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Qualité de vie

Publié le
mercredi 18 juin 2014 à 07:30

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Selon Stéphanie Deltenre, Partner chez HR2D, Global Reporting Initiative Training Partner pour le Benelux, si le Luxembourg est un des derniers bastions en Europe à ne pas avoir légiféré sur la publication d’informations extra-financières, il n’accuse pour autant pas de retard en matière de RSE grâce à la mobilisation des acteurs privés.

Ce qu’une entreprise réalise en faveur du développement durable devient un critère de sélection décisif dans les processus d’achats et d’investissement financier

Une directive sur la publication de critères extra-financiers qui ne concerne que les grandes entreprises, est-ce suffisant pour que la RSE s’imprègne dans le management des entreprises selon vous ?

La directive s’adresse aux sociétés qui emploient plus de 500 personnes en Europe. Le Luxembourg étant un pays de filiales, un grand nombre d’organisations sont de fait concernées. De plus, si l’on exige des grandes sociétés de reporter sur leur chaîne de fournisseurs, les PME seront impliquées de manière indirecte, au risque de perdre des contrats si elles ne s’adaptent pas. J’ajouterais que certaines entreprises de moins de 500 salariés et qui n’atteignent pas les 20 millions de chiffre d’affaires dictés par la législation, appliquent sans y être contraintes les principes de cette directive parce qu’elles y voient une valeur ajoutée.

De quelle valeur ajoutée parle-t-on ?

Le reporting permet d’attirer les capitaux car une banque peut considérer la valeur extra-financière d’une entreprise au même titre que sa valeur financière. Lors d’une fusion ou d’une acquisition, le capital immatériel entre clairement en jeu dans la détermination du prix d’achat ou de vente. Plusieurs études montrent également que les entreprises qui travaillent sur l’extra-financier ont une très bonne gestion des risques. Enfin, ce qu’une entreprise fait en faveur du développement durable devient un critère de sélection décisif dans les processus d’achats et d’investissement financier.

Un exemple ?

Trasolux, une société de transport de matières dangereuses dont le pétrole, a engagé un processus de reporting dans le cadre de sa politique de QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement) pour disposer d’un tableau de bord interne permettant de mesurer ses avancées dans son processus d’amélioration continue, mais aussi pour répondre aux appels d’offre des pétroliers qui leur demandent de plus en plus de transparence dans ce domaine.

La majorité des autres pays européens imposent déjà la publication d’indicateurs extra-financiers. Le Luxembourg est-il à la traîne en matière de RSE ?

Il l’était il y a quelques années, mais il a réagi très vite. L’initiative de l’INDR, entre autres, a permis au pays de faire un bond en avant énorme, ne serait-ce qu’avec le nouveau référentiel de labellisation qui est complètement adapté aux standards de la GRI qui, avec une représentation de 6.700 entreprises de par le monde et quelque 16.000 rapports édités, est l’outil de référence en matière de mesure et de benchmark de la RSE.

Et L’Europe, comment se situe-t-elle dans le monde ?

Elle accuse un certain retard sur des pays comme le Brésil qui est très actif et avance vite sur le sujet, ou l’Afrique du Sud qui a rendu obligatoire, il y a plus de quatre ans déjà, le reporting intégré pour toute organisation cotée en bourse.

Mélanie Trélat / Photo ©Marlene Soares pour LG Magazine

Publié le
mercredi 18 juin 2014


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