
Habiter autrement
« Chez soi », c’est bien plus que quatre murs et un toit. Il est désormais impossible de concevoir un lieu de vie sans prendre en compte le bien-être de ses occupants et ses répercussions sur l’environnement dans lequel il est bâti.
Les règles ont changé pour les entreprises du secteur de l’habitat. Elles doivent répondre à d’autres exigences : pour réduire l’impact environnemental des constructions d’un côté, pour répondre aux nouvelles attentes de la population de l’autre. Ainsi, on demande à un lieu de vie d’être capable d’allier confort, esthétique et durabilité.
Le choix des matériaux de construction devient alors crucial : il joue sur la qualité de l’air, le confort thermique et acoustique, mais surtout sur l’empreinte carbone des bâtiments. Le bois peut remplacer le béton pour la structure porteuse ; le chanvre, la paille ou même la laine de mouton peuvent servir d’isolants ; tandis que l’argile se substitue au ciment ou au plâtre pour enduire les murs. L’éclairage, la qualité de l’eau ou encore la place laissée à la biodiversité dans les extérieurs sont également à prendre en compte.
Une autre question centrale concerne l’énergie. Avec l’augmentation des prix du gaz et de l’électricité, on cherche forcément à faire baisser sa facture. La rénovation énergétique de son logement et l’autoproduction d’électricité sont des solutions, que l’État luxembourgeois soutient d’ailleurs avec des aides financières. On remplace sa chaudière par une pompe à chaleur, on installe des panneaux photovoltaïques sur le toit, on s’équipe d’une borne pour son véhicule électrique et dans l’idéal, on connecte le tout à travers un système de gestion de l’énergie afin d’optimiser l’autoconsommation. En plus de réduire la consommation d’énergie, tout cela permet aussi d’en décarboner la production.
Pour les professionnels, ces manières de faire plus modernes sont tout autant d’opportunités de développement. Afin de s’en saisir, les entreprises doivent acquérir des compétences supplémentaires. Depuis plusieurs années déjà, les centres de formation du pays se sont mis à la page et proposent des cursus pour permettre aux professionnels de la construction d’effectuer aussi leur transition.
Par ailleurs, l’innovation n’est pas que technique, elle est aussi sociale. Des modèles inédits de gestion des lieux de vie partagés voient le jour et des structures apparaissent pour favoriser encore plus l’accès aux logements abordables.
Au Luxembourg, entreprises, citoyens et pouvoirs publics trouvent, dans les murs, des idées pour construire une nouvelle façon de penser l’habitat.
Léna Fernandes



















































