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Le vent est-il en train de tourner pour les éoliennes ?

Énergie

Publié le
mercredi 14 novembre 2018 à 04:00

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En 2017, pour la première fois de son histoire, l’énergie éolienne est devenue la source d’énergie dominante dans le parc de production luxembourgeois.

D’après le dernier bilan du marché de l’électricité et du gaz naturel publié par l’Institut Luxembourgeois de Régulation (ILR), la production nationale a couvert cette année-là 13,4 % de la consommation nationale. Soit 875 GWh, dont 605 ont été produits par des sources d’énergie renouvelables et 235 par des centrales éoliennes. À elles seules, celles-ci ont représenté 27 % de la production nationale d’énergie et 39 % de la production d’énergie verte luxembourgeoise, loin devant le solaire (avec respectivement 12 % et 18 %). Et cette tendance pourrait encore s’accentuer dans les années à venir avec l’installation de nouveaux parcs éoliens.

Une énergie plus propre sur le long terme

Mais si l’énergie éolienne est en plein boom au Luxembourg, est-elle pour autant totalement neutre en carbone ? Quelques jours avant que l’ILR ne publie son bilan début octobre 2018, une étude américaine publiée dans la revue Joule pointait les impacts des éoliennes sur le climat. Selon les auteurs de cette étude, deux chercheurs de l’Université de Harvard Lee M. Miler David W. Keith, l’énergie éolienne serait beaucoup plus propre que le charbon ou le gaz mais à long terme.
L’impact climatique des éoliennes pourrait également diminuer en augmentant leur productivité. De nouvelles pistes sont envisagées pour renforcer la structure des éoliennes en cas de vent trop puissant et capter plus de vent quand celui-ci est trop faible. Ainsi, un ingénieur japonais, Yuji Ohya, de l’université de Kyushu a mis au point une éolienne lenticulaire. Un carénage cylindrique entourant les pales concentre et accélère le passage du flux d’air. Cette éolienne d’un nouveau genre offrirait de meilleures performances, même lors de vents à faibles vitesses. Les premiers tests ont démontré qu’elle était capable de produire deux à trois fois plus d’énergie qu’une éolienne classique.

De la mer en passant par les airs

De nombreux autres projets s’orientent vers les éoliennes flottantes. Aux États-Unis, des chercheurs du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont eu l’idée de développer un modèle d’éolienne flottante qui lutterait contre l’intermittence du vent. Des sphères en béton de 30 mètres de diamètre sont placées sous les flotteurs et reliées à une pompe à eau ainsi qu’à une turbine. Quand le vent est fort, le surplus d’électricité produite actionne automatiquement une pompe pour vider les sphères remplies d’eau de mer. Dès que l’éolienne est à l’arrêt, l’eau de mer réintègre les sphères et alimente une turbine, couplée à un générateur, pour continuer à produire de l’électricité. En équipant 1 000 hélices flottantes, les capacités de stockage égaleraient celles d’une centrale nucléaire !

Et pourquoi pas les airs ? Une start-up américaine a récemment commercialisé la première éolienne volante. Grâce à son enveloppe gonflée à l’hélium, cette éolienne aux dimensions imposantes est capable de flotter à des centaines de mètres au-dessus du sol et capter le vent en hauteur, là où il est le plus puissant et le plus régulier. D’après ses concepteurs, cette éolienne aérienne afficherait une capacité de production de l’ordre de 5 mégawatts.

Une super-éolienne plus haute que la Tour Eiffel

Retour sur la terre ferme avec le prototype baptisé SUMR50. Fruit d’une collaboration entre six universités américaines, ce projet pharaonique a pour ambition d’installer à l’horizon 2025 une éolienne d’une taille gigantesque et la plus puissante au monde. D’une hauteur totale de 500 mètres, dépassant de loin la Tour Eiffel et l’Empire State Building, cette super-éolienne serait pourvue d’une turbine de 195 mètres de large et de deux lames de plus de 200 mètres de long. En allant chercher le vent plus haut – à l’instar de l’éolienne aérienne –, elle bénéficierait d’une puissance plus importante et d’un rendement dix fois supérieur à celui d’une éolienne actuelle. En une seule rotation, elle serait capable d’alimenter en électricité jusqu’à 50 000 foyers !

La structure sera fixée sur le sol en pleine mer. Pour s’assurer que celle-ci puisse résister aux rafales, les ingénieurs ont imaginé une tour flexible, capable de ployer sous le vent sans se briser à l’image des roseaux ou des palmiers. Ils ont également développé des pales qui pourraient commencer à se plier dès que vent dépasse les 80 km/h. Ainsi conçue, la super-éolienne pourrait résister à des tempêtes allant jusqu’à 285 km/h.

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mercredi 14 novembre 2018


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