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Exploitation sexuelle des enfants au Mali – 3e partie

Droits humains & solidarité

Publié le
mercredi 28 mars 2018 à 04:00

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Les enfants à risques et ou victimes d’exploitation sexuelle à des fins commerciales (ESEC) au Mali sont pour la plupart des enfants issus de familles économiquement précaires, des enfants en situation de rue, des filles migrantes, des vendeuses ambulantes, des aides ménagères, des filles avec des grossesses non désirées, des filles qui travaillent dans les bars ou les maisons closes.

Voici deux témoignages :

Oumou, jeune fille de 15 ans de Ségou :

« J’ai quitté l’école en 7e année car ma mère qui vit seule avec nous n’arrivait pas à payer nos frais de scolarité. Des fois il nous arrivait à moi et mes deux petits frères de ne manger que les soirs parce qu’il n’y avait rien à manger la journée à la maison, ma mère étant au marché tout ce temps. Lorsque j’ai quitté l’école il me fallait trouver quelque chose pour avoir de l’argent. C’est en ces moments que sur incitation d’une copine, je partais dans la rue les soirs pour chercher de l’argent. Cela fait aujourd’hui plus de sept mois que je fais ça. Aujourd’hui j’arrive à aider ma maman à prendre en charge mes frères et moi-même… Ma mère n’est pas encore au courant de ce que je fais car je ne lui montre pas l’argent que je gagne… Pour elle, ce sont les amis de mon père (décédé) qui me donnent de temps en temps de l’argent »

Fanta, 14 ans, de Bamako :

« J’étais vendeuse ambulante pour le compte de ma mère au marché de S… à Bamako. J’ai dû quitter l’école après la mort de mon père car ma maman ne pouvait plus payer mes études. Pour aider ma mère dans les dépenses de la maison, je partais vendre de la marchandise au niveau de la grande mosquée de Bamako où je restais parfois tard la nuit. Ce sont d’autres filles qui faisaient la prostitution, qui m’ont encouragée à me prostituer la nuit d’abord au niveau du grand marché de Bamako et ensuite dans un bar et depuis je me prostitue toujours dans le bar. J’aide ma mère dans les dépenses quotidiennes. Je souhaite avoir une formation en teinture pour quitter ce travail ».

Crédit photo : A. Grojean

Communiqué par ECPAT Luxembourg

Publié le
mercredi 28 mars 2018


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