Le Luxembourg défend son modèle d'assurances agricoles à Chypre

Le Luxembourg défend son modèle d’assurances agricoles à Chypre

Lors de la réunion informelle Agriculture de l’UE à Nicosie, les 3 et 4 mai 2026, la ministre Martine Hansen a mis en avant le système luxembourgeois d’assurances contre les calamités naturelles, souscrit par plus de 50 % des exploitations, et plaidé pour de nouveaux financements face aux risques systémiques.

Martine Hansen, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Viticulture a participé à la réunion informelle « Agriculture et pêche » de l’Union Européenne du 3 au 4 mai 2026 à Nicosie (Chypre). Cette réunion a rassemblé les ministres de l’Agriculture, la Commission européenne, le Parlement européen et les organisations professionnelles du secteur agricole à l’échelle européenne. Elle a permis aux décideurs d’échanger sur les outils de gestion de risque à renforcer afin de rendre les secteurs agricole et agroalimentaire plus résiliants.

Une gestion plus efficace des risques agro-climatiques au cœur des priorités

Quels instruments de la politique agricole commune (PAC) se sont avérés efficaces et lesquels faut-il prioriser ?

Martine Hansen a souligné l’efficacité du système des assurances contre les calamités naturelles dans le secteur agricole en place au Luxembourg : « Le Luxembourg a instauré un système d’assurances financé par des fonds nationaux. Ce dispositif constitue aujourd’hui un élément essentiel de la résilience de notre secteur agricole. Plus de 50 % des exploitations agricoles et viticoles ont souscrit à une assurance de la perte de la récolte, ce qui couvre plus de 42 % de la surface agricole et viticole et place le Luxembourg largement au-dessus de la moyenne européenne. »

La ministre souligne également l’importance des assurances contre les maladies animales pour renforcer la résilience du secteur : « Les trois dernières années ont été marquées par la fièvre catarrhale et la dermatose nodulaire. Grâce à nos efforts de sensibilisation, le nombre de contrats d’assurances souscrits contre des maladies animales a triplé »

Dans ce contexte, Martine Hansen a demandé que les règles en matière d’État soient maintenues afin de pouvoir poursuivre le système actuellement en place.

Enfin, la question du fonctionnement de la nouvelle réserve pour crise demeure un enjeu central. Martine Hansen a demandé des clarifications sur son rôle et ses modalités d’utilisation afin d’assurer une réponse cohérente, efficace et rapide aux crises futures.

Les ministres ont également analysé, quelles mesures supplémentaires pourraient être prises pour faire face aux risques agricoles systémiques.


« La PAC à elle seule ne peut assumer tous les risques systémiques puisque son budget sera réduit au-delà de 2027. Il faudrait donc mobiliser d’autres sources de financement, notamment celles relevant du Fonds pour la compétitivité. »

Martine Hansen, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Viticulture.

Selon la ministre, il faudra investir davantage dans la recherche, l’innovation et la lutte contre les maladies animales transmissibles. Enfin, Martine Hansen salue également l’élaboration de plans nationaux de préparation et de réaction en matière de sécurité alimentaire, mais met en garde contre un alourdissement de la charge administrative.

Communiqué par le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Viticulture
Photos © EU (de g. à dr.) Martine Hansen, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Viticulture ; Maria Panayiotou, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de l’Environnement de la république de Chypre.

Communiqué
Publié le jeudi 7 mai 2026
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