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La roue tournerait-elle à nouveau pour les moulins à eau ?

Énergie

Publié le
lundi 29 juillet 2019 à 04:00

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Apparus durant l’Antiquité dans les pays du pourtour méditerranéen, les moulins à eau ont connu leur âge d’or au XIXe siècle avant de connaître un important déclin à l’aube du siècle suivant.

Le développement du réseau électrique et la diffusion à grande échelle des moteurs électriques ont sonné le glas pour bon nombre d’eux : détruits, abandonnés ou transformés en habitations. Mais la donne énergétique a changé ces dernières années et les moulins à eau sont à présent considérés comme des acteurs en devenir de l’énergie renouvelable.

Des microcentrales hydroélectriques performantes

Leur intérêt tient surtout dans le fait que ces anciens bâtiments sont des fondations idéales pour l’installation de petites centrales hydroélectriques. Construire de nouvelles centrales hydroélectriques requiert en effet des procédures longues, complexes et coûteuses et peut avoir un impact considérable sur l’environnement. Ce n’est pas le cas pour les moulins à eau qui peuvent très vite être transformés en microcentrales hydroélectriques tout en bénéficiant des différents points forts de la filière. Les microcentrales hydroélectriques produisent de l’électricité sans libérer de gaz à effet de serre et sans rejeter de polluants dans l’eau. Le profil de leur production est en phase avec celui de la consommation d’électricité – abondant en hiver et plus faible en été – et est prévisible, n’étant pas affecté par les intermittences inhérentes à l’énergie d’origine photovoltaïque ou éolienne.

Concrètement, comment fonctionne un moulin à eau transformé en microcentrale hydroélectrique ? Une installation hydroélectrique exploite l’énergie cinétique (liée à la vitesse) et l’énergie potentielle (liée au poids) d’une masse d’eau qui s’écoule entre deux points d’altitude différente. La puissance mise à disposition de l’installation est proportionnelle à cette dénivellation, appelée hauteur de chute, et au débit prélevé dans le cours d’eau. Plus la hauteur de chute est faible, plus le débit utilisé devra être important pour obtenir une puissance donnée. Les anciens moulins à eau entrent dans la catégorie des basses chutes, dont la hauteur est inférieure à 15 mètres[1]. Ils fonctionnent dans la plupart des cas au fil de l’eau : ils utilisent une partie du débit instantané du cours d’eau sans le modifier et leur production d’électricité est par conséquent dépendante des variations saisonnières de ce débit.

Pour produire de l’énergie et entraîner la rotation du moteur hydraulique, le moulin est généralement associé à un barrage de faible hauteur qui dérive l’eau vers le moteur hydraulique et assure une retenue d’eau constante. Il existe des dispositifs plus évolués se basant sur un canal de dérivation qui permettent d’augmenter le dénivelé créé et donc le débit de l’eau. L’énergie de l’écoulement est ensuite convertie en énergie mécanique par un moteur hydraulique – ce peut être soit une turbine hydraulique, soit une roue à aubes, soit une vis thermodynamique – qui entraîne, souvent par l’intermédiaire d’un multiplicateur de vitesse, une génératrice électrique transformant l’énergie mécanique qui lui est transmise en énergie électrique.

Un moulin à eau révolutionnaire

Même si le rendement d’une microcentrale hydroélectrique peut varier en fonction du moteur hydraulique choisi, celle-ci peut fournir de l’électricité à tout au plus une centaine de foyers. C’est la raison pour laquelle, pour améliorer sa rentabilité, celle-ci est souvent combinée avec d’autres sources d’énergie renouvelables comme les pompes à chaleur ou les panneaux photovoltaïques.

S’inspirant des moulins à eau, d’autres solutions technologiques utilisent la puissance de l’eau tout en préservant l’environnement. C’est notamment le cas de l’hydrolienne domestique, une turbine en kit qui permet à des particuliers vivant près d’un cours d’eau d’utiliser cette force pour alimenter leur domicile en énergie. Ou encore ce moulin à eau révolutionnaire, mis au point par deux inventeurs belges, qui permet de reproduire artificiellement les petits tourbillons qui se forment naturellement dans les rivières et de générer de l’énergie perpétuelle. Appelée à juste titre Turbulent, cette turbine est facile à installer, ne nécessite qu’une petite chute d’eau de 3 mètres de haut pour fonctionner et est capable d’alimenter 4 foyers en électricité.

Bien sûr, toutes ces initiatives ne sont que des petites gouttes d’eau mais mises ensemble, elles peuvent faire de grandes rivières. D’après la Fédération des Moulins de France, si tous les moulins du pays étaient utilisés pour produire de l’énergie hydroélectrique, ils produiraient autant qu’une centrale nucléaire.


[1] Dans la majorité des cas, la hauteur n’excède pas 5 mètres.

Article tiré du blog creosnews

Publié le
lundi 29 juillet 2019


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