipements médicaux est souvent limité.
Le reconditionnement de prothèses
Au Luxembourg, la CNS permet aux assurés amputés de remplacer leur prothèse tous les 3 ans. Les composants, notamment les éléments mécaniques, ont une durée de vie minimum de 10 ans mais sont généralement jetés à chaque remplacement. Ils peuvent valoir plusieurs centaines d’euros.
Afin d’éviter ce gaspillage, Handicap International a mis en place un système de reconditionnement pour permettre aux personnes amputées dans des pays moins privilégiés de bénéficier d’appareillages de qualité. Les matériaux high tech récupérés en Europe et conditionnés par des experts bénévoles sont intégrés aux appareillages produits localement dans les pays où Handicap International est active.
Pour l’ONG au Luxembourg, c’est un orthoprothésiste bénévole, Jonathan Thomas, qui désosse les prothèses dans son laboratoire de Thionville avant de les expédier dans un entrepôt dédié près de Lyon. Grâce à cette chaine de solidarité internationale, 550 prothèses ont ainsi été traitées en 2024. Les besoins sont en augmentation croissante, l’initiative est amenée à prendre de l’ampleur rapidement.
Un don qui fait une différence
Plus de 30 millions de personnes dans le monde ont besoin d’être appareillées mais seulement 5 à 15% le sont réellement. L’accès à l’appareillage reste très limité, notamment en raison du manque de disponibilité des composants orthopédiques et de leur coût élevé.
« Cette initiative de reconditionnement a déjà permis à des dizaines de personnes de retrouver leur mobilité, de participer de nouveau à la société, de revivre debout. C’est un petit geste qui permet beaucoup. »
Aurélien Le Gouanvic, chargé de suivi projets pour Handicap International au Luxembourg
En 2024, des pièces de prothèses sont parties en Ouganda, au Rwanda, au Togo, au Cameroun, en Ethiopie et au Yémen. Pour ce dernier pays, cet envoi va permettre aux étudiants de la première promotion d’orthoprothésistes du pays de pratiquer leur métier avec différents types de composants.
En tant que particulier il est tout à fait possible de rapporter des prothèses usagées au CHL ou directement aux bureaux de Handicap International.
Texte et photo de Handicap International























